‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 410 sur 441 · TRAITEMENT PAU LES FUMIGATIONS MERCURIELLES. \^S · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PAU LES FUMIGATIONS MERCURIELLES. \^S

é|ioquc voisine du début de l'endo-épidémie du seizième siècle, longtemps avant Tadministration du mercure à l'intérieur, qui ne fut tentée l>our la première fois, par Matbiole, que vers i535. Il y avait, nous dit Astruc, deux ordres de fumigations, les unes bénignes, les autres malignes. Les premières consistaient en matières résineuses, baumes ou parfums de différentes espèces ; les secondes étaient faites avec les mêmes substances auxquelles on ajoutait des préparations mercurielles, telles que le cinabre, le précipité rouge, le turbith minéral et même le sublimé corrosif. On faisait vaporiser les trochisques hydrar- L'vriques sur un réchaud, dans un endroit clos où on enfermait le malade, et on laissait agir les vapeurs sur la peau et la muqueuse des \oi('s respiratoires, pendant une heure, une demi-beure ou trois quarts d'heure, chaque fois, suivant les forces de l'organisme et la gravité de la maladie. L'abus des fumigations causa de graves désordres et les fit tomber dans un discrédit mérité. Dans ces derniers temps, quelques praticiens ont cherché à réhabiliter la méthode par la mesure, la réserve et l'opportunité de son application.

Peut-être l'enthousiasme est-il allé un peu trop loin dans une tentative si estimable et si digne d'être encouragée. £n voulez-vous une preuve ? Celui qui en a eu le premier Tidée, M. Langston Parker (de Birmingham], ne dit rien moins que ceci : Les fumigations mercti* rielles constituent le traitement m le plus stir^ le plus actifs le plus certain, le moins fréquemment suivi de récidives et le plus efficace dans les cas opiniâtres. » Vous voyez a priori l'exagération. — MAL Henri Lée, Bumstead (de >'ew-York), Henri Guéneau (de Mussy), Uorteloup, out aussi expérimenté les fumigations et ces savants médecins, qui n'emploient que les fumigations de calomel purifié pour éviter Tirritation delà muqueuse des voies respiratoires provoquée par les vapeurs de cinabre, s'accordent à vanter leurs effets curatifs et l'innocuité de leur application.

Comment ces fumigations agissent-elles 1 Est-ce par la peau, ou par la muqueuse pulmonaire, ou par ces deux voies que se fait l'absorption du principe médicamenteux, c'est-à-dire du calomel vaporisé ? — Bumstead (de New-York) pensait que l'absorption par la peau est très faible, qu'elle s'eifectue dans les petites ramifications bronchiques et les cellules pulmonaires, et que l'efTet sur toute l'économie est en raison directe de la quantité de vapeurs inhalée par le patient.

Voici comment on procède : on enferme le malade dans une chambre rlose, on le recouvre de tissus molletonnés ou d'une couverture de laine, afin de faciUterla sudation, et on le laisse ex[>osé pendant vingt-

Page 1