‹ Leçons sur les modifications du sang sous l'influence des agents médicamenteux et des pratiques thérapeutiquesChapitre 98 sur 126 · CLXXXIII CLXXX1V. — 3 CLXXXV — 3 CIA'XXVI · texte numérisé non relu

CLXXXIII CLXXX1V. — 3 CLXXXV — 3 CIA'XXVI

TRANSFUSION DU SANG

Panum, Sutugin1, Ponfick2 ont vu le sang défibriné conserver ses propriétés physiologiques pendant plusieurs jours quand il est plongé dans la glace. Landois et Du Cornu, de leur côté, ont pu injecter sans inconvénient du sang défibriné maintenu dans une cave à glace pendant 4 à 5 jours.

Toutefois, il ne faut pas que le sang soit congelé, et il est utile de savoir que chez l’homme la dissolution des globules par congélation s’obtient, ainsi que je l’ai vu, à — 2° environ.

Telles sont les données que nous possédons sur les conditions de conservation ou de dissolution des globules, données intéressantes au point de vue de la transfusion. Il ne faudrait pas d’ailleurs attribuer à ces recherches une signification absolue.

Alors même que l’on admettrait l’exactitude de l’hémoglobinurie comme critérium de la dissolution globulaire, ces expériences reviennent à ceci : lorsque les globules du sang défibriné n’ont pas été altérés et en partie dissous hors de l’organisme, ils peuvent y être réintroduits sans se dissoudre. Proposition qu’il ne faut pas accepter sans réserves et qui sera du reste contredite par nos expériences.

Quoi qu’il en soit, la question devait être examinée au point de vue physiologique. Le sang défibriné, c’est-à-dire renfermant encore les éléments actifs du sang complet, n’a-t-il acquis aucune propriété nocive? Est-il capable de continuer à vivre et à fonctionner normalement?

La première question a été soulevée par Magendie. Ses expériences fort intéressantes ont fait foi pendant longtemps.

Magendie3 ouvre la jugulaire à un chien, recueille tout le sang qui s’en écoule, puisle réinjecte après l’avoir défi-

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