‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 101 sur 119 · Martsits» pag · texte numérisé non relu

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•M , U est ymti par k directenr , qui lui bit conuitlre les réglemeos es vigueur» lui montre quelles seraient les conséquences d*ttne conduite indolente ou irréguliére» et lui retrace d*un autre côté les avantages d*nne conduite tranquille et réglée. Toutes ces précautions révèlent pliH tèt dans Tadministration de la prison de Hambourg le dé* sir de ne pas avoir a réprimer beaucoup de désordres dis* dplinaires ^ qu'une volonté ferme et sincère d'agir sur le moral des prisonniers.

La société rhéno -westphalienne des prisons ' s*est oc* cupée avant tout de la régénération des condamnés. Le aèle infatigaUe de M. Scbmidt, quelle fit placer en qua* yté d'aumènier dans la prison de Dlisseldorf , exerça en pen de temps riallnence la plus heureuse sur cet établis* aemenL Eapoeé a des dégoûte de toute espèce, non-seule* ment de la part des prisonniers » hommes la plupart farou* ches et abrutis, mais même de la part des geôliers et des snr> eillans, que ses fréquentes visites dérangeaient , il sut se mettre an*dessus des railleries et des outrages» et poursuivit son œuvre avec une constance héroïque. Jamais i^n'im* posa son ministère au& prisonniers ; lorsqu'il trouvait cheu eu& un endurcissement opiniilre» il se retirait pour un temps» ne dénonçaut à l'aulorité que les eicès les plus grossiers, et cherchant à rendre toutes sortes de services à ceux qui le repoussaient loin d*eux » afin de s'ouvrir par ce moyen le chemin de leurs cceurs. Les résultate de cette conduite ae lardèrent pas à se produire. Dans beaucoup de salles les prisonniers s améliorèrent d'une manière visible; lé bruit et les jurons cessèrent de se faire entendre; la tran* qBÎUité et le xèle pour le travail s'accrut eut de jour en jour» cl bientôt « au lieu de railler raumônier» on fijiit par attendre avec une joyeuse impatience Tinstant de son

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anivëe. là se phce un fiiit digne d^lfctre laconl^ Dans Tnne des salles les plus farouches , le sarveUlant ( prisoi^ nier lui-même) se permit un jour nue impolitesse gros>* sière envers raumènier. Celui - ci se contenta de fermer à riflstant son livre et de quitter la salle » en disant ces mots : « Je croyais vous faire plaisir, en vous apportant « la parole de Dieu pour vous instruire et vous consoler; « mais comme vous me repoussez loin de vous, )e ne « veux pas vous être davantage à charge. * Quatre jours après, lorsque, visitant les salies avec les membres du comité de la- société des prisons, il en vint à celle-là: toute la salle se rangea aussitôt autour de lui , et le pria avec les plus vives instances de ne pas les punir tous pour la faute dun seul homme grossier; il avait quitté la salle depuis , et ils promettaient de ne lui donner aucun sujet de plainte. Us tinrent parole , et leur attention empressée au travail lui causa une grande joie.

a."* Instruction élémentaire. A Mannheim ' on a in* troduit pour les prisonniers encore en âge d'apprendre, une espèce d'enseignement mntuel , par le moj^ duquel ils apprennent i lire, écrire et calculer : cet enseigne^ ment est confié i un maître d'ateliers et a lieu tous les jours pendant une heure. Chaque dimandie l'un des con* damnés lit à ses compagnons des passages choisis de la bible.

 Fribourg' tous les dimanches et jours de fête sont consacrés à enseigner aux prisonniers qui le désirent, la lecture , l'écriture et le calcul. L'école est dirigée par nn expéditionnaire des bureaux du directeur.

Sur 694 1 prisonniers qui furent détenus i Schweidnitx'

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