‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 50 sur 119 · Tke idUr, n · texte numérisé non relu

Tke idUr, n

a. Howard I State ofthe prisons in England and Jf^tdes} with pr0liminafjr observations and an acoount ofsome frisons, Lonr dres, 1777, p«g. 24.

Note 5.

Aliénés détenus dans quelques prisons écos^

saises*

« TkuB b prison dlnverness toutes les cellules étaient vides , à l'exception d'une seule En s'ap* prochant de la porte pour l'ouvrir, notre guide nous fit observer que nous ferions mieux de re» cnler de quelques pas, parce que les exhalaisons qui sortaient de la cellule à Tinstant où on Touvrut, étaient très «fortes, et que lui-même avait peine à les supporter. Après une ou deux minutes d'attente, mon ami entra dans la cellule, mais il fitt obligé de se retourner aussitôt, subjugué par TafiTrense fttidiië qui régnait dans ce lieu. Quant k moi, je restai qudqnes instans tnmquille devant la porte, ht détenu était couché sur un matelas, dans le coin le {dus reculé de la chambre. Â di* verMS questions que je lui adressai, il ne répon-* dit que par un torrent de larmes. JTappris qu'il avait été traduit devant les tribunaux comme cou» pable de tentative de meurtre, et qu'ayant été reoonna atteint d'aliénation mentale, on Tavait condamné à lemprisonnement On voyait que depuis très-longtemps on ne s'était occupé de s^i barbe; tout son extérieur était hideux. Il ne profile que rarement de la permission qui lui a été accordée de passer de sa chambre dans le corri-

K dor. Lorsque la porte est fermée, l'air ne peut 4K arriver à lui que par une ouverture pratiquée dans « le ûiur entre le corridor et la cellule. * Ce mur ^ m'a paru de plusieurs pieds d'épaisseur, et T^xtré» « mité Ja pi us étroite de l'ouverture a 18 à 20 pouces o carrés : elle est ' recouverte de grosses harres de « fer, assujetties d^ns la muraille. Toute h prison ce présente dans son intérieur un aspect sale et déa goûtant; mais la cellule de ce malheureux suret passe en horreur tout ce qu'on saurait s*imaginer. u Je ne pourrai jamais décrire la puanteur chaude a et pestilentielle qui se manifesta a l'instant où la « porte s'ouvrit, et qui sert à la respiration habi- R tuelle de cet infortuné. Elle ne provenait pas même a exclusivement du vase de nuit , que j aperçus dans « un coin de la cellule, et qui paraissait être plein. « L'homme dont je parle vivait déjà depuis six ans flc dans ce réduit. ^ *

Note 6.

Histoire abrégée de la contagion qui se mani^ /esta dans la prison de Milhank.

Je ne crois pas que jamais une maladie ait él4 l'objet d'autant d'écrits et d'ouvrages que celle qui

^i— — I ^i— — ^»^i— ■ Il

I. GumiBT, Notes on a visit mode to iht priâons in Scotiand fmd ihe north of Engiand , in eomftanj' %t^ith Elisabeth Fry ; a.* ^it. Londr«s, 1819, pag. toS et satr. Vojrei un antre fait dç ce genre dans U même onTrage, pag. 19 , 39 et snir.

désola la piison de MiUbank , quoiijue en somme elle n*ait pas emporté un grand nombre de victimes. Outre les ouvrages publiés par Bl le docteur Hut* chison S médecin de l'établissement, et M. le doc* leur Latham ', appelé exiraordinairement , et les écrits de ML Holford^, membre du prlement, qui a donné encore d'autres preuves de* son zèle dans le comité rfadmiaittralion dont il fidt partie, j'ai sous l'es yeux ckM| rapporta très-étendus4, in^mmés par ordre de la chambre des communes, et un grand nombre de brodiures et d'articles inaérés dans le QaarUrly re*

I . j4 itmttmtni of xKt trangaetions , on occasion ofthe extra» éprdinarjr âithtêêi wAfcA has tatefy- ocettrred at MUbanki hy jiUxamiar Bmi^iêom^ Jf. D. Lomdom^ iS>3.

o. Jtn mccammi oftha disHua féUêày prat^alemt at tht central pmùUnîiarjr } fy ^* Mère Latham, M. P, Itondon^ Mareh 183 5»

3. ^irêt , ꀀOful, third vindieation of the gênerai peaiten^ iimrTf 0t€.f bjr G, Bolforé^ M* P. Lomdon^ iSaS.

4* ^Êpéff af tA« commhtaa of %ka ganarai pamitantiarjr at MiAaaki pur$maM to tha Sglà Geo. lU, e. 136, s. 16; ordettd èjr tka komêt of commonM f la be priated, 17 âfareh iSa^ (tSo). Beport ofAa phjrêiciam on îhe itttie offSe grnemi penttentiofjr at ÈtUhank^ SfA jipnl iS^S (-^56). Furthur paptr» f^latiag to tàa pemtantiMty at MUhank, tte,; ordmtmd bf thm houso ofcom^ wnoiu^ta haprimadt a Ma% iè93 (309), JUpoH from tha Moisai mamittaa mi |A# ama ofiha peaittaliarj- at Btilkank; ordered hjr lA« hmma mfaammoaSf to ha priatad^ S Jtriy iSa3 (533). Mepofîfram tha êoUa eoaumittaa on tka pamitantiattf at Miihamk; ^rdmwà êgr lAc Am«# af «ommmim, to ht prinud^ 1 1 J»k 1694

PU(v^^ et dans les revues médicales de Johnson* et de Duncan.3

Nous énumérons ici les causes de la maladie , qm a présenté un grand nombre de isujeis aflRectés du scorbut de terre et de diarrhée r

1 .*^ La situation de rétablissement sur le bord de la Tamise, et le fossé ranpli d'eau qui l'environna Le rez-de-chaussée n'est élevé que de 8 pieds S pouces au-dessus des hautes eaux, et de 5 pieds et demi au-dessus de la haute marée. Les cours sont d'im pied et demi plus basses que le rez-de» chaussée.

:2.^ Le peu de renouvellement de Fair dans les b&timens et dans les cours , entourés les uns et les autres de hautes murailles.

3.^ L'abattement et la dépression morale qu'<ïntraîne dans toutes les prisons la privation de la liberté,

l^"* L'hiver insalubre de iSaa à iSsS, qui augmenta aussi à Londres le nombre des mala£^ , au point que le nombre des malades surpassa d'un tiers en sus le terme moyen des autres années.

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