‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 91 sur 441 · AVEC LA CONTAGION DU CHANCBE SIMPLE. MS · texte numérisé non relu

AVEC LA CONTAGION DU CHANCBE SIMPLE. MS

Aujourd'hui. OD cherche Vaventure au grand péril de sa santé, et, dans bien des mn de sa tranquillité à venir. Question de vanité ei de luxe sur un terrain rr.iUaia. Au contact de passage qui, dans la maison de tolérance ou chez la !i'.«' isolée, n'est qu'une espèce de souillure matérielle, dont l'administration >'tTorce d'atlénuer le danger, on préfère quelques rencontres de hasard, où i»u croit pouvoir jouer, à peu de frais, un meilleur rôle et Ton se jette dans i'^bras toujours tendus de la prostitution clandestine qu'infecte la contagion Mpliilitique.

• Les maisons de tolérance s'en vont, mais elles s'efforcent de renaître sous ar> apparences qui augmentent les risques sanitaires sans diminuer le scandale. Si la police, toujours en éveil, n'y mettait obstacle, on verrait reparaître •'t se multiplier sous prétexte de commerce de parfumerie, de nouveautés, de caolerie, ces lieux de débauche, qui abondaient autrefois. Rien de plus dan- PTv\}\, à tous les points de vue, que ce genre de maisons de prostitution drv'uisees; elles provoquent des défaillances de mœurs qui, sans leurs facilités «f-*viaN>s« ne se seraient pas produites, et elles constituent de véritables pièges [KMjr des jeunes filles, qu'on y attire comme ouvrières ou comme employées, et li;i ne tardent pas à s'y prostituer à l'insu de leurs familles, o

Par cette citation» que j'emprunte à un des hommes les plus compétents en pareille matière, vous voyez, quelles sont les tendances H les formes de la prostitution moderne. Vous voyez aussi qu'on conuit le mal et qu'on le poursuit vigoureusement. Nul doute que cette ^Nérité bien dirigée n'ait contribué, pour une large part, à la diminuii.tt du chancre simple.

Elle y a contribué beaucoup plus qu'à la diminution des deux autres !»(>éces vénériennes, parce que le chancre mou échappe moins à *eiaa)en médical, est plus facile à extirper radicalement, et, une fois ;u^ri, n'est plus sujet, comme la blennorrhagie, ni surtout comme la <;]>hilis, à des récidives spontanées, à des poussées successives qui >^r{jétuent les dangers et les effets d'une première contagion, sans ]u'une nouvelle soit nécessaire.

Une fille insoumise appartenant à la prostitution clandestine a été irrètée. On a constaté chez elle des chancres mous. On la fait entrer à Saint -Lazare , où elle est soignée et d'où elle sort complètement guérie ^ l«u de jours. Eh bien, pour que cette fille communiquât de nouveaux rLiiit res simples, il faudrait qu'elle eût la mauvaise chance d'en 'Xûtracter d'autres de la même espèce, ce qui est possible, mais n'arrive {X'vtant pas fréquemment.

Supposez que cette même fille, au lieu de chancres mous, ait eu un cbancre syphilitique. Elle en guérira aussi très vite. Mais viendront fii^uiteles plaques muqueuses, presque aussi contagieuses que l'acci- <l«ut primitif; et ces plaques muqueuses se reproduiront pendant une

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