‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 27 sur 119 · La durée moyenne du travail journalier est de Ihenres · texte numérisé non relu

La durée moyenne du travail journalier est de Ihenres

a.^ La hauteur moyenne des degrés, de 8 pouces

5/ Le nombre moyen des degrés parcourus en ime minute est de 4^*

Ces chiffres 9 eiant combines ^ font monter à 16,076 pieds la distance parcourue par un troi^ailleur dans T espace d* un jour j et les expériences fiâtes jusqu'ici permettent de regarder cette mesure comme celle de la plus grande tâche qu'on puisse imposer à un honune bien portant. >

De 4? roues à fouler sur lesquelles nous avons des documens précis , une seule dépasse le taux que nous venons de fixer : elle parcourt en été , lorsqu'on travaille dix heures par jour, l'espace de 1 7,000 pieds. Les 46 autres présentent généralement des chiffres beaucoup inférieurs : celle de Lanças ter, par exemple , ne parcourt que 655o pieds en été et 4600 en hiver. La moyenne prise sur les 47 ro^es est, pour Tété , de 1 3,665 pieds 9 j| pouces , et pour l'hiver de 7096 pieds gf- pouces.

La différence entre l'été et Tliiver se fait sentir en Angleterre , quoique les journées d'été y soient moins longues et moins chaudes, et les journées d'hiver moins courtes et moins froides que dans notre pays. C'est par suite de cette différence qu'on a proportionné en Angleterre le travail d'été à celui d'hiver dans le rapport de 3 à 3. Les journées d'été

étant en Allemagne d'une longueur égale à plus du

1. La société anglaise des prisons admet en gcnéral i3»ooo pieds comme la mesure la plus convenable de la tilche jouma* lîére. Voyex Fifth report of the eommittee of the tocietjr for the improvement of prison discipline^ etCf p.ag. 37.

clûuUe de celle des journées d'hiver, on pourrait Mre icntè, en suivant un raisonnement analogue, d'établir le même rapport entre les travaux à exécuter au treadmill pendant ces deux saisons. Mais d*un autre c6té il ne faut pas oublier que le froid , en diminuant la transpiration et en donnant aux muscles une plus grande élasticité, augmente Tappetit et met les hommes en état de travailler plus et plus fiicilement en hiver qu'en été. Ainsi les deux saisons produisent, sous ces deux rapports, des efleu contraires. L'hiver permet plus de travail , en accordant moins de temps; l'été accorde plus de temps , en permettant moins de travail. Or, Tau g* meniation du temps en été va jusqu'au double des journées d'hiver, tandis que la plus grande facilité de travaillée en hiver pourrait être représentée , relativement à l'été, par le rapport de 4 à 3. Cest donc en combinant ces deux rapports qu'on obtiendra la josle mesure : le résultat devra être qu'en été , avec beaucoup plus de iemps , on pourra exiger un peu plus de travail. Cest aussi la solution que donne le calcul suivant

TnT«U. Temp«. Ré«ulut.

Hiver. .4X1 =4 (fou Ton a le rapport : : 6 : 4 ott : : 3 : 3. *

I. V«tft 00 TAADVCf. PenoDDt B« contMtcra le* deux pria* ^pM Mr l«t<|«cU ft'appuie M. Jmliof , lonqn'il chtrcht «iiui

Ainsi le meillear rapport entre la somme du tra- Tail dliÎTer et la somme du travail d'été serait celui de 5 : a. Reparti en été entre dix heures bu dix

