‹ Leçons sur les phénomènes physiques de la vieChapitre 22 sur 43 · QUINZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUINZIÈME LEÇON

Messieurs,

Tout être vivant exhale et absorbe sans cesse de nouveaux matériaux, et c’est ce double mouvement au sein de nos tissus qui établit une limite tranchée entre les corps inertes et les corps organisés. On 11e peut concevoir que la vie puisse subsister sans cet échange continuel d’éléments de nutrition et de décomposition. Aussi vous savez déjà quel rôle immense le sang, ce fluide destiné à porter dans nos organes les matei aux réparateurs, joue dans la production des phénomènes morbides ou physiologiques, suivant qu’il est plus ou moins modifié dans ses propriétés physiques. Sa viscosité est -elle augmentée, le parenchyme du poumon devient imperméable par suite de l’obstruction des vaisseaux capillaires. Ce que nous avons produit artificiellement sur l’animal vivant, n’avons-nous pas chaque jour l’occasion de l'observer sur l’homme lui-même? seulement, au lieu d’un engorgement subit du parenchyme pulmonaire, les symptômes sedéveloppcnlplus lentement, êt ce n’est que par degrés qu’ils acquièrent toute leur intensité Les résultats sont analogues, la marche seule

des phénomènes morbides est differente. À mesure que les recherches physiologiques positives seront plus répandues dans le domaine de la science , les esprits s’accoutumeront à envisager sous leur véritable point de vue ces questions fondamentales.

Combien de médications diverses ont été proposées contre ces maladies meurtrières que I on désigne maintenant sous le nom de fièvres typhoïdes? On a pour ainsi dire épuisé contre elles tontes les ressources thérapeutiques. Tel moyen qui avait été vanté comme une sorte de spécifique a été rejeté ensuite comme nuisible ou insignifiant. Aussi pour tout esprit qui est de bonne loi et qui ne se laisse point influencer par des idées préconçues, il est bien démontré aujourd’hui que la nature intime de ces maladies nous échappe complètement. Sans doute les efforts que 1 on a faits jusqu’à présent pour soulever le voile qui les dérobe à nos explications sont louables, bien qu ils aient été infructueux ; mais croyez-vous qu on ait suivi une bonne direction ? En présence de ces nombreuses pétéchies , de ces engouements pulmonaires, de ces rougeurs intestinales, en un mot de ces épanchements multiples au sein des parenchymes ; n’est-on pas porté à supposer que le sang lui- même est profondément altéré ? Ce n’est encore là , il est vrai, qu’une simple hypothèse, mais elle me semble plus satisf aisante pour 1 interprétation des symptômes que toutes les théories proposées jusqu’à ce jour.

Dans le traitement des diverses maladies aux-

quelles l'homme est exposé, il est un procédé fort ancien, tour à tour exalté ou proscrit avec enthousiasme par des esprits exclusifs ; je veux parler des émissions sanguines. Sans doute ce moyen peut être quelquefois utile, témoin l’expérience de plusieurs siècles qui témoigne en sa faveur. Mais n’envisageons ici son action que sous le point de vue physiologique. Et bien ! on voit dans l’emploi de cette médication une cause qui modifie directement et matériellement la composition du sang. Multipliez les saignées sur un animal à des intervalles rapprochés, vous remarquez que l’élément fibrineux diminue déplus en plus, à tel point que le sang extrait le dernier de la veine n’est presqu’ exclusivement composé que de sérosité. Croyezvous qu’il ne se passe point chez l’homme quelque chose d’analogue ? S il est des cas où je regarde les évacuations sanguines comme un moyen utile et indiqué, je ne puis trop m’élever contre ceux qui érigeraient en principe leur administration exclusive dans le traitement de toutes les maladies. Qui ne prévoit les conséquences désastreuses qui résulteraient de l’abus d’une semblable médication? J’ai été la semaine dernière témoin d’un événement déplorable qui a produit sur mon esprit la plus vive impression.

