‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 51 sur 119 · Quarterijr re^ieWf tom. XXX , p«g. 43 a et sniT · texte numérisé non relu

Quarterijr re^ieWf tom. XXX , p«g. 43 a et sniT

a. JoRVSoii^s Medioo^ehirur^iemi r€9^9€Wf tom. VII, pftg. t «t soir.

3. Edinhurgh médical and $urgical jourmat ^ t. XXII» p< 97 et saÎT.y et tom. XXIV, ptg. 3i3 et (ai?,

Ici i8aaf ptree que la latioii amérienre semblait trop forte « diuunalion approuvée par le médecin de la prison et str James Macgregor, chirurgien en chef de Tamée britannujoe, et la suppression presque entière des substances animales.

Nous citons cette dernière cause, quoiqu'on puisse notis opposer le &it que le programme adopté après le 4 Juillet pour la nourriture des détenus de Hilhank, avait été pendant quinze ans en usage^ a peu de différences près, dans la prison de Dorchestar* Suivant ce taux les détenus n'ont par jour que a onces de viande au plus*; car les tètes de

I. Profrmmm* aaUrieor aa 4 J aille t iSsi. Ua« lirre et demU ûm pttl« ppor eba^pM d<Ua« da mx« ^ufOvUn «n-deiM* d« dlx-^oii aa»» ■■• llvr* pow !•• avuw, Lat pr^oaa aA-datfOM dU dis -hait aaa rafoivasi i^ liTra, lon^aa la diraetavr at l^ma^aiar oat été eoaiaoa da Icor condaita pandani la aamaiaa pfMdasCa. A d^aânar» aaa plnta da créma d*aTolna coiu oa da toapa. A BiidI» laa dimaacba, aurdl, jaadi at tamadi» ils aacaa da taataa da viaada caâta ai taaa oa» avac aaa daiaipiala da l^ailloa al aaa livra da pomaaa da tarra^ lai laadl» safÇfadi a( Taadrcdi , sa ^aari da boailloa poar laa hommaa» aaa plaça poar lat feaiaiat : ca boailloi^ ast ëpaitii avac da Torfa d*EcaaM« da ritt das pois oa dat poaimas da tarra^ pnU daa ahoax, daa aavala oa d*aatraa léfamaa éaoaawiqaaa ^ uaa ttvra da paiMaa da lafra* La aoir, aaa plata da créma dTaroiaa aa da aoapa.

Pkaffaauaa poatéiiaar aa 4 Jaillat iSa>. La aMtia» a} Uvraa da paia ac aaa piaia da crAaia d^avoiaa poar laa boauDas} 9 aaeaa da pola ai } da piala da créaia dVvoiaa poar laa faaimat. A mUà^ \ da lifta da paia at aaa piau da aoapa poar las

bœuf qui servent à fitire la soupe, ne contieimait

hommes; 9 oocM de pain et \ de pinte de soupe ponr les fem« mes. Le soir, itne pinu de sonpe pour les hommes et l de pinte pour les femmes. La sOupe se prépare avec des têtes de bœafi à défaut d^autre viande « k raison d^une tête pour 100 hommes ou pour 190 femmes*, elle est épaissie avec des choux et des pois ou de Torge. Le conseil d^adminbtration peut , à son çré, templaoer le pain par des pommes de terre, à raison d^ne depii-lÎTre de ces dernières pour une livre de pain.