à d^tcnuner le rapport qui doit exister entre le trarail d'hÎTer et celui d^été. Cette courte discussion porte partout Tempreiate de la sagacité et de la clarté qui distinguent notre auteur. Mais la conclusion qn^il tire de ses raisonnemens nous paraît contenir une grave erreur de calcul. Nous allons chercher k la tendre aussi palpable à nos lecteurs qu^il nous sera possible de le faire , en renonçant à Temploi des formules mathématiques. M. Julius a très -bien montré qu^en combinant les deux causes qui agissent en sens inverse sur le rapport des travaux de rété à ceux de Tbiver, on arrivait à ce résultat» que les premiers doivent être aux seconds comme 3 est à a ; d'on 11 suit , comme il Tobserve lui-même , quVn été on fait en 6e«i*- €oup plus de temps un peu plus d^ouvrage qu^en hiver. Or, si la facilité de travail éuit égale pendant les deux saisons, U faudrait déjk , pour obtenir entre les travaux exécutés le rapport : : 3 : 3 , que le nombre des heures de travail en été f&t égal à celles de Thiver, plus la moitié en sus : donc la facilité de travailler était plus grande en été qu^en hiver, il faut, pour obtenir le rapport demandé, que Paugmentation des heures de travail en été dépasse la moitié en sus de celles de Thiver; c^est-à-dire que le nombre des heures de travail en hiver étant 8 , il faudrait que le nombre des heures de travail en été fût plus grand que i3. Or, M. Julius fixe la journée de travail k 8 heures pour Phiver, et lo heures ou lo^ heures pour Tété. H est évident que par ce mojen ses deux principes deviennent inapplicables ; car si en hiver on met 8 heures pour faire nn travail égal à 3, on ne pourrait en été faire en lo henres im travail égal a 3 , k moins de travailler en été avec plus d^activit^ et de facilité qu^en hiver; ce qui est diamétralement oppose aux vues et aux intentions de M. Jnlius.

heans et demie , et en hiver entre huit heures de iravail f ce taux nous paraît satis&ire à toutes les conditions exigées , comme il est d accord avec les résultats dont rezpérioice a ùxl sentir l'utilité en Angleterre. ^

La prudence semble commander impérieusement d^allouer aux ouvriers employés au treadmill une pOfti<m de nourriture supérieure à celle des autres prisonniers ; c'est ce qui a lieu dans toutes les prisons de FAngleterre , comme aussi dans la maison de force de Hambourg. Du reste» cette prescription ne a'api^que qu aux deux degrés les plus élevés du travail du trendmilL U nous semble inutile de l'étendre aux deux antres. ^

Un point tout aussi important que celui de la

«. DasA U BAitoo de coircctioa de Dorchcster on a ^ubU le rapport da travaU d^Àë an irayaU d^hlTcr dans la proporti«a de lo : 9; on a obieiitt ce réealut , tant en rariant la dorée ém ivarafl» qn^ea cban^eant le rapport qui edate dans les deas enue lea oaTrîen actneUement emploj^ à la roae et fm» M reposent. En M on tniTaillc*dix heures de la journée » et dena liera dea onrrlert traTaiUent , tendit que Tautre liera rente en repoe \ ce qni fait en tout 6 \ d*heurei de traTail pane diacnn. En blTer le travail ne dure que huit beuree, mais les tfosa qnarts des ouTrlers sont emplo/és à la roue , pendant qne rentre quart se repose ^ ce qui donne six heures pour la dntée dn trarail journalier de cbacan. 5eveniA report 0/ ihs commutée of iKê »9ci9tj- for îhm improvêment of prison «lijci- ^mm • «le. ^pp€tuiùt » pa{. 3 1 .

a. Vojrnsl^escr^iois e/iAe trtmdmiU^ etc., paf. St et soir.

liouriiture , c'est la détermination du lieu où doii être placée la roue à fouler. Dans les prisons anglaises, le peu de rigueur du climat permet génént^ lement de les placer sous un toit qui laisse circuler ] aîr des deux côtés dans le sens de sa longueur.

Voici comment s'est exprimée à ce sujet la société anglaise des prisons. « L'expérience a fait voir que ce souvent les prisonniers éprouvèrent un grand «s épuisement, lorsqu'on les faisait travailler à des ce treadmills situés dans des espaces clos , qui bi^n (( qu'au premier abord ils parussent suffisamment «c aérés , ne suffisaient pas à la respiration d'un oeret tain nombre d'hommes occupés à un travail péct nible. La position des prisonniers sur les roues ce les force, la plupart du temps , à puiser Tair qu'ils ^ respirent dans les couches d'air les plus élevées t d et Pon sait que, d'après les lois de la nature, c'est précisément là que l'air est plus raréfié, plus chaud et plus chargé d'exhalaisons de toute espèce. ce En pareil cas il est indispensable de pradquer^ « dans la toiture des salles, des ventilateurs suffilE sans, parce que les fenêtres ou des grilles prati- « quées dans les cloisons latérales sont souvent bleu K peu efficaces. A Northallerton , où les roues à ^ fouler sont établies dans des chambres , on a placé , „ au lieu des planches jointes ensemble qui servent tt ordinairement à les couvrir, une grille forte et „ ouverte, qui a été de la plus grande utilité , parce

m qta*eUe procure k Fair un passage libre , vis-à-Tis « du visage des ouvriers. // est hors de doute que ff la mesUeuft place à donner à un treadmill est « à tait Uhre^ sous une toiture suffisarUêy et dans « le voisinage des cellules des prisonniers, afin que , « pendant les momens de repos , ils ne soient pas « eipcsés aux injures de b mauvaise saison. ^ *