On me lit appeler en consultation pour un jeune homme dans la vigueur de l’âffe , d’une constilulion robuste, et (pii avait joui jusqu’alors de toute la plénitude de ses fonctions organiques. Se trouvant à la campagne peu de jours auparavant, il avait été pris d’une fièvre intermittente tierce. Le

médecin que l’on fit venir le premier, crut devoir prescrire une saignée; l’accès ne diminuant pas, une seconde saignée fut pratiquée; enfin le délire ayant apparu, on eut recours à une troisième saignée. C’est à cette époque que je vis le. malade. A cause de la prostration extrême de ses forces et de l’épuisement où il était jeté , je n’hésitai pas à conseiller l’administration du sulfate de quinine, et je dis au médecin que je pensais qu’il fallait s’abstenir d’ouvrir de nouveau la veine. Celui-ci sembla se ranger à mon avis. Mais ayant trouvé le soir le pouls du malade très-développé, il fit encore une saignée, et les symptômes s’étant aggravés la nuit, il ne craignit point le lendemain de pratiquer une cinquième saignée. Je ne fus pas peu surpris d’apprendre de la famille ce qui s’était passé en mon absence. Le malade était dans un état déplorable ; la pâleur de la mort était répandue sur son visage naturellement vermeil , sa respiration bruyante et gênée annonçait une grave lésion de l’organe pulmonaire , et bientôt en effet il succomba à une douloureuse agonie.

Je vis le sang de la dernière saignée ; il contenait au moins les 4|5 de sérosité, et le caillot mou et difiluent se laissait facilement écraser sous le doigt.

Nous finies l'autopsie. Et bien! tous les principaux viscères nous parurent sains , le poumon seul nous offrit les traces d’un engouement des plus tranchés, engouement offrant une analogie frappante avec celui que nous déterminons chez les animaux dont nous appauvrissons le sang. N’est-

il pas naturel de présumer que c’est, l’abus des saignées répétées qui, dans ce cas, a produit ces lésions du parenchyme pulmonaire ?

Si, à la suite de certaines maladies aiguës, vous voyez si fréquemment survenir des inflammations du poumon et de la plèvre, ne sont-elles pas souvent le résultat mécanique des évacuations sanguines trop multipliées ? Observez ce qui se passe dans le rhumatisme. Je sais qu’on peut quelquefois, par la saignée, abréger la durée de la maladie , mais il survient dans la suite l’infiltration œdémateuse des membres , de la raideur dans les articulations, et souvent la convalescence est enrayée par l’invasion subite de pneumonies ou de pleurésies. Jamais dans mon service je n’ai recours aux émissions sanguines pour combattre le rhumatisme, jamais aussi je n’ai vu apparaître de ces phlegmasies intercurrentes. Il est beaucoup de praticiens, je le sais, qui repousseront une semblable explication; ils trouveront beaucoup plus commode de dire, les uns que c est le vice , d autres Y humeur , d’autres enfin le principe rhumatismal qui vient se fixer sur le poumon, la plèvre ou le cœur. Sans nier formellement 1 intervention de ces agents mystérieux, dont l’existence est au moins contestable , je pense qu il reste encore à faire d importantes recherches pour bien éclaircir ces graves questions. Nous ignorons les rapports de proportion du sérum et de la fibrinedu sangdans ces maladies; aussi qui sait le rôle que des modifications apportées dans les éléments de ce liquide peuvent jouer pour la production de ce nombreux cortège de symptômes ? Et d’ailleurs, il n’est

aucun de vous qui ne soit frappé de l’analogie qui existe entre ces phénomènes morbides et les résultats que nous obtenons sur l'animal vivant en appauvrissant son sang. Je ne prétends ici blâmer personne ; car toute opinion est respectable quand elle est basée sur des recherches consciencieuses. Mais , quant à ma pratique particulière , jamais je n’emploie la lancette ni les sangsues dans le rhumatisme articulaire aigu; et jamais , je me plais à vous le répéter, je n’ai vu survenir de ces maladies consécutives si fréquentes dans d’autres services.

