‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 412 sur 441 · SUBSTANCES EMFLOTEBS DANS LE TRAITEMENT DE LA SYPHYLIS · texte numérisé non relu

SUBSTANCES EMFLOTEBS DANS LE TRAITEMENT DE LA SYPHYLIS

si grande quantité d'observations, eut beaucoup de retentissement et conquit de nombreux adeptes à la méthode des injections hypodermiques. — Sans nier la rapidité de ses effets thérapeutiques, quelque^ médecins (MM. Merscheim, Grûnfeld, Stohr) la condamnèrent à csn^*de la production de douleurs vives, d'abcès et même de troubles di^e^tifs. En France, Liégeois pratiqua sur une large échelle la métbod^ des injections hypodermiques, de 1867 à 4870. Elle lui donna d'eiceU lents résultats, surtout dans la syphilis secondaire. Dès la diiièm^ injection, il se produisait une notable amélioration; les é^uption^ conmiençaient à s'effacer du quinzième au trentième jour. La durr^^ moyenne du traitement était de 37 jours. Liégeois constata les heureux résultats de sa méthode sur la nutrition des syphilitiques ; presque tous augmentèrent d'embonpoint, et le tube digestif conserva >cc fonctionnement normal. Il en conclut que le mercure est un agen*. puissant de rénovation moléculaire, facilitant l'apport et le déport à* matériaux de nutrition et de dénutrition.

Un grand nombre de praticiens, en France et dans tous les pays, ont expérimenté la méthode des injections hypodermiques. M. Staub i publié un travail très complet sur la question. Il conclut à la rapidité, à la sûreté de l'action thérapeutique, sans désordres locaux. M. le doo-

consécutifs. Et puis, alors même que des manifestations se sont éteintes depuis Knjtemps, peut-on affirmer qu'il n'en surviendra pas de nouvelles ? Quel est le signe iofj: lible qui donnera la certitude que la maladie constitutionnelle n>xiste plus, que t. jses germes sont morts spontanément ou ont été radicalement détruits? Et si r- <in'en possédons pas, quelle confiance doivent inspirer des statistiques qui r:"n brassent qu'une période en général assez courte de la vie des malades ? Ah * >. les statisticiens avaient observé les syphilitiques dont ils parlent, depuis 1 ar .dent primitif jusqu'à la mort; slls avaient noté toutes les péripéties de leur »!>tence morbide, abandonnée à elle-même ou traitée par les différents modf>$ i!f> médicatioQs spécifiques, etc.; s'ils avaient réuni dans leurs tableaux, supputé et <*>'mparé un grand nombre de cas semblables, on serait mal venu de ne pas prendrv U . arguments en sérieuse considération. Mais ce travail a-t-il été fait et pourra-t-i'.i faire sur une échelle assez vaste pour réduire à néant toutes les objections î

Que voit-on dans la pratique de chaque jour ? Des malades (c'est le plus p~si • nombre) qui guérissent après trois ou quatre poussées d'accidents superficiels, à I u > dune médication très simple, ou même sans son secours; d'autres dont les maDf-tations syphilitiques, plus longues, plus profondes, plus nombreuses, ne sont ^. difficilement domptées par les traitements spécifiques les plus variés, les mieux m-* tués et les plus scrupuleusement suivis ; d'autres, chez lesquels la propriété qu'il> . sèdent de mettre en œuvre l'action curative des spécifiques n'est pas incompatible' >• une déplorable aptitude à concevoir l'action morbide et à en perpétuer les effets > • forme de poussées sans cesse renaissantes ; d'autres enfin (c'est rexcepti<Mi qui. ( <if fait d'un rapide épuisement des forces agissantes et radicales, tomb^'nt. aprv> < série (l actions morbides répétées et de réactions salutaires incomplètes dans m 'de marasme sans issue et de cach<*xte irrémédiable, etc.

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