‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 59 sur 119 · Aucune conversation n'aura lieu dans les cel · texte numérisé non relu

Aucune conversation n'aura lieu dans les cel

Iules après l'heure du coucher^ la surveillante est

chargée de dénoncer toutes les infractions à cette

règle«

Note 3i.

Quelques mots sur Howard.

Hov^ard, dont la vie publique, signalée par un si grand nombre d actions et d'écrits' philanthro-

1. Voici la liste dés écrits de H<nvard, aTec PindJcation des différentes éditions :

1.*" Th9 statB of the prisons in England and WaUs , wi(Jb preUminarjr observations « and an aeeount on sonte foreign pri^ sons; hy John Hov^ard, F. R, S.^ ff^arrington y Ejres, »777» in-4'^9 5a o pa|;es avee 4 planches. Deuxième édition : tf^ar-

piques, est asses connue en Allemagne par les ouvrages d*Âikin et de Brown, n'écait pas , comme on

rtngtom, Ejr^if i779t in-S.* A paTtîr de cette édition, Tappen* dice dont il Ta être «piestlon est compris dans TouTTage prinrîpat. Troitiéme Mlion : H^arringion, -^TCf, 1783, in- 4**9 S16 pagca, 4** ^^ Londres» 1791, in-4**

9.* jipptmdix 10 tke êtaf of îhê pri$ùns in EtÈgUmