EFFETS SUR LA NUTRITION
vemeut respiratoire, a constaté qu’après chaque saignée le volume d’air respiré allait en diminuant.
Deux physiologistes rompus à cet ordre de recherches, Voit et Rauber \ ont de même étudié sur le lapin les produits de la respiration, en se servant de l’appareil bien connu de Voit-Pettenkofer. Ils ont trouvé une légère diminution dans l’absorption d’oxygène et dans l’élimination de l’acide carbonique.
Bauer2, reprenant ces expériences avec le même appareil, chez des chiens, a également constaté une diminution dans la production de l’acide carbonique , diminution qui dépasse même celle qu’entraîne un jeûne de 48 heures.
Enfin les résultats obtenus par M. Vinay3 concordent pleinement avec ceux des auteurs allemands. Il a analysé les gaz expirés avant et après la saignée ; voici les chiffres qu’il nous a donnés :
Premier chien : avant la saignée, 4, 1 CO'2 pour 100 volumes d’air expiré; 1 heure après une saignée égale au quart de la masse de sang, 2, 4 CO2.
Second chien : avant la saignée CO2 = 3, 6.
Après une saignée du tiers de la masse sanguine :
Les modifications que subissent les échanges nutritifs sous l’influence des saignées ont été surtout étudiées par Jurgensen et Bauer. Les données que l’on possédait sur l’excrétion du carbone et l’absorption de l’oxygène ont été complétées par leurs recherches sur l’excrétion de l’azote sous forme du produit excrémentitiel type, l’urée.
Jürgensen4 prend des [chiens en état de jeûne depuis 48 heures; il retire avec le cathéter toute l’urine de la vessie, les enferme dans une boite où l’urine est recueil-