Programme actuel, en vigueur depuis la cessation de IVpvdémie. Pour les hommes : le matin, ^- de pinte de lait mêlé avec 7 pinte d^eau et cuit avec i once de farine, et-; livre de jfkain. A midi , les dimanche , mardi et jeudi , 6 onees de restes de viande sans osi avec •{ pinte du bouillon qui en résalte« I livre de pommes de terre et j livre de pain. Les lundi, mercredi et vendredi , 1 quart de bouillon formé avec la viande de la veille et épaissi avec de Porge drosse, du rfz, des pommes de terre ou des pois, pnis un plat de choux, navete on autres légumes économiques, i livre de pommes de terre et i livre de pain. Le samedi , a onces de fromage avec 1 livr* de pain et des oignons j le soir comme le matin. Le déjeâner des femmes est le même que celui des hommes, excepté qu^on ne leur accorde que la moVtié de la portion de pain de ces derniers. Repas à midi, comme celui des hommes; seulement » j)endant les ;>ix premiers jours de la semaine^ deux fois moins de pain^ et 13 onces de pain le samedi. Le soir, comme le matin. Du sel et du poivre selon le taux fixé par le directeur; auparavant on n>n donnait par jour qu^une livre , qui se partageait entre les détenus. Le conseil d^administrattdn peafraog« menter les portions de ceux qui travaillent outre mesore, comme aussi dans d^autres cas qui sortent de la règle ordinaire. Cenx qui sont enfermés. au pain et il Peau, en reçoirent matant qve le clilrurgien juge à propos de déterminer.

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diaeune que de 8 à la livres de viande. Si Ton joint k oeiie circonstance celle de la position de rétablissement et les approches de l'hiver, on s*éumnera cTautant moins de l'apparition de l'épidémie, qn'à la même époque, dans la maison de force de Coldbathfidds , située au nord de Londres sur une hauteur libre et aérée , l'introduction du même taux d'alimens, presque tous appartenant aux sub^ lances végétales, amena une éruption de scorbut de terre et de diarrhée, qui ne fut calmée que par le changement du programme ^ D'aboid , vers la fin de i8aa , le nombre des malades alla en s'aug* mentant dans le quartier des femmes; mais, dès le commencement de i8a3, le mouvement devint décroissant jusqu'au 1 4 Février , époque où eut lieu le premier décès. Déjà le 8 Février le docteur Hutchison avait dénoncé au conseil d'administration réruption du scorbut de terre , et le conseil avait résolu de charger sir James STGregor de £iire une enquête sur l'état sanitaire des détenus. Ce médecin , après avoir visité la prison le 1 4 Février , déclara le 17, dans son rapport, que b santé des détenus o'était pas considérablement viciée. Mais entre le 1 7 et le 20 du même mou le nombre des hommes es de l'épidémie s'accrut d'une manière in-

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quiétante, en même temps que celui des femmes , et le 38 Février on appela en consultadon lcs*doG^ leurs Maton et Latham, et sur le refus du premier, le docteur Roget A. cette époque , sur 858 détenus il n'y avait pas moins de 44^ malades; ceux qui souffraient le plus > étaient les prisonniers de la seconde classe, qui avaient passé un temps plus con^ sidérable dans l'établissement } tandis que les hom* rues employés à la cuisine et jouissant d'une nour^riture meilleure y n'éprouvèrent pas la moindre at* teinte de l'épidémie. Au mois de Mars un comité fut nommé, dans le sein de la chambre des communes « pour faire une enquête sur cette maladie, devenue l'objet de l'attention générale ; il entendit un grand nombre de médecins et d'autres personnes capables de donner des renseignemens sur l'épidémie et sur toutes les affections du même genre. La nourriture fut changée; chaque détenu reçut journellement une oi^ange. Le nombre des malades sembla d'abord diminuer; mais il se manifestait des rechutes fréquentes , et , sur le vœu exprimé par les médecins , le Collège royal de médecine leur adjoignit les doc^ leurs Hue, M^VIichael et Southey. Enfin, pour empêcher les rechutes et rendre la santé aux malades , on résolut de faire sortir de l'établissement tous les détenus, en commençant par les plus dangereusement affectés, qui furent bientôt suivis des mous malades y puis des convalescens et des honunes bien

