‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 90 sur 441 · DE LA PROSTITUTION DANS SES RAPPORTS · texte numérisé non relu

DE LA PROSTITUTION DANS SES RAPPORTS

Parmi les filles soumises, 29 étaient des filles en carle^ et 24 if> filles en maison.

En 1870 (premier semestre), j'ai soigné 212 chancres. La source d» la contagion a été notée 200 ou 210 fois, et sur ces femmes il y â\a ' à peu près 142 insoumises ei 6i soumises.

Les insoumises comprenaient 102 coureuses et 40 varia; lessoumLes, 30 filles en carte et 24 en maison.

Ainsi, vous voyez que la prostitution clandestine fournit toujours le plus fort contingent de la contagion, pour le chancre simpli comme pour l'ensemble des maladies vénériennes.

En réunissant les deux années 4 869-1870 (premier semestres ni^ij trouvons qu'il a été contracté 579 chancres, et que ces 579 chamm simples ont été communiqués par 432 filles insoumises et H 7 tih-^ soumises.

Sur les 432 insoumises, il y avait 303 coureuses et i29 varia.

Sur les 117 soumises, il y avait r)9 femmes en carte ei 58 femm»-fli maison. Ces deux catégories sont donc sur la même ligne, et tli* offrent près de deux fois plus de garanties que les varia et cing ^n plus que les coureuses.

Les filles soumises à la surveillance de la police communiquant i peu près quatre fois moins de chancres simples que celles qui consiiiutî| la prostitution clandestine. Par conséquent, plus on diminuera Icj chiffres des insoumises, plus on augmentera celui des soumi^n, ^ plus on fournira de garanties contre les chances de contagion du c]uïi* ^ simple.

Or, c'est ce qui a été fait depuis dix ans. j

Rappelez-vous le tableau des arrestations pour les filles inscrites \ les filles insoumises, que je vous ai donné dans la précédente l»'n Ce tableau prouve que le nombre des arrestations augmente cha( année et que, par conséquent, les mesures de surveillance et les réglementés et forcés doivent s'accroître dans la même proportion, grand bénéfice de la santé publique.

« Dans une période de dix ans, de 1859 à i869, dit M. Lecour», le nombw inscriptions sur les contrôles de la police publique a été, en moyenne, dt Ily a eu 517 inscriptions en 1871, 1,014 en 1872, îl69 en 1873. »

« ... Ce n'est donc pas à la police qu'il faut s'en prendre du développ» de la débauche vénale et de sa transformation, ajoute le même a:/

1. C. Lecour. De l'état actuel de la prostitution parvienne; 1874. p. 17-19.

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