Diaprés ce témoignage , nous conseillerions d'étabKr partout les roues à fouler dans la même position que dans la plupart des prisons anglaises , d'au* tant plus que dans les prisons bâties d'après le plan rajoonant, cette position rend Finspection du travail beaucoup plus fiidle. Il serait également prudent de ne fiâre travailler les ouvriers que par une tempëcacure de quatre d^rés de Réaumur et au-dessus » eo ajant encore égard au vent ou à une humidité esceaaive^ Plus les roues seraient petites, plus

!• Fiplk têfort ofthm 9omumiUf ofthe êoeiwtjr/or tkë impro^ 0€mmm of prénom éùctpUme, etc. Appêndix^ pag. 171 et fuir. Deas U fîtes ém fiviy 8c. Edmaiîdt, on â pntiqaé le long 4m la aanille 4ee papItrM, Gèrent lesqaeU lee prifonnîert ftat— t e^aMeolr daat les iasuae de repos qae lenr Uifee le HaMtiiH t tt •'laetrvire les nu let antres dans la lecture et rêuilaïf ) ekoee qniU eonttdéreai ooeiaie nne grande r. Vmm doeàe lee cnppeUe easaite à ronrtege. Le direo* 4a la pfftea aieara fne plmieart d*eaue eus araient, par eaal, aa^ala aae belle main dans récritore. Fijth rêpmri» Me-* pefae diéee. Appmmdix^ pag. ici.

a. Le ptiaeipe ^ae naae éCabliieon» id a dtfjà été aanetional mm faavaneaaat. Uaa atdnaaaaee da roi de PratM.

rapplicatioii de cette règle devient facile. En effet, le seul danger que courent les ouvriers, est celui de se refroidir pendant les instans de repos» par suite de la différence de température qui existe entre Tair extérieur auquel ils ^ont exposés inévitablement pendant ces intervalles , et la chaleur artificielle que le travail entretient en eux. Or, les instans de repos étant plus courts , maïs plus (réquens , lorsque les roues sont plus petites, il s'ensuit que, la différence de chaleur se faisant moins sentir, les refroidissemens deviennent plus rares , et sont empêchés dès leur origine par le prompt retour du travail

Cependant, d'un autre c6té, il ne laut pas oublier que des roues à fouler qui seraient placées dans des espaces clos, auraient, pendant les journées d'hiver, l'avantage notable de pouvoir encore être employées lorsque la liunière du jour a disparu. ^

dn %S Mai 183 S y difend d'employer ptr une ttin|:^nitQre de 5 degrés an-deesoiis de séro (écheUe de AiéenMor) les oaTtien charge de traveiix militaiffet dont le fêtard posneit 4ue d«»gerem. Voyea K. G. Toa Ao»lofP| Hmmiimak tU$ ^reaMmcAe» MiUtArreçhu, pag. ')%^•

1. Si on étudiait aaaet de pris è cet avantage poivr donner la préférence aux espaces dos, none conseillerions d^imitar la procédé adapté dans la prison de Walsin^amt on le mnr Ion* gitndinal de Tespace dos, placé dn côté de la coar, est fomaé alternatiTcment par de la maoonneria at dee lattes de Me ott de fer de 17 à a pieds de long, ^*on peut laire gliaee* comnae des blindes» et qvi» de cette manière, permettant la tanoo- ▼attamant da Taif hkêb aetwa laa ourriam aa ceataai avec Um^

