I. JvLict, JmhrbUchêr^ Mart 1819, pag
s. Neue» Arckiv d€$ Criminmi-Htchu , tom. I, pag* 601
loindre à TAppareâ de châtimens qui les environne , ponr leur refuser toute autre consolation au dedans et an dehors. L'Allemaf^ue a reconnu de bonne heure cette vérité , et dès le milieu du 18.* siècle elle prenait des mesures pour procurer aux prisonniers de toutes les religions le soutien de la parole divine. Âujoord*hui les prisons de l'AUemagne ne le cèdent sous ce rapport ni i celles de l'Angleterre, ni à celles des États-Unis. On en jugera par le tableau fidèle que nous allons offrir a nos lecteurs.
En Autriche ' une ordonnance particulière détermine les devoirs de raumônier d'une prison. Ces devoirs sont ordinaires ou extraordinaires. Les premiers consistent dans les cérémonies du culte et Tinstruction religieuse des prisonniers aux heures prescrite^ par rordonnance. L'aumônier doit également tâcher, par des instructions spirituelles et jamais par la violence , d'engager les prisonniers à se présenter tous les trois mois à la confession et ans saints sacremens. Les devoirs extraordinaires de l'aumAnier sont de visiter chaque détenu â son entrée dans la prison , pour le préparer d'une manière favorable aux effets moraux que doit avoir la peine, et à sa sortie, afin de lui donner des conseils pour l'avemr. II doit visiter les malades et faire quelquefois des tournées dans les salles de travail des prisonniers, afin de développer e^ eux les bonnes semences qu'ont pu laisser les cérémonies religieuses ou les sermons. Enfin , il doit prendre en particulier ceux d'entre eux qui se présentent d*eux-mèmes i lui, ou lui sont envoyés par le directeur. Quant aux prisonniers non catholiques, ils sont visités à des époques fixées par des pasteurs de leur culte.
On reconnaît dans cette instruction les doctrines que
t. ffeiiêijirMtf des CrimintdreQhu^ lom. I, pag. $89.
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aToot signalées phu haut : le gouTerneneat aatri* dden ne croit pas qnll entre dans sa mission de s*occii^ per de ramëUoration positive et individuelle des prisonniers ; il ne présente les consobtions de la religion qn'â la niasse des déteans , en abandonnant aux individus le soin d*en proiter ou non. Le soin qu'il prend de déter- ■uner dans quel cas auront Heu les communications individnellcs de raamteier avec les prisonniers, montre asseï qu'il ne les considère que comme des exceptions à son système.
Un principe tout différent a guidé les instructions du gouvernement prussien sur la prison de Naugard Mci les précautions les plus scrupuleuses sont prises pour que TaumAnier et le directeur connaissent à fond la position individnelle de chaque détenu , les circonstances de son dîme» les détails de sà vie antérieure, ses relations de fa* mille et Tétat de son coeur*. L'aumteier doit être souvent avec les prisonniers, gagner la coniance de chacun d'eux en particulier, devenir leur ami , leur père, se concerter avec le directeur pour améliorer la position de ceax qui le méritent, et, dans le cas d'une régénération complète et sincère, les recommander à b clémence royale
Avant l'année i8a8\ la petitesse de b chapelle de If an* gard obligeait de célébrer deux fois le service religieux» parce que le local ne pouvait contenir que b moitié dea prisonnien. Une nouvelle église a été bâtie depuis avec les épargnes de rétabUssemeni On a cherché à éviter le hme et les omemens inutiles, et l'aspect du temple do
a. HAmtLmBa, •.* 6» paf. 367 «t S7S.
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