XIX
SANG COMPLET
élevant la première fois la masse du sang de 50 0/0, la seconde de 85, 8 0/0. L animal fut tué par hémorragie au bout de 2 jours.
Panum constata une augmentation des globules rouges et le retour rapide de la masse à son chiffre initial.
Plus récemment Mittler 1 (1868) a augmenté de 1/6 la masse du sang chez le chien sans produire d’autres phé nomènes que ceux d’une pléthore passagère durant à peine 24 heures.
De même Casse (1873) a pu doubler la quantité de sang d’un animal sans compromettre sa santé.
Enfin Lesser en 1875 s’est surtout préoccupé des modifications de pression et a comparé, sous ce rapport, le sang complet et le sang défibriné. Nous avons déjà parlé de ces recherches à propos des prétendus dangers de la pléthore lorsqu’on fait la transfusion sans déplétion préalable.
Ces expériences ont conduit le plupart des auteurs à admettre que les effets de la transfusion sont les mêmes avec du sang complet qu’avec du sang défibriné. Mais ces conclusions vous paraîtront bien hâtives, car en réalité, on n’a, vous le voyez, étudié qu’un côté très restreint de la question.
Les recherches expérimentales nous faisant presque entièrement défaut, c’est à l’observation clinique chez l’homme que j’emprunterai la description des phénomènes généraux consécutifs à la transfusion de sang complet. Les observateurs nous fournissent sur ce point des renseignements assez précis.
Habituellement cette opération ne produit pas de manifestations morbides très accusées. Vers le milieu de l’injection la face se colore légèrement, les yeux deviennent brillants, puis des gouttes de sueur perlent sur le front, le visage et la partie supérieure du tronc, la respi-