INFLUENCE DE LA THÉRAPEUTIQUE ET DE LA 8L^VEILLA>(E
et de consistance, les couches superficielles de la peau ou des iDuqueuïe> génitales internes seront plus ou moins bien protégées contre les atleintts du virus chancreux. Je ne serais pas aussi iatromécanicien s'il s'agis>ait de Fétiologie des chancres syphilitiques ou de la blennorrhagie. Bien que l'organisme se laisse trop souvent pénétrer et infecter par leur virus respectif, il n'est ni aussi inerte ni aussi passif qu'en face du chancre simple, et il ne consent pas toujours à développer les effets d^ la contamination, quoiqu'elle ait eu lieu quelquefois dans les conditions les plus propres en apparence à en assurer le succès.
Vous trouverez sans doute, dans ce que je viens de vous dire^uu ensemble de circonstances qui sont de nature à produire par elles-iDèm^> et sans le concours d'autres causes la diminution du chancre mou. Ce sont des circonstances pour ainsi dire intrinsèques, car elle^ y rapportent à l'ulcère virulent et au principe de son mode d'existen» • . qui lui assure pendant toute son évolution une sorte d'individua!.» parasitaire, n'ayant presque rien de commun avec l'organisme au\ dépens duquel il vit.
Eh bien, il y a d'autres circonstances encore plus puissantes qu» les premières, pour produire la diminution du chancre mou. On pourrait les appeler extrinsèques parce qu'elles dépendent, non plus du chanor lui-même, ni de l'organisme qu'il attaque, mais de tous les moyen? prophylactiques médicaux, d'hygiène privée ou publique, qu'on a m\^ en œuvre pour procéder méthodiquement à sa destruction.
La grande cause de la diminution du chancre simple, dans une viiimmense comme Paris, c'est incontestablement la vigilance plus ai tÎN'i et plus intelUgente de la police sanitaire.
Mais au-dessus de la police sanitaire planent la médecine et Yhyp' i -i qui l'ont inspirée, dirigée, éclairée, et sans lesquelles la répression ••»l peut-être empêché le mal momentanément, mais n'en aurait pas tan la source.
Ici, messieurs, je suis heureux de proclamer bien haut que. Aa:.' cette branche importante des connaissances médicales, la Fraii occupe le premier rang. Qu'on me cite un pays où depuis près d^u siècle il ait été publié autant de travaux remarquables à tous égani^ et comme science et comme expérimentation et comme pratique, ^u les maladies vénériennes I
Je ne me laisse point aveugler par l'amour-propre national en aR : mant, sans crainte que personne me donne un démenti, qu'il nV\i^' pas au monde d'écoles supérieures, dans cet ordre de recherche?.
iUNITAIRE SUR LA DIMINUTION DU CHANCRE SIMPLE. 163
iv|)^s de Paris et de Lyon ; d'écoles où toutes les questions relatives a la. blennorrhagie, au chancre mou, à la syphilis, aient été étudiées, approfondies, discutées d'une façon plus complète; où Ton ait découvert plus de vérités, aujourd'hui acceptées de tous ; d'où soient sorties en ^u-si peu de temps un aussi grand nombre de célébrités justement t*^timées et admirées, qui ont illustré la médecine française.
C'est depuis quinze ou vingt ans seulement qu'on connaît le chancre simple, qu'on Ta isolé des autres espèces vénériennes ; qu'on a décrit fl prouvé son autonomie et toutes les conséquences qui s'y rattachent.
Sou traitement repose sur des bases si solides, il a été expérimenté tint de fois avec succès, qu'il me semble peu probable qu'on y puisse rit D changer, du moins en principe. Je fais une réserve pour les iLvuts thérapeutiques. Nous en avons de très puissants, d'une 'efficacité éprouvée; mais il ne serait pas impossible qu'on en <l^< ouvrit d'autres plus actifs et plus radicaux dans leur action.
Toujours est-il qu'avec ceux que nous possédons, il nous est permis de détruire rapidement le chancre simple, et de faire disparaître, pour aiii-i dire en quelques minutes, toute sa virulence.
Cniiiment voulez-vous qu'avec de pareils moyens, et secondée parla {>r.lice sanitaire, la médecine ne parvienne pas à assainir peu à peu et i ^teindre même la plupart des foyers de cette espèce vénérienne ?
• l '.t -*•! i^T:TCTIt>>' DkSS SCS BAPPORTS AVEC LA CONTAGION DU CHANCRI SIMPLE.
'^ ;'^'>-:.tt]tion clandestine foarnit le plus fort contingent de la contagion pour le chancre simple,
".'- |ioar l'ensemble de» maladies vénériennes. !'• ■ '.— ' ib^cntes communiquent quatre fois moins de chancres simples que les filles insoumises. '*^ iLi<Te simple échappe moins facilement que les deux, autres espèces vénériennes à la surveil-
' «iQitaire. — Possibilité de le guérir vite et complètement. — Sa contagion est moins insi-
■ .•" /fue c^lle de la blennorrhagie et de la syphilis.
CV?t iri le lieu de vous dire quelques mots des femmes qui ont •^*nta^nonué les malades atteints de chancres simples, dont j'ai pris r./i.^rvation en 1869 et dans le premier semestre de 4 870.
Kii 1869, si vous vous le rappelez, j'ai eu 367 chancres simples à ma • ^-'iliation. La source de la contagion a été notée 343 fois.
> :r !f s 343 femmes atteintes de chancres simples qu'elles ont com- ^li'miquês, il y avait 290 filles iîisoumises et 33 filles soumises.
i'irmi les filles insoumises , 201 sont désignées sous le nom de cou- '^«vi : les 89 autres exercent diverses professions ; ce sont les varia.