‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 50 sur 441 · INTENSITÉ 6YPHIL0GÉNE DE LA MALADIE CHEZ LES PARENTS · texte numérisé non relu

INTENSITÉ 6YPHIL0GÉNE DE LA MALADIE CHEZ LES PARENTS

Lorsque l'imprégnation a lieu pendant le premier mois de la période virulente et en pleine explosion des accidents secondaires, il est presque inévitable que l'enfant sera infecté. Il le sera avec d'autant [)lu5 de gravité que les manifestations maternelles seront plus précoces , plus actives, et, j'ajoute, plus abandonnées à leur évolution spontanée.

Il est, en effet, démontré que parmi les causes qui peuvent le plus efficacement contrebalancer l'action syphilogène des parents sur leur progéniture, un traitement mercuriel énergique et suivi, doit être plaa* au premier rang. Une autre cause qui affaiblit peu à peu et finit par éteindre cette action syphilogène, chez la mère et chez le père, c'est if processus naturel de leur maladie.

A mesure qu'on s'éloigne de la période initiale, on voit les résultais de la syphilis sur la gestation, sur l'embryon et sur l'enfant s'atténuer de plus en plus : les avortements sont plus tardifs, puis ils cessent et les enfants vivants qui se succèdent sont de moins en moins imp^égDé^ et finissent par ne plus présenter aucune trace de vérole. En général, au bout de cinq ou six ans, l'influence de la mère sur la transmission héréditaire est devenue si faible que les chances de l'infection pour l'enfant sont à peu près nulles. Celle du père est d'une durée beaucoup moins longue, de trois ans environ. Toutefois il n'y a rien d'absolu dans cette proposition : on a vu des mères engendrer des enfants syphilitiques à une phase de leur maladie beaucoup plus éloignée de l'accident primitif. Par contre, il est possible que leurs enfants, nés en pleine période virulente, soient sains, si la conception a eu Ueu dans Tintervalle des poussées syphilitiques, et si la maladie maternelle a été trè» fugace et très superficielle dans ses manifestations.

Parmi les faits les plus curieux, mais aussi les plus rares, il faut citer la naissance de deux jumeaux nés d une femme syphilitique, et dont l'un est malade tandis que l'autre est sain.

On admet généralement aujourd'hui qu'une femme qui contracte la syphilis pendant sa grossesse peut la transmettre à son enfant. Mais il arrive une époque où celui-ci, vivant dans le sein de sa mère d*une vie de plus en plus indépendante, échappe à l'action syphilogène, vn bien, s'il la subit, il en est moins gravement atteint que si elle s't'taii produite au moment de la conception ou peu detempsaprès. L'époque de la grossesse où la syphilis contractée par la mère ne peut plus infecter le fœtus, n'est pas encore fixée d'une façon précise. On peut dire, approximativement, qu'il aura de grandes chances d'échapper après le septième mois.

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