QUATRIÈME LEÇON
DE LA CONTAGIOiN DES MALADIES VENERIENNES AU POINT DE VUE
DEMOGRAPHIQUE.
I. Diminution remarquable du chancre simple pendant Tannée 1869 et le preir.i' : semestre de 1870. — Il devient deux fois moins fréquent que le chancre syphiliii |! »
Coup d'œil rétrospectif sur les années antérieures. — En 1837 le chancre simple »•* .'
quinze à vingt fois plus fréquent que le chancre syphilitique. En 1861 le chancre simple commence à diminuer. — Ses fluctuations numérique^ ili:i>
les années suivantes. Il perd progressivement du terrain jusqu'au début de la gun.»
II. Modifications produites par la guerre et les deux sièges dans la proportion de^ tr ;espèces de maladies vénériennes.
Fréquence extrême du chancre simple pendant cette période : — Il deWent in*\> : ^ plus fréquent que le chancre syphilitique et représente la moitié du nombre total i' i maladies vénériennes.
Sa diminution commence en 1872.
III. Rareté du chancre simple en 1874 et 1875. — Il devient dix fois rooin^ fn%)u -J que le chancre syphilitique et ne représente que la quinzième partie du nombre i '<à] de maladies vénériennes.
IV. Causes de la rareté du chancre simple : Sa destruction radicale. — Hygiène p -^ raie et hygiène privée. — Police sanitaire.
V. De la prostitution dans ses rapports avec le chancre simple. La prostitui» i inscrite fournit quatre fois moins de chancres simples que la pnislitution clande>t:t c,
VI. Causes de la fréquence du chancre simple pendant les deux sièges. Importât: i du chancre simple de la province dans Paris. ^ Incurie, promiscuité, relâchement « la surveillance sanitaire.
Augmentation progressive de la syphilis de 1869 à 1875.
La prostitution inscrite communique j>lus de chancres simples que de chancres s\\»l i tiques. — Causes de ce fait.
Messikurs,
Je ne poursuivrai pas plus loin les considérations générales que !^ vous ai exposées, dans la dernière leçon, sur la statistique des maladi»^ vénériennes et sur les vicissitudes qu'elles ont subies depuis quelcfuannées.
Il serait curieux cependant de remonter plus haut dans leur pa^^i et de comparer ce qu'elles étaient autrefois, il y a vingt ou trente an par exemple, à ce qu'elles sont aujourd'hui, comme nombre et coiiiiu intensité.
Si je me borne à vous donner le résultat de mes observations, i ^