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TRANSFUSION DU SANG
détruit pas les propriétés de ce liquide, quand il n’y séjourne pas trop longtemps, de 30 à GO secondes au plus. On doit encore à Blundell des recherches sur les injections de sang humain au chien, dont le premier il signale la nocuité, et sur les injections de sang veineux, qui, pour lui, sont tout aussi efficaces que celles de sang artériel. Il étudie pour la première fois les dangers de la transfusion et est amené à chercher quel temps le sang de chien met à se coaguler. Enfin, il pratique dans les veines des injections d’air provenant des poumons et les reconnaît inoffensives, du moins chez le chien.
D’un autre côté Blundell fit sur l’homme quelques transfusions heureuses; mais, sans s’abandonner à un engouement excessif pour cette opération, il la réserva cl’une manière exclusive aux cas d’hémorragies profuses.
Depuis celte époque les recherches se multiplient, la transfusion acquiert des partisans convaincus. Toutefois d’autres expérimentateurs, et, parmi les plus autorisés, Prévost et Dumas1, montrent les dangers de la transfusion du sang d’un animal à un animal d’espèce différente et condamnent formellement cette pratique.
Enfin en 1828 parait le travail important de Dieffenbacli2, riche d’expériences intéressantes sur les deux procédés alors connus; le premier qu’il appelle transfusion immédiate , de l’artère d’un animal à la veine d’un autre, le second, celui de Blundell, transfusion médiate, à l’aide delà seringue. Sans m’arrêter à ce travail, que j’aurai plusieurs fois à vous citer, je ne vous signalerai ici que les résultats principaux auxquels Dieffenbach est arrivé. Après avoir montré, comme Prévost et Dumas, le danger de l’injection du sang appartenant à un animal d’espèce différente, il fait le premier des expériences avec le sang ayant séjourné un temps plus ou moins long hors de l’organisme et par suite défibriné. Moins enthousiaste que
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