portan8.-A pardr de Juillet , les femmes Tarent transportées dans lliospice des individus attaqués d'o]d^ thalmie » situé au nord-ouest de Londres , dans le parc dn régent, et les hommes à bord des pontons de Woolwich, sur la Tamise. Dans ces deux nou- ▼eaux séjours les mabdes se guérirent peu à peu, quotqull se manifestât souvent des rechutes de diarHiées. Cependant on observe que chez les fen^ mes guéries dans Thospice la convalescence marchait très -lentement, tandis que le petit nombre d*entre dles qui se trouvaient à bord des pontons recoavrûent promptement Fusage complet de leurs membres. Cest pourquoi on acheva, au mois de Janvier 1 8a4 y de transporter sur les pontons cdlesqui n'y étaient pas encore. Cette mesure produisit bientôt d'heureux résultais; néanmoins on observa de nouveau des diarrhées, sinon mortelles, du moins de très-longue durée» ainsi qu'im abattement excessif, qui augmenta encore chea beaucoup d'entre elles par le regret de n'avoir pas eu part aux lettres de grlce accordées à cette époqtie par le roi k un grand nombre de leurs compagnes. Sur une nouvelle recommandation du conseil d'administration , toutes les femmes furent graciées , et le 1 8 Juin 1 8^4 ^ dernière d entre elles quitta les pontons entièrement guérie. Les hommes, au nombre de 400, distribués sur les pontons de Sheemess, Chatham et Woolnich, dninrent un adoucbsement de peine. Depuis u. 16

cette époque Tétat sanitaire des déte&vs des deuxsexes est rentré peu à peu dans ses proportions ordinaires.

-, Ainsi se termina cette épidémie, qui, si elle n'a pas amené un grand nombre de décès S ne laisse pas de donner un témoignage peu honorable à l'état actuel de la médecine en Angleterre. De tous les remèdes qui furent employés, le plus efficace £atj à ce qu'on prétend, le mercure doux mêlé. avec une légère quantité d'opium.

Depuis on a fait subir aux bàtimens et aux cours qui composent la prison de Milbank , des changemens &vorables au renouvellement de l'air, pour lesquels on insulta particulièrement le girand |^y-* »cien sir Humphrey Davy. Grâce à ces améliorations, on a pu recommencer au 9 Août 1824. d*j loger des détenus; ce qu'on a eu soin de n'opérer que successivement : ainsi , au 4 Juillet 1 8a5 , le nombre des prisonniers ne se montait qu'il 238, dont 169 hommes et 69 femmes; le 1 7 Février 1827 les cinq pentagones contenaient déjà 45^ hommes et io5 femmes, l'un des pentagones réservé aux feat* mes n'étant pas encore habité. Depuis la nouvelle

1. Du i.*' Janvier 1899 jnsqaTaa 4 JùUct jSaaiv ^o^e de rintroduction des aouyellef ratioas, il moontt à MillMiik qaatone détenai^ d« 5 JniUet au 3i Décembre il en monntt boit; pendant le mois de Janvier iSaS» deux; en Ferlera six; «tft Man, onseï en Arril, eix; et en Mait qnatrt*

mise en adUriié de k pmon jusqu'en Février i8a6 il n*y était mort qae cinq personnes, dont Tune "fàr suite de soicide; la seconde était attaquée d'une malacfie orguiique, et deux autres étaient arrivées malades dans la prison. Le nombre total des déeès pendant Tannée ida6ne fut quede i5, dont 1 1 hommes et 4 femmeswi

Note 7.

Liste des meilleurs ouvrages sur les maladies qui peuvent se manifester dans les prisons. "

John Pringle's Obserçations on ihe nature and cure of jail fevers, London^ 1760.

MiCH. ÂLBERTi Dissertaiio de morbis carcerata^ mm. Halœy 1754*

Jo. Christ. Pohl» Programma de cura morbo^ rum in hominibuSj carcere inclusisj obserçatorum, Lipsiœ^ t^^2•

John Mason Good*s Disseriaiion on ihe diseuses 0/ prisons and poorhouses. London , 1 7 85. Traduit en allemand par le comte Ch. de HarracL Vienne ,

Seb, C£Ra, de febrl nosocomiea^ cui accedii de

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