‹ Leçons sur les modifications du sang sous l'influence des agents médicamenteux et des pratiques thérapeutiquesChapitre 24 sur 126 · XXIII. — 5 XXIV. — 3 XXV · texte numérisé non relu

XXIII. — 5 XXIV. — 3 XXV

MASSE DU SANG

GT

En France, il nous faut signaler le procédé de M. Malassez et celui de MM. Jolyet et Laffont2.

M. Malassez a apporté à la méthode de Welcker deux modifications importantes. Il emploie un sérum artificiel, au lieu d’eau distillée, pour opérer le lavage des vaisseaux, et de plus substitue au dosage de l’hémoglobine la numération des globules rouges. Connaissant la masse totale du liquide recueilli, connaissant d’autre part, en prenant la moyenne de plusieurs numérations successives, sa richesse en hématies, il en déduit facilement le nombre total de globules rouges. Ce procédé ne donne ni le poids, ni le volume de la masse totale du sang, mais il serait facile de le calculer. En divisant le nombre des globules par le poids de l’animal, on a le nombre des globules par gramme d’animal, ce que l’auteur appelle capacité globulaire.

Il y a dans ce procédé plusieurs causes d’erreurs, qui n’ont pas échappé, en partie du moins, à M. Malassez luimême. Ainsi il reste des globules dans les résidus retenus par les fdtres, mais en proportion négligeable. De plus le sérum artificiel dissout un certain nombre de globules. D’après M. Malassez, chez les petits animaux, pour qui l’évaluation de la masse totale des globules, par ce procédé, ne demande que 24 heures, l’erreur résultant de cette action du sérum ne serait que de 5 0/0.

Nos recherches sur des cochons d’Inde et des lapins nous permettent d’affirmer que ce chiffre est fort inférieur à la réalité; chez ces animaux le sérum de M. Malassez dissout souvent 1/5 cà 1/4 des globules rouges. Enfin les manipulations que ce procédé, comme celui de Welcker, demande, font perdre un certain nombre d’hématies.

Le dernier procédé direct, par ordre chronologique, est celui de Jolyet et Laffont (1877). C’est toujours la méthode ■ xxvi. — - XXVII.

émissions sanguines .

que, de 'VYelcker ; mais, au lieu de la cuve hématinométri c'est le colorimètre de Laurent et Duboscq qu’on emploie pour doser l’hémoglobine.

Xousenavons fini aveclesprocédésdirects. Ils ne diffèrent entre eux que par la méthode employée pour doser les globules ou l’hémoglobine, et présentent tous les mêmes inconvénients, à savoir de comporter des manipulations compliquées, et de demander un temps considérable, si considérable même qu’ils sont inapplicables pour les grands animaux chez qui l’évaluation de la masse totale du sang, par cette méthode, exige plusieurs jours.

Les procédés indirects sont d’une application plus facile, mais, par contre, offrent encore moins de garanties d’exactitude.

Nous ne ferons qu'indiquer le premier en date, celui d’Herbst 1 2 (1822). Herbst voulut déterminer la capacité vasculaire, par la quantité de liquide à injection qu’il faut employer pour remplir le système circulatoire. Mais, comme la dilatabilité des vaisseaux est extrêmement variable, suivant la pression du liquide qu’on y injecte, ce procédé ne peut fournir que des résultats absolument inexacts.

Aussi doit-on considérer comme le premier procédé indirect, réellement scientifique, celui de Valentin -(1838), qui est même antérieur au procédé direct de Lehmann et Weber. On pratique une saignée et on détermine la quantité de principes fixes pour 100 grammes de sang; puis on injecte dans la veine jugulaire une certaine quantité d’eau distillée, et on fait une seconde saignée. La diminution des principes fixes dans le sang ainsi dilué fait connaître, par un calcul algébrique fort simple, la masse totale du sansr.

Malheureusement ce procédé, d’une exécution très

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