XLVII
DOSAGE DE L’HÉMOGLOBINE
C’est ce quTIoppe-Seyler avait compris le premier, pour en tenir compte dans son procédé, par Xhématinomètre1. Je fais passer dans vos mains ce petit appareil. Il est composé de deux petites cuves, en verre, dont les parois planes et parallèles sont distantes d’un centimètre; ces deux augettes sont placées devant une feuille de papier blanc ; dans l’une, on met une solution titrée d’hémoglobine, dans l’autre une solution, plus foncée, du sang à examiner, à laquelle on ajoute de l’eau distillée, goutte à goutte, jusqu’à ce que celle solution offre exactement la même teinte que celle de la solution titrée d’hémoglobine. Connaissant la quantité d’eau ajoutée au sang, il est facile de calculer sa richesse en hémoglobine. D’ailleurs, il faut, pour arriver à des résultats probants, faire plusieurs opérations successives.
Il parait que ce procédé est d’une exactitude suffisante ; je dis, il paraît, car je n’ai pas pu l’employer, n’ayant jamais eu à ma disposition de l’hémoglobine pure. En tout cas, cette méthode n’est guère pratique en raison des difficultés que présentent la préparation et la conservation de l’hémoglobine. D’ailleurs, on peut se demander si les solutions d’hémoglobine ont les mêmes propriétés optiques que celles du sang, et si l’hémoglobine obtenue avec le sang d’un animal pourrait servir à doser l’hémoglobine du sang humain.
Ce procédé a déjà subi plusieurs modifications; je me bornerai à vous citer celle que l’on doit à Rajewsky 2. Cet observateur a remplacé la solution d’hémoglobine par une solution de picro-carminate d’ammoniaque, à laquelle on peut ajouter un peu d’ammoniaque et de glycérine. Vérification faite au moyen descuves hémaiinométriques, Rajewskya constaté que cette solution donne des chiffres