J’ai dit, dans la séance dernière, que souvent la pneumonie avait des causes beaucoup plus éloignées que celles qu’on lui attribuait quelquefois ; mais je suis loin néanmoins de nier l’influence exercée par les variations brusques de température. Bien plus , de tous les agents physiques capables de favoriser le développement de cette maladie, l'impression subite du froid me semble devoir occuper le premier rang. M. Poiseuille a faità ce sujet des expériences fort curieuses. Il a vu qu’il existe un rapport constant entre la circulation capillaire et le degré de température des courants sanguins. Ainsi , par exemple , si par l’application de la glace vous soumettez à un refroidissement notable une partie quelconque du corps d'un animal vivant, vous ne tardez pas à voir la circulation se ralentir ou même s’arrêter dans les vaisseaux capillaires. 11 a de plus noté une particularité fort intéressante: c’est que, dans ces cas , le sang a beaucoup de tendance à s’extravaser dans les tissus , et alors se développent ces phénomènes que I on est convenu

<1 appeler inflammation, et qui le plus souvent, ne sont qu’une conséquence de l’obstruction des vaisseaux capillaires. Ainsi j’admets volontiers que la pneumonie puisse résulter de 1 impression brusque du froid, surtout lorsque la circulation est excitée. Mais dans une foule de circonstances on voit se développer cette maladie chez des individus qui n’ont point été exposés à ces variations de température, et même qui semblaient placés dans les conditions hygiéniques les plus favorables. Je ne vous en citerai qu’un exemple : l'un de nos savants les plus célèbres fut attaqué, il y a quelque temps, de plusieurs pneumonies successives, qui furent combattues par de larges saignées ; je fus appelé près de lui , et je constatai que le poumon était encore le siège d’un engorgement inflammatoire des plus intenses, malgré les abondantes émissions sanguines auxquelles on avait eu recours. Et qu’on ne dise pas que le froid dans cette circonstance pouvait avoir quelqu'influence sur ces nombreuses récidives ; le malade savait trop combien il lui importait d’éloigner le moindre courant d’air , le plus léger abaissement ou accroissement de température. Les amis qui l’entouraient, savants eux-mêmes, avaient apporté un soin spécial, et je dirais presque une sorte de luxe, à réunir autour de lui les conditions physiques les plus convenables. N’est-il pas plutôt naturel de supposer que cette ténacité des phénomènes morbides se liait à une altération de sang produite par les saignées multipliées? Cette explication me paraît plus plausible et plus en har-

monio avec les résultats que nous obtenons chaque jour par la voie expérimentale.

Le genre d’alimentation exerce une influence incontestable sur la composition du sang, et il peut par suite, en augmentant sa viscosité, amener ces obstructions et ces congestions capillaires. Ce sont là des questions dignes d’arrêter 1 attention des physiologistes. Nul doute qu un régime trop nutritif ne surcharge l’économie de matériaux réparateurs , et ne rende le sang trop épais. Cette dernière expression va peut-être vous choquer comme étant triviale et Milgaiie; mais n’est pas sans intention que je l’emploie ; car elle traduit fidèlement ma pensée, lin eflet , il est rare qu’il n’y ait pas quelque chose de vrai dans ces dictons populaires; presque toujours ils ne sont que l’interprétation de laits posilils et bien constatés. Ainsi qu’une femme ait ses règles et que son linge présente des taches d’un noir foncé à leur centre, tandis que leur circonférence est entourée d’un cercle blanchâtre , n’est-il pas évident qu’ici le sang est altéré dans sa composition ? Faites une saignée; si le liquide qui s échappe de la veine est épais et comme cliarbonné , croyezvous qu'il ait les conditions nécessaires pour réparer convenablement les pertes de 1 économie ?

