‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 102 sur 119 · JuLivt, JtJkrbiUhtry FëTrier iSsg, p«g. ta · texte numérisé non relu

JuLivt, JtJkrbiUhtry FëTrier iSsg, p«g. ta

et 1801 à 1816, i5oo apprirent à lire» laSo â écrire, et 970 i calculer. L'établissement a son maître d'école partimlier.

A Maugard ' c'est nn prisonnier qui est chargé provisoirenent de l'instmction élémentaire de st$ compagnons : il enseigne â Bre à tous les prisonniers qui ne le savent pas encore ; les meilleurs d'entre eux reçoivent seuls les éiémens de récriture , parce qu'on craindrait de fournir par li é des prisonniers mal disposés de nouveaux moyens de nuire.

Void quel était l'état de l'instruction élémentaire dans lei prisons sur lesquelles s'étend l'influence de la société rhéno^westphalienne *, dans le temps où celle-ci ne comptait encore que deux années d'existence.

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A Berlin ^ dans la prison appelée Stadivogtei, on n'a pas encore pris de mesures pour procurer l'instruction élémentaire aux prisonniers; les femmes seules la reçoivent» grice aux eforts du comité des dames. Dans b maison de irmmil de la même ville les enfans et en général les

I. JvitoSy/aArftacW, A?ril t8a9, pag. aôt) tiBUi iISo * pag. 3)0.

9. M4fli« rectttQ, Mars 1899, paf. 1S7. 3. Mima teeneil» Mars &8)o» pig- i9o.

^iviiiMiifn ww ncore confirmés sont instruits matin et MMA par 1» saltre d'école , auqnel on donne, outre le lo» ^ i^o tft. d appointemens.

b prison de Spandau il existe depnîs 18^4 une «c^ tfè les prisonniers apprennent à lire, à écrire et à lydhMler: le maître d'écolç établi â cet effet a 5o th. dT^^pointemens.

A Brandebourg, sur 3 ou 400 prisonniers, on en choi> «tde 3o à 40, qui reçoivent trois fois par semaine, dans la prison même, des leçons de lecture, d'écriture et de calcul. Deux maîtres d'école sont établis à cet effet.

A Prenzlau et à Potsdam Tinstruction élémentaire n'est donnée qu'aux jeunes prisonniers, qu'on envoie dans les écoles de la ville.

A Landsberg sur la Warthe les jeunes enfans reçoivent du sacristain et du prédicateur trois leçons par semaine : elles durent deux heures chacune.

A Luckau, à Kœnigsberg, â Rawicz, à Kîeg, à Munster, à Werden, à Aix-la-Chapelle, â Malmédj, a Cologne, il n'y a pas d'instruction élémentaire. Il faut observer que les trois dernières de ces prisons sont des maisons d'arrêt. Cependant tous ces étabiissemens admettent une instruction religieuse plus ou moins étendue.

A Graudenz on enseigne à lire aux prisonniers au-dessous de 46 ans qu'on en juge dignes.

A Creuzburg les enfaos, au nombre de 26, sont instruits dans une école pourvue d'un maître et dr*nn surveillant, qui reçoivent annuellement, l'un 300, l'antre i5o thaler , avec le logement , le chauffage et l'éclairage.

A Gross-Saize les enfans seuls sont instruits, et le maître d'école reçoit 110 thaler.

A Lichtenburg le prédicateur, à défaut d'un maître d'école, enseigne à lirç, à écrire et à calculer aux prisonniers de tout âge; huit heures par sonaiae s»uk con-

sacrées i rinttradioB des hommes , et six A celle des femmes.

 Trêves rinstructioB a lien dans b prison criminelle les dimanches et jours de fêle; deux maîtres enseignent anx prisonniersla lecture , Técritnre, le calcul et le deksin^ Dans la maison de correction de la même ville il y a école pendant deux jours de la semaine, le matin pour \ts garçons et le soir pour les filles. Les jeunes protestans sont en* vojés à une école de la ville.

Dans la maison de travail de Brauweiler il j a un maître et une maltresse d*école. Le premier a aôa, et la seconde aoo thaler d*appointemens; tous deux sont logés, éclairés et chauiTés. Les prisonniers apprennent a épeler,^ i lire» à écrire, et on leur enseigne en outre Thistoire de leur pays, la langue allemande, l'histoire naturelle^ le calcul, le dessin et le chant. Lécole contenait en i8a6 163 cttlans de 5 i 16 ans, et ai prisonniers au-dessus de cet ige Les garçons apprennent Teiercice militaire pendant les heures de récréation et forment une compagnie bien organisée, qui a un commandant, 8 sous-officiers, 8 caporaux, 4 tambours et 6 cornets: cette compagnie a déjà puissamment contribué au maintien de Tordre. L'école est soumise tous les ans à un examen. *

En Autriche ' on n'a encore établi que les écoles de dimanche, où l'on enseigne à lire, à écrire et à calculer anx prisonniers qui le désirent

ImsirucUom rêtigieuse. «Le malheur, a dit Bacon, rap* • proche les hommes de Dieu.' ** Nulle part les amei ne sont plus accesûbles aux vérités de la religion que dans ces établissemens , où le souvenir de leurs crimes vient se

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