X -^y -^ z "" Telle est la solution
Soit encore le système
à* , ^ àz ,
La condition est
1° m = /i, on trouve la solution
z = x-\-y^[{i-m)ix-^y-^C)Y^'.
2" m ^zé ^, on a la solution
z = X -hy sans aucune constante.
III. Application aux équations de Briot et Bouquet. — Nous voulons montrer qu'il peut être très utile de ramener une équation différentielle à une équation aux dérivées partielles. Nous avons montré (Ghap. VI) que Téquation
xy' = ax -4- 6j' H- . • . ,
a une solution holomorphe, si b n^ est pas un entier positifs le second membre étant holomorphe en ^ et^ autour de Torigine.
Poursuivons celle étude en montrant que, pour 6 > o, il existe une infinité de solutions^ non holomorphes, passant par l'origine.
Soit Y la solution holomorphe obtenue, posons
on aura
ar(Y'-+- X6a:*-ï-+- ar'^X') = aar-+- ô( Y -+- \xà)
-+- Aar«-+- Bx(Y -4- Xar*) -4- C( Y -h Xar*)«-+-. . .,
l68 CHAPITRE VII.
et Ton a
ar Y'= a:r -4- ô Y -+- Aars -h BjrY -+- GY*. .. ,
11 reste donc
X'= (B -+- 9.Ca,)X -h GX^ar*-». . . .
Supposons d'abord é>i; dans ces conditions, les puissances de Xj dans le second membre, ont un exposant positif et X est en facteur.
M. Picard pose alors
et regarde X comme une fonction de x et de u. L'équation précédente devient
ç est holomorphe en X, a?, u.
On peut encore écrire
D'après les théorèmes d'existence (Chap. VI), cette équation linéaire du premier ordre, aux dérivées partielles, a une solution holomorphe X(:r, a), prenant la valeur arbitraire X^ pour x= u = o^
X = Xo-hPa7-+-YW-h
Nous avons, en faisant maintenant u = x^"*, une solution X(j7, a:*™*), contenant une constante arbitraire Xq. g. q. f. d.
Remarque. — Si l'on a i > 6 > o, on n'a qu'à poser x = X'', et à prendre p tel que l'on ait pb>i, et l'on est ramené au cas précédent.
Enfin, pour 6 < o, la solution holomorphe est la seule solution passant par l'origine.
Posons, Y étant la solution holomorphe,
^ = Y-+-5, d'où la nouvelle équation
dz dx.. - .
Soit Xq un point voisin de zéro et z^ un nombre non nul, L une ligne allant de x^ à zéro.
Écrivons
i dz I dx ^ . .^
z I -h «1.5 -f-aj^^-Haj^'-h. . . X ^ . \ 7 /j
en mettant en évidence les termes ne contenant que z^ dans le premier membre. Intégrons de Xo à a; suivant L. Cela donne
x£ £— =/ (co-<-c,5-+-...)û^^-+- / o{x,z)dx.
o Zq Xo J^^ J^^ •
Si Z tend vers zéro avec a?, le second membre a une limite finie déterminée A.
On aura donc
rX X — '^A,
o Zq Xq
Z Zq ..
— - nu —Te^°.
Si b est réel^ et s'il est négatif, cette égalité asymptotique est impossible, donc il n'y a pas d'autre solution que Y, passant à l'origine. c. q. f. d.
Si b est complexe, il faut faire une discussion détaillée (*). Indiquons ce qui se passe pour 6 = N entier >> o. D'abord posons
et nous obtenons l'équation.
xz*=z a'a:-h(N — \)z-\-
Nous pouvons donc supposer é == + i .
Si nous avions é= i -f- A, nous avons vu que nous aurions une
(*) Em. Picard, Comptes rendus de l* Académie des Sciences, 1878; et Traite' d'Analyse^ t. III. — C. Jordan, Cours d'Analyse, t. III.
I70 CHAPITRE YI1. — EQUATIONS AUX DERIVEES PARTIELLES LINEAIRES.
solution holomorphe en x et x*, avec une constante arbitraire. Posons
nous aurons une solution holomorphe en x el t. Pi. la limite, pour 6 = 1, on a
Wmt =: xZx.
Nous admettrons (on le prouve) que pour 6 = -+-i, on a une solution holomorphe en x et xJt^x^ avec une constante arbitraire (*).
Ces équations didérentielles ont été étudiées, dans le domaine réel, par M. Bendixson (2).
(*) C.Jordan, Cours d'Analyse, t. III, a* édition. (2) Acta Malhematica, t. XXIV.