‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 419 sur 441 · TRAITEMENT DES DIATHESES CONCOMITANTES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES DIATHESES CONCOMITANTES

si nombreuses et si varices qui s'attaquent au système nerveux dans les grandes villes. Écartez autant que possible toutes ces mauvaises conditions et, si vous y réussissez, vous aurez presque autant fait pour vos malades qu'en leur administrant du mercure. Les malades diffèrent tellement entre eux qu'il est difficile d'entrer dans une description minutieuse de l'hygiène applicable à tous les cas.

11 arrive souvent que la syphilis atteint des personnes qui étaient déjà sous l'influence d'une autre maladie constitutionnelle, telle que l'arthritisme, la dartre ou la scrofule. Il importe alors de faire entrer en ligne de compte dans le traitement les indications que fournissent ces états morbides généraux. S'ils ne sont qu'à l'état latent, s'ils n'ont pas donné signe de vie depuis longtemps, vous ne dirigerez contre eux aucune médication. Mais s'ils ont été mis en éveil par la syphilis, si leurs manifestations s'ajoutent à celles de cette dernière maladie, il faudra les combattre. Chez les scrofuleux syphilitiques vous associerez au traitement spécifique, les toniques, les amers, l'iode, l'huile de morue, les ferrugineux, etc.; chez les dartreux et les herpétiques vous donnerez de l'arsenic. C'est un agent thérapeutique que je vous recommande. J'y ai souvent recours. Il a l'avantage d'être un reconstituant, en môme temps qu'un modificateur actif de certaines dermatoses. Il est rare que je néglige de le prescrire dans les syphilides papulo -squameuses qui se concentrent sur la plante des pieds et la paume des mains et qui attaquent simultanément la langue. Dans les syphilides compliquées d'eczéma, de prurigo, d'herpès récidivant, d'éruptions d'un caractère équivoque et non franchement spécifique, j'y ai recours et je fais prendre chaque jour deux ou trois cuillerées à soupe du sirop suivant :

'^ Arséaiate de soude 0,iO cent

Sirop de quiaquioa 300 gr.

Quand il existe des coïncidences rhumatismales, je recommande une médication alcaline modérée.

Il est utile que les malades évitent les brusques variations de température. La chaleur vaut mieux pour eux que le froid. Les soins de propreté sont indispensables. Rien qu'avec eux on peut guérir tout un ordre de manifestations désagréables et dangereuses, les plaques muqueuses confluentes et humides de la région ano-génitale. Recommandez donc des bains tièdes additionnés de son, d'amidon et d'une faible quantité de sous-carbonate de soude, 100 à 150 grammes, par exemple. — Dans l'intervalle des poussées du côté de la peau, je prescris fréquein-

1014 BALXÉATIOX TREBJtlLE. — PTXFCSEn.

ment des bains sulfureux. Il faut s'en abstenir pendant toale la dur-des s^philodennies, parce qn'Us activent les manifeslalioDà cutaD<r'-> et muqueuses.

La médication sulfureuse doil-elle occuper une place coDsidén^> dans le traitement de la syphilis, comme le pensent certains praticiea.- ' On a beaucoup surfait son influence. Toutefois il est inconlesta: ':qu'elle peut rendre des services sous le mode de balnéatioa thennalt. Elle constitue un adjuvant utile du traitement syphilitique en faTrrisant l'action du mercure et de l'iodure de potassium et en augmeoEaii'. la tolérance pour ces deux spécifiques. La question de savoir si Ir^ eaux sulfureuses sont une pierre de touche infaillible pour déceler ta syphilis quand on la croît guérie, n'est pas encore résolue d'ane fayn précise. Si les malades supportent une saison thermale à Lacboo. n Aix-les-Baîns, à Aix-la-Chapelle, à Criage, etc., sans qu'aucune mn:;)fesuiion cutanée ou muqueuse se reproduise, faudrait-il les considérer comme quittes envers la syphilis? Assurément non. Ce n'est là qu*UDr garantie faible, incomplète et précaire. Néanmoins cette épreuve vaut mieux que celle qui donnerait un résultat positif. La diathèse qui obéit à une excitation sulfureuse et qui entre immédiatement en ac:^ vite, est évidemment moins subjuguée que celle qui résiste à une pareil^F balnéation thermale. Mais les sulfureux à l'intérieur et surtout If^ saisons passées aux eaux thennales, agissent d'une manière favorable dans le cas de débililation profonde et ils sont surtout utiles cb-t tes sujets anémiés et énervés parle séjour des villes, parde mauvaise? habitudes hygiéniques, par des excès ou un traitement mercurîel exagéré. U faut faire entrer en ligne de compte dans les bons résultats d-s thermes sulfureux et de tous les thermes en général, le changemect d'existence, l'eierclce, les distractions, l'air pur et vivifiant des montagnes. Mais il y a d'autres eaux que les sulfureuses [qui peuvent tîn recommandées aussi dans la sj'philis : celles de La Bourboule [u.' exemple, qui sont alcalines et arsenicales, les eaux chlorurées sodiqu- ?

„. I :j — : laiin prescrivait contre les accidents mercurieU.

KJssingen et Balanic ; Aix et ChaUes qui sont Inrées;le5 eaux de Mchv, de Plombières, de

on j'ai dû me contenter de vous tracer à grux'ints dn traitement de la syphilis. L'apphi-aUir aux cas particuliers présente une infinité tirant les individus et les circonstances qui k>

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