Afin de frcUiter les mouyemeDs que les prisonniers sont obligés de lâire pour se pbcer suHa roue ou pour s*«& retirer, comme aussi afin d'empêcher la chute volonuôre ou accidmtelle , il est avantageux de di^Mser le treadmill comme on a commencé depuis peu a le ùin en Angleterre. D'après ce sysième, la partie infiErieure des roues à fouler joue à une profondeur de deux pieds au-dessous du niveau du soL Outre Favantage que nous avons mentionné, les prisonniers ont encore celui de respirer iine couche d'air moins élevée, et par conséquent moins iaflneneée par Tascenrion de l'air réchauffé. On fiât également bien de séparer, par des planches transversales, les degrés placés à k roue, afin d'assurer lee ouvriers contre les chutes qu'ils pourraient fiiire Jmu llniérieur du treadmill. ^

De tout ce que nous avons dit sur le moulin à fouler. Messieurs, vous tirerez la conséquence que ce travail, or^mlsé d'une manière sage et réservé an homnee bien portans, est loin d'avoir pour la famé des prisonniers les ficheux effets qui lui ont été attribués'. Seulement il est indispensable, avant

^ p«iiTtDi M trooT^r dmuê la GO«r. Pais» lon^c !• froM «H fifovnvx oa ^a* Im oovritr» ont quitti im Mlles 4a iwviA» mm pMi Uwmm —tiètêmênt l« Uitm*

fOT» a— al- Kwaii àê léphUrton cd»i— Ils «>«■»

cl*y assujettir un prisonnier, de le faire visiter drec soin par le médecin attaché à la prison (voyez la i5.* note placée à la suite de ces lieçons). S'il est vrai que des prisonniers assujettis au treadmill aient été pesés au bout de quelques mois et trouvas plus

naUstUche Beitrage) de Hodtwalckbr et Tkuhvii, t. I,p. Sg et soiT.y a48 et mût.» 5i8 et buIt.; et tom. II y peg. 4^7 et •uJT.i rhUtoire des longues contestatioat qui se sont élerées sur Tatilitë du treadmjU : contestations reposant an graada partie sur des mal -entendus, et terminées aujourd''hui par le silence unanime de tous les adrersaires de cette machine.

J>i <namér4 les principaux motifs, allégués par ces denlen, dans la Revue cxitique de tons les. ouvrages de médecine publiés à rétranger (âfmgazin âer auslàndiêchen Literatur der gesmmmitn Heilkunde)^ par Gerson et Julius, tom. VII, pag. aoi et suiv.

Parmi les nouveaux rapports envoyés par trente-deux comtés de TAnglelerre au secrétaire d^État de IHntérieur, fl j ea n quatre fur cinq qui témoignent de Futilité de k machine à fouler. D^un antre cÀté, le gouvernement a chaigé le président et deux membres du collège de chirurgie de faire une enquête sur les défauu reprochés au treadmill , et leur ra^ort a cons- Uté rinexactitude de ces assertions. Ils déclarent en même Umps que la rapidité du mouvement de roution, f6tr-élle de 4s degrés par minute , n^ pourrait nuire en rien li la santé d« tout homme capable de travaux ordinaires. Swenth report of the committee of the soeiety for thm improutmenl of prisoM dit- €ipiine, cf«., pag. 69 et suiv.

La note 14, placée k la suite de nùêLeçwÊê, contient le Codm le plus parfait et le plus complet qu'on puisse recommander «nx directeut* de prisons snr Papplication du treadmiU $ il se compose des réglemens rendus le i.*" Juillet i8a6 parles dûreo-^ 4enis des prisons dlrlande.

HfUBt on ne pcnt pas tirer de ce frit la conséquence que ce trayail en dangereux pour la santé.

Quant à fintroduction de la machine à fouler dans les prisons dont les réglemens soumettent les détenus a un silence absolu pendant le travail , et •ortottt dans les pénitenciers, où il est de toute nécessite de le prescrire au moins aux détenus de la pramière classe» nous avouons que ce travail aurait de pands inconvéniens , et qu'il pourrait même devenir nmsîble, s*il n'j avait pas moyen de remédier h ce dé&ut en établissant, la aussi, une séparation convenable. En rendant impossible tout colloque entre les détenus» on aurait encore l'avantage d'aaenrer k la machine un mouvement plus régulier, ec d*empécher les malheurs, qui n'arrivent qu'avec trop de facilité, lorsque l'attention des ouvriers employés au tmadmill est dirigée d'un autre côté par leurs conversations. Or, une séparation de ce

Vabord on peut, comme cela s'est fiiit dans la prison de Gloucester, établir entre les divers ouvrier des planches de séparation; moyen qui, il ÙM en convenir, a l'inconvénient d'entraver la sur^ vcilknce et de rendre [dus difficiles les mouvemens des détenm qui viennent relever leurs compagnons, et sortoot de laisser moins de jeu au travail des

tJn systëne beaucoup plus, facile et plus simple

cAak éa tiwdhnill perfecdonné» qiii a été inrencè en i8t23 fêrtL Hase^ : il présente en outre {durieurs^ arantag^s aoeessoirea, et repose sur les prinôpes que nous allons détaiUer.

