‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 434 sur 441 · I . Laiègue, Traité dei anginet, p · texte numérisé non relu

I . Laiègue, Traité dei anginet, p

1054 SYPHILIS TKETIAIBfi GUÉRIE PAK UN ÊBTSIPSLS.

violente, à phéDomèoes locaox très iotenses, qui envahît la gorge, les fo^s*-!^ nasales et toute la face, détermina de Tagitation et du délire, fit, au doazièm»* jour, avorter la malade, qui était enceinte depuis quatre mois, et n'entra ec résolution, vers le quinzième jour, qu'après avoir envahi une grande partie de la tète. Il s^écoula une quinzaine de jours avant que la malade se trouvât enlifrement remise de Tépreuve qu'elle venait de traverser, et qui eut pour cod^quence la chute de tous les cheveux.

Mais qn*advint-il des ulcérations syphilitiques de Tamygdale, du phar^ nx ti de la luette? M. Lasègue n'en parle pas; son observation s'arrête là et n e?t suivie d*aucune réflexion. 11 est probable que ces ulcérations ne furent pa-^ aggravées parla maladie intercurrente. Une circonstance aussi fâcheuse venant s* ajouter à tant d*autres qui avaient accompagné et suivi ce processas morbide général et local, n'aurait pas manqué d'attirer l'attention d*un obsensteur aussi sagace que M. Lasègue. Je dirai même que son silence sur l'élat de la gorge après l'érysipèle me porterait volontiers à croire que les ulcérations syphilitiques n'existaient plus alors et qu'elles s'étaient cicatrisées pendant le décursus de la maladie aiguë.

Si la première observation de M. le professeur Lasègue présente, comme résultat curatif, une grande analogie avec les miennes, elle en diffère par plusieurs circonstances qu'il importe de faire remarquer et, entre antres, par l'âge de la syphilis et par la nature de ses manifestations. Le malade, eo efiet. âgé de 62 ans, avait eu la syphilis à 27 ans. Trente-cinq ans s'étaient door écoulés depuis qu'il avait éprouvé la première atteinte de cette maladie c<^c«titutionnelle, et, après tant d'années il n'en était pas guéri; il lui revenait d* ? accidents dans la gorge, et ces accidents n'étaient point superficiels comme ceux des premières phases de la maladie : ils avaient le caractère alcéreux. destructif qu'on observe aux dernières périodes.

Néanmoins, la maladie érysipélateuse loin de les aggraver, comme il n'eut pas été irrationnel de le supposer, étant donnés l'âge du malade, celui de la syphilis et le caractère des ulcérations, etc., les a guéris ou, du moins, a grandement aidé à leur rapide guérison.

En serait-il de même si l'érysipèle se développait dans le cours d'une sypLilis maligne ou dans la phase cachectique de la maladie constitutionnelle? Il c?i permisd'en doutera D'abord, l'érysipèle, participant des mauvaises condition? de l'organisme, revêtirait lui-même les formes cachectiques et malignes qui U. rendent redoutable. Loin d'améliorer la situation, il la ferait tomber an-dessou> du niveau où elle se trouvait. Il compromettrait peut-être d'une façon invni» diable ou annihilerait le peu de vie saine qui reste encore dans l'organisme, et précipiterait ainsi la terminaison fatale. Et, d'un autre c4té, en admettant que l'érysipèle ne puisât pas dans ce mauvais terrain des germes de pernicio-

1. t Ov.ir!s efTets produira, sur une tua ^iie cliruuique, !a cteiislenee d'une iD«laii«e ufvf ? Aa ért\ «ne complieatioa phleçi&asi\{ue peut améliorer le malade. C'est ain^â <|a'm érTsipèie pcat moàtÊtr ik^vra- Ueaeat ao lupus, bans la période aldiae des naladies, toalcs les f aipttCTti— s di m ■■!■! fnvcs; Mal la pleurésie, l'arthrite, la phlébite, etc. • Baxio, Rafflort de» agettim* de la peai emtre eue» et 'Jfections des autres sy*t^m^$ i\ tnaifs de Ht» w/.x^ , i- H de Sffkibgrmpkie , 3« aaste, pw ♦«**.

Page 1