Ce serait une grave omission de la part d un médecin de négliger dans les maladies d’examiner les proportions de sérum et de fibrine renfermées dans le sang. 11 serait à désirer qu on put mesurer sa viscosité comme on mesure la densité de coïtâmes liqueurs ; car nous n avons jusqu ici , a

cet égard, que des évaluations approximatives.

Au reste, c’est par cette augmentation dans la viscosité du sang qu’on peut se rendre compte d’une foule de phénomènes qui sans cela échapperaient à toute espèce d’explication.

M. le professeur Dupuy , qui me fait 1 honneur d assister à mes leçons , a fait l’expérience suivante : il a injecté dans les veines d’un cheval la suspension aqueuse de la matière cérébrale fraîche et non putréfiée, et il a vu l’animal périr immédiatement. Sans doute ce résultat est fort curieux. Ce serait môme un beau champ à exploiter pour un esprit ami du merveilleux. Que de jolies hypothèses pourrait, créer une imagination ardente et enthousiaste afin d’expliquer cette action délétère exercée par la pulpe nerveuse morte sur la pulpe nerveuse vivante! Mais M. le professeur Dupuy, au lieu de faire intervenir dans ces recherches rien de mystérieux , a fort bien vu que les accidents qui survenaient alors n’étaient qu’une conséquence mécanique d’une augmentation de laviscosité du sang. En elfet, les particules insolubles de la substance nerveuse sont trop volumineuses pour pouvoir circuler dans les vaisseaux capillaires. Aussi trouve-t-on les poumons gorgés de sang et leur parenchyme rempli de pétéchies, par suite de l’obstruction des canaux sanguins. Or, ce sont bien là des phénomènes de simple porosité, de simple imbibition ; car, en ouvrant l’animal immédiatement après sa mort, M. Dupuy a vu se former sous ses yeux ces infiltrations de sang dans le tissu pulmonaire. Il ne peut

y avoir ici aucun doute. En efïet , c’est en vain que dans ces cas de pneumonie artificielle vous chercheriez à faire pénétrer une injection dans les vaisseaux de l’organe devenus imperméables. Leur cavité, oblitérée par la présence de globules qui ne sont plus en rapport avec la ténuité de leur diamètre, offre un obstacle insurmontable au passage du liquide. Ausi le système artériel est-il presque vide, tandis que le système veineux est gorgé outre mesure d’un sang noirâtre.

Lors donc que vous avez à traiter une pneumonie , la première indication à remplir est de désobstruer les vaisseaux pulmonaires. Aurez-vous recours à la saignée ? Oui , dans ces cas graves où le parenchyme de l’organe est le siège d’une forte congestion , et où la suffocation pourrait être à redouter. En effet vous diminuez ainsi la viscosité du sang , et par conséquent vous le mettez dans des conditions plus favorables pour qu’il puisse circuler librement. Mais vous vous garderiez bien de prodiguer ces émissions sanguines et de regarder la lancette comme un moyen toujours héroïque; car outre l’épuisement dans lequel vous jetteriez votre malade, vous ne tarderiez point à voir se développer les accidents les plus graves et les plus alarmants.

Ainsi donc toute substance capable de modifier les propriétés physiques du sang peut, quand elle vient à passer dans le torrent circulatoire, déterminer mécaniquement la mort. Injectez dans les veines d’un animal un acide minéral étendu, quelles en seront les conséquences ? La théorie vous 1 indi-

que avant même que l’expérience n'ait prononcé. L’albumine du sang coagulé dans les vaisseaux les oblitérera , la Circulation sera suspendue, et les organes ne recevant plus le fluide vivifiant, la mort arrivera tout d’abord. Il en est de même du sublime dont on a fait un si déplorable abus dans le traitement des affections syphilitiques; administré à trop forte dose, il détermine tous les symptômes de l’empoisonnement, et l'on trouve, à l’ouverture des individus qui succombent, les vaisseaux oblitérés par l’albumine du sang coagulée.

Je vais maintenant injecter dans la veine jugulaire de ce chien deux onces environ de l'émulsion cérébrale sur laquelle M. le professeur Dupuy a déjà expérimenté. A peine elle a été introduite dans le torrent circulatoire, que ses effets se font ressentir. L’animal, vous l’avez-vu, est tombé sur le côté ; sa respiration s'accélère , il est en proie à une agitation convulsive , il pousse des cris plaintifs. Déjà il a cessé de vivre. Comment la présence dans le sang d’une petite quantité de substance nerveuse a-t-elle pu déterminer des accidents aussi terribles et aussi instantanés? Ouvrons l’animal, les lésions cadavériques nous dévoileront le mécanisme de cet appareil de symptômes. J’incise l’artère crurale : le sang renfermé dans ce vaisseau est spumeux et écarlate; car telle a été la rapidité de la mort , que la circulation a été brusquement suspendue , et que le système artériel n a point pour ainsi dire eu le temps de se vider. Le poumon nous offre les mêmes altérations que nous avons déjà constatées dans ces cas d’obstruc-

tion des vaisseaux capillaires; ainsi son parenchyme est vide d air , et quand on l’incise , on voit ruisseler sous le scalpel un sang noir et visqueux.

Voici un autre chien dans les veines duquel j’injecte la moitié d’une petite seringue remplie de sirop de dextrine. Cette substance, vous pouvez déjà le constater, n’agit pas aussi promptement que la précédente; car déjà quelques minutes se sont écoulées depuis quelle a pénétré dans la circulation. Or la théorie pouvait nous faire soupçonner d’avance ces résultats : en effet, le sirop de dextrine malgré sa viscosité est soluble dans l’eau , et 1 on conçoit qu’il puisse facilement se dissoudre dans le sérum du sang. Cependant l’animal paraît inquiet, et quand j’applique l’oreille sur ses parois thorachiques, je n’entends que faiblement le murmure vésiculaire. Les mouvements respiratoires sont évidemment accélérés; et remarquez, je vous prie, comment ils s’effectuent. Les côtes se dilatent; mais, comme le poumon ne peut suivre leur dilatation parce que l’air ne pénètre que difficilement dans son parenchyme, c’est le diaphragme qui remonte au lieu de s’abaisser.

Enfin nous allons terminer cette série d’expériences en injectant un gros d’une solution concentrée de sublimé dans la jugulaire d’un autre chien. Vous n’observez pas non plus des accidents aussi promptement mortels; en effet, il faut un certain temps à cette préparation mercurielle pour coaguler 1 albumine du sang. Au milieu de ces nombreux symptômes que nous avons constatés dans nos diverses expériences, il en est un sur-

tout sur lequel je désire fixer votre attention , je veux parler de ces efforts multipliés de vomissement qu'exécute l’animal. Je crois être le premier qui ai constaté ce singulier phénomène. N’est-ce pas en effet une chose bien remarquable qu une substance qui, introduite dans l’estomac, provoque le vomissement, détermine des effets analogues quand elle est portée directement dans le torrent circulatoire? Du reste, l'animal soumis à notre expérience ne va pas tarder à succomber aux accidents produits par la présence du sublimé dans les courants sanguins. Nous vous rendrons compte dans la prochaine séance des lésions que l’examen anatomique de ses principaux organes nous permettra de constater.

Arrêtons-nous pour aujourd’hui, et terminons par cette réflexion d’une haute importance pratique.

Tout médecin clinique qui n’a point constamment présent à la. pensée l’immense influence qu’exercent sur les fonctions organiques les qualités physiques et chimiques du sang , et qui, bien loin de là, n’en tient aucun compte , quel que soit d’ailleurs son savoir, son talent, son zèle, s’efforce en vain de faire marcher la science; ses travaux sont frappés de stérilité, ou du moins ils restent à son insu dans le domaine de l’empirisme.

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