L'un des principaux reproches qui ont été faits aux machines à fouler ordinaires, est tiré de ce qu'dlea ne mettent en mouvement que la partie inférieure du corps : reproche tout aussi peu fondé que celui qu'on pourrait £iire à la promenade à pied , sous prétexiè qu'eUe ne mettrait pas le corps tout entier en'moovement. Cependant, pour écarter cette objection, M. Hase a placé Fanse sur laquelle se reposent les main» des travailleurs en rapport avec une autre roue de trois pieds de diamètre, parallèle à cdle du treadmill, tournant simultanément avec elle et correspondant à sa partie supérieure. Les deux roues ensemble servent à mettre en mouvement une seule roue dentdée, qui est encore activée par Teau sur laquelle est placé le moulin. De éétte manière le travail reste entièrement le même , soit que les ouvriers pour se soiilager fessent agir leurs jambes ou leurs bras , ou que même ik se suspendent par le haut

rlioit o/îhe ptf^ impro¥9d tfadmUlfor thé pUjm^ni of prisoners ; alto of the patent partahU erank m«china ^ for produeùtg iabour of anjr degree ofteveritjTf in «oiitmrjr eonfinêment for ona^ Cwo or any numher ofprisonarM; bjr 9r. Hm: Ifo^wiêh, iSa4-

Vtm a«lM ^pnpAhé digne d'éire remarquée diM k nadiiiie de M. Hue, c'esi que le nombre des deg^ plaoét à une même roue peut éire réparti iné^demeni aux différens points de sa circonférence) et que fan^e fonné-par les degrés avec la roue peut varier à tolomë de 4^^ ^ 9o^ de sorte qu'on peut à cooi instant rendre le traTail plus léger ou plus pénible pour chaque homme en particulier. Chaque ounier étant complètement séparé de son voisin ^ on a dû craindre que dans cet état de choses ils ne profitassent 4|uelquefois de l'absence du surveillant pour sauter à bas de la roue: pour remédier à cet inconvénient, on a placé sur la planche qui con* duit au treadnnU une clochette qui est mise en mouvement dès qu'un poids quelconque pèse sur la planche

Malgré les avantages que présente cette espèce de tieadmill , qui jusqu^à ce jour n'a été appliquée cpie dns tm petit nombre de prisons» et surtout dans la maison de correction de Walsingham , où quatre daaiei de priscmniers travaillent au même treadmillt sans avoir entre elles la moindre commimication , ■ilgrf tous ces avantages il est une machine du ■ème inventeur qui remplit son but d'one manière heaneoiip pltis complète : c^est la pompe portative {portaUe erank moehinêy : die permet d'introduire

punni les diieniis le silence et l!isolemcnt le» plus absolus, et de soumettre le travail à un contrôle ezaot, même pendant l'absence du surveillant. D^à introduite aujourd'hui dans Texcellente prison du comté de Norwich , cette machine doit surtout être recommandée pour les maisons pénitentiaires ^ si Ion ne lui préfère pas un travail de manu&cture plus lucratif, et surtout plus propre à assurer l'existence du détenu après son élargissement ; condition d'une importance telle que les travaux qui en &ciiitent laccomplissement , doivent toujours être choisis de préférence à tous les autres. ^

Nous avons recommandé l'observation du silence pendant le travail ; et nous sommes d'avis que non-

