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ÉMISSIONS SANGUINES
lie, pèse le corps, à 10 grammes près, et les matières fécales. Pour l’urine et l’urée excrétées, il prend comme terme de comparaison les quantités rendues de la 48e heure à la 72* heure, période de l’inanition où, comme on le sait, l’excrétion d’urée reste stationnaire. J’ajoute que pendant toute la durée de l’expérience les animaux sont soumis à un jeûne absolu.
Dans ces conditions, il a constaté qu’une saignée de 0,6 0/0 du poids du corps (7 0/0 environ de la masse sanguine) est sans influence sur l’urée. Mais les saignées de 1,2 à 3,4 0/0 du poids du corps (15 à 45 0/0 de la masse sanguine) peuvent tripler la quantité d’urée éliminée dans les 24 heures. Les saignées un peu notables produisent une augmentation très sensible, incontestable, de l’urine et de l’urée. En tenant compte des différences individuelles, cet accroissementde l’excrétion azotée est en rapport avec l’abondance de la saignée.
Bauer1 a obtenu chez deux chiens, l’un nourri, l’autre à jeun, les mêmes résultats et a vu cette sécrétion exagérée persister pendant plus de 24 heures.
A côté de ces recherches, se placent celles de MM. Lépine et Flavard 2, qui, chez des chiens saignés en état d’inanition, ont constaté une excrétion exagérée d’acide phosphorique, dans des proportions plus fortes encore que pour l’urée.
Ces résultats, qui en présence de l’unanimité des physiologistes ne peuvent être révoqués en doute, sont d’autant plus frappants qu’ils paraissent en désaccord, du moins à première vue, avec un fait signalé par un grand nombre de médecins et d’expérimentateurs. Je fais allusion à V augmentation du poids du corps à la suite des hémorragies, que l’on trouve mentionnée dans maintes observations.
Beaucoup de cliniciens ont vu survenir un embonpoint
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