XXIX
MASSE DU SANG
facile, donne des résultats trop élevés, en raison de l’absorption par les tissus d’une certaine quantité d’eau. Il a été cependant employé à plusieurs reprises, par Veit, (18-18), Donders et Ludwig (1849). Blake ' n’y a apporté d’autre modification en 1849 que d’injecter, au lieu d’eau, une quantité donnée d’une solution titrée de sulfate d’alumine et de rechercher la proportion de ce sel dans le sang de la seconde saignée. Du degré de dilution de la substance on déduit la masse du sang. Mais le sulfate d’alumine passe comme l’eau dans les tissus.
Nous devons à Vierordt2 deux procédés très différents. Le premier (1854), il l’a jugé lui-même trop imparfait pour le reproduire dans son Traite de physiologie, et nous n’en parlerions pas si à ce propos Vierordt n’avait pas pour la première fois proposé la numération des globules rouges. On dénombre les hématies dans le sang recueilli par une saignée, puis au bout d’un temps suffisant pour que la masse sanguine soit revenue <à son taux normal sans que de nouveaux globules se soient formés, on fait une seconde numération. Des résultats de ces deux numérations on déduit la masse totale du sang. Mais quel argument peut-on apporter en faveur de cette hypothèse de la reconstitution du sang, sans qu’il y ait régénération de ses éléments figurés ?
Tout autre est le principe du second procédé (1858)3. Ici Vierordt évalue la masse du sang en déterminant au moyen de l’hématidromomèlre la vitesse de la circulation et la quantité de sang qui passe dans l’aorte à chaque systole ventriculaire. Il recherche successivement : 1° la quantité de sang lancée à chaque systole : 2° le nombre des systoles qui se produisent pendant une révolution circulatoire entière. Une simple multiplication donne la masse totale