1. De tous les reproches qu^on a faitt aa treadmiU, c^est celai sur leqael on a le moins insisté, tandis qae c^est, k notre ayis» le seul qu^on ne paisse réfuter. Il est incontestable q[ne le treadmiU, quelle que soit Thabileté avec laquelle on peut r««i> plojer, n'apprend absoloment rien au prisonnier, qn^ lai 4te la récompense qu'on aime à troarer dans topL travail » et même dans celui des prisons» c'est*à-dire la joie de roir réussir son ourrage \ quVnfin , assujettissant Thomme k une occupation toute machinale» il le dégrade au lieu de TélcTer et de le r^énérer. Anssi ne doit-on, selon aoas» l'employer que ponr les prisonniers sonmis à aae coorte détention» ansqaels il serait iUosoire d'apprendre un métier , ou pour les besoins journaliers delà prison en fait d>au» de farine» etc.; ou enfin» et ici surtout il nons semble dHin grand ayantage » comme une des petites diicipliaaireâ à appliquer pour les délits commis dans la prison.

lOS

aralancaft |;eiidaiit le tnvafl, mais encore pendant lonie la îoomée du condamné , le silence soit pour lui la loi; la parole, rezo^rtion. Il serait bon de i»*acoorder qu'aux détenus des classes supérieures la ficulié de s'entretenir entre eux; les autres ne l'obtiendraient qu'à dtre de récompense et à certaines heures déienninées. Il est, nous l'aTouons, facile et oonunode de supprimer en général l'usage de la parole; mats, conmie le fiût observer avec justesse Zdler *, un tel commandement résonne aux oreilles des détenus sans aller à leur cœur, parce qu'il est inhumain , non sans doute pour le chartreux, qui, Ibrt de sa foi religieuse, s'est condamné volonîwe' meni a observer le silence , mais pour le prisonnier, qui est Ibroé de le girder malgré toute l'indignation que lui inspire une telle contrainte. De là il arrive, comme l'expérience Ta fiât voir, que les snrveillans transgressent cet ordre, ou que les dé» icnos l'élndent au mojen d'un langage par «gnes d'aoUBt plus dangereux qu'il est secret

m L'homme a besoin é^ entendre^ de penser et de n parler y parce qu'autrement il ne peut fidre un pas c vers sOD perfiectionnement intellectueL La parole « doit donc exercer ses droits, même au sein de a la prison. Mais les paroles prescrites par des orc dres supérieurs n'atteignent pas ce but ; car elles

Il né partent pas du cœur ; elles ne s^ent pas à « Tépanchery et ne produisent que des sons passa- « gers, qui s^évanouissent avec d'autant plus de &cU «K lité 9 qu'ils n'ont pas été produits et mûris par la « pensée individuelle » seule capable de tirer les se* a crets du cœur.

m II faut donc que la liberté de la parole soit tolèc rée et exercée , et que son exercice soit de nature « à permettre au cœur de manifester sa parûcipaff tion aux objets qui l'entourent, et à former ainâ « la transition nécessaire pour arriver à l'intelligence c de ce qui est juste et légitime.

« Nous pensons que ce but sera atteint par les « mesures suivantes :

« i."* Les détenus de la classe préparatoire, qui « ont gagné^ cette &veur par des preuves sincères c de domination sur eux-mêmes , peuvent , dans les « salles où ils passent la journée, s'entretenir entre « eux avec calme et réserve : la même permission « est accordée à ceux de la classe dé garantie que « leur conduite en a rendus dignes, mais seulement K pendant les heures de récréation et celles de travaiL

(( a.^ Quant aux membres des deux dernières « classes qui n'ont pas encore abusé de la permis^ ic sion de parler, il leur sera accordé tous les jours « un quart d'heure ou une demi-heure d'entretien « par division , en observant Tordre établi entre les « diverses divisions.

c 5.^ Gel cntreti» n*a lieu qae sous les yeux des « sorvcslbns.

« 4-^ Tons les entretiens liceneieox , et nommé- « ment le récit d'actes illiâtes, les injures et les c juronens, les excitations ouvertes ou cachées tt à des ill^^fités on à la désobéissance , de même m que les cris et les chuchottemens , seront ré* m primés à llnsiant et punis d'un jour de silence c absolu.

« S.** Dans les conflhmoes qui se tiennent les di- « manches au soir, il est réservé à laumdnier ou à c ceux qui le remplacent, de diriger l'entretien sui« m Tant les exigences du moment

c 6* Tout autre entretien par parolet ou par m aigoes esc entièrement défendu.

« 7.* Si quelqu*im a une diose nécessaire k dire « pendant les heures oJi Fentretien est défendu , il c en demandera la' permission au surveillant, en c «nplojant le signe convenu, qui sera par exemple M le lever de la main, et il ne parlera qu'après Ta» c voir obtenue. *

Ainsi, dans la classe JP épreuve^ le silence serait one loi fixe et invariable, excepté dans les heiu-es d'éc<^ ou dlnstruction ; dans la classe de garantie^ k fictilté de parier serait quelquefois accordée à titre de récompense à ceux qui se distingueraient par kor bonne conduite ; et dans la classe prépara^ tùke cDe le serait tous les jours pendant des espaces

de temps courts et déterminés, mais jamais autrement que sous les yeux des surveillans. ^

La relation étroite et intime qui existe entre le travail et le silence, se rencontre également entre le travail et la solitude^ qui n'est autre chose que la privation de la faculté de voir, ajoutée à celle de la faculté d'entendra La solitude ou la détendon de rhomme seul, d'abord avec lui-même et plus tard avec son Dieu, s'il est encore susceptible de quelque amélioration morale, a de tout temps été reconnue par les sages et les connaisseurs du cœur Itumain , comme un des moyens les plus efficaces et les plus sûrs d'obtenir son retour au bien et sa régénération morale. C'est à cette idée qu'il faut attribuer lorigine des anachorètes , non-seulement de notre religion, mais encore des religions indiennes , persanes , etc. C'est elle qui a fait naître »

1. La prison de Plassenborg en Fnnconie» oà 1« sUence est prescrit d^une manière absolue, excepte pour les objets relatifs aux occupations de la journée, fournit une preuye remarquable des avantages de ce système. Quoique cet établissement renferme des individus condamnés à quatre mois seulement de détention, il n'y a eu, en 1 8a 3 y sur 3o3 prisonniers qui ayaieni fini leur temps, que loS récidives^ 58 autres ne se conduisirent ni bien ni mal, et iS6 avaient repris des habitudes régulières. Hartleben , AUgem, kritische jénnaUn der yerhaft'f Siraf- utid Besierungs^jénstalten, etc. (Annales universelles et critiques des prisons et maisons de correction , etc.), ton. I,pag. 4oo.

•ortout dans l*Êg^ grecque, ces nombreux ordres iB0ttttttî<{iie8 Youés à la TÎe contemplative Ceet elle aussi <{ui, sairant le récit d*un écrivain aussi distin- ^é comme jurisconsulte que comme philosophe, tût reçuder à Rome le silence et la solitude comme Tus des éiémcns principaux des retraites religieuses oliservées pendant la semaine sainte , et qui de cette manière produit les résultats les phis heureux et les plus louables. ^

Mais pour que le silence et la solitude, organisés de cette manière, puissent produire les résultats que nous avons indiqués, il fiiut que le détenu, quoique crindnel , ne soit pas un homme au cœur vide et sans émotion , ou a Fintelligence étroite et incapable ^ipnufer iVflêt moral de cette punition ; ce qui d'aiHeurs n*est pas k craindre ches les plus dange^ mix de tous les criminels, qui sont ordinairement les plus rusés et les (dus pervers. U faut que le coupable ait déjà connu son Dieu et qu'il ait senti le besoin de le retrouver, ou du moins, s'il n'en est pas encore venu à ce point , il fiiut que son temps •oit rempli par un travail actif et in&tigable , et qu'ensuite, dans les heures consacrées au délasse-

t. Hmi«» fiiaiiairw Fri9drmk Lmdwig MViMra (Esquisse ètUvfo ^ Fr. L. Wtnitr)*, Betlio» iSa3» pag. 194- i3a» «t (•^MiM UvTCtd* rimiuiioa de Jésos-Chrisl, parle Menbev- «— *T^BMii « Eempét; tnd. par Silbsrt, a.* Mit.; Vieaacy paf.X?U— UU.

ment» à rinsiraction, au senrice divin et à la prière» il cherche «on Créateur de tout son cœur et de toutes aea forces : U ne manquera pas de venir trouver le prisonnier 9 de lui apporter des consolations et de lui prêter Tappui de son bras dans le sentier diflt» cile de l'amélioration et de la régénération morale.

De la vient aussi la difiërence qu'on remarque dans les opinions et dans les expériences qu'on enetend alléguer tous les jours sur la valeur de la sdti» tude, considérée comme moyen de punir. Lorsquelle n>st pas accompagnée de travail, surtout lors^ qu'elle s'applique à un malheureux enfimt, traité avec mépris et avec cruauté , négligé et maltraité k dessein au physique et au moral , oonune Tétait l'infortuné Loub XVII pendant son affreuse captivité dans la prison du Temple S alors elle ne peut cou-

1. Une personne aaguste tVxprime en ces termes dans le touchant rëcit qnMle fait de sa captivité. « Barbarie inouïe , qui n*a jamais en d^exemple, d'abandonner aiiMi «n malheuffcuK enfant de hait ans* déjà malada, et de le tenir enfermé dans sa chambre sons clef et Terrons, sans antre secours qu^nne mauvaise sonnette qu'ail ne tirait jamais» tant il avait frayeur des gens qu^il jiurait appelés, aimant miem manquer de tout que de demander la moindre chose à tes persécntenrs. Il était dans an lit qn^on n'a pas teané pendant plus de six mois et qu'il n'avait pins la forée de fiire^ les poeea et les punaises le oonvratent^ son linge et sa penonse en étaient pleins. On ae l'a pas changé de chemise ni de bas plus d'un en; ses ordures restaient aussi dune In chnmbie)

duire q[u*à une dissolution complète, au physique > cooune au monL Une des preuves les plus frappantes de la terrible puissance de la solitude est l'hiscoire de ce paysan autrichien qui , convaincu de meurtre sur la déposition d'un témoin assermenté et la réunion d un grand nombre d'indices à charge, ne put être condamné à la peine édictée par la loi , parce qu'il s*était refusé obstinément à &ire Taveu de ses crimes. En cet état de choses il fiit condamné a Temprisonnement solitaire à perpétuité , et reflet de cette peine fut tel , qu'après deux ans de remords et de désespoir, il vint lui<-méme mettre 6n à ses peines par un aveu volontaire, et fut exécuté à Vienne au mois de Septembre 1819, comme le rap-

JMB«b pmnommt at les a •mporftéct pendUnt tout c« temp». Sa fto^lrc, fenn^ an cadenat arec des larreaux. Dictait jaaab oaTCrtc , tt Ton ne pooTait tenir dans cetie chambre à canae da Todear infecta. 11 aurait pcut-^tre pu se laver imi mimt • parce qa^O aTalt une cruche d>aa , et sa tenir un p«« flaa propre, sala accablé par laa naoTaîa traitemensy il n'ea a^ii paa le conra|;e , et aa maladie complétait à lui €m 6ter la foi^e. 11 ne demandait jamais rien, Unt ses gardiens le disaient frémir. Il passait les jours k ne rien faire; on ne lai donnait point de lumière ^ cette position affectait aatattC wom moml ^a son pbjrslqae ; il n^est pas étonnant ^H aok tombé dsrna un marasme effrojable. " (Mémoires fatiicattarat Catmaat avec Tonvraga de M. Hue et le Journal de CUty f rbkUMra complète de la captivité de la Camille royale S la «aor da Temple; Paris, iSi?, pag. Sg et snivO

I JMctiosaaira daa sdancea tédicaleii ton« XXX » p. 34o«

pone M. Miller S témoin oculaire. Ce (ut aussi la puissance de f emprisonnement solitaire qui , lors de la promulgation du nouveau code de Philadelphie » par laquelle ce châtiment était désonnais substitué il la peine dé mort , produisit sur deux détenus une impression si terrible que, d après le témoignage de La Rochefoucauld ^^ ils demandèrent en grâce d'être jugés d'après Fancien code.

Mais l'emprisonnement solitaire , considéré comme peine, présente dans ses résultats des différences qui, il faut l'avouer, devraient être connues d'avance du juge , comme devrait l'être aussi le caractère et le cœur du condamné. Cest^ainsi^ que de deux garçons servant dans la même métairie, et condamnés tous les deux a l'emprisonnement solitaire dans une maison de correction , l'un , être stupide et paresseux, passa son temps à dormir tranquillement; tandis que l'autre, homme actif et plein de force, se trouva en danger de perdre entièrement la raison, au point qu'il devint nécessaire de soulager ses maux. Ce sont des faits de ce genre qui ont &it dire à M. Stokes, directeur de la prison de Horsley , dans les réponses qu'il fit au comité de la chambre des communes, qu'il préférait un emprisonnement soUtaire de quatre à six semaines à celui de plusieurs mois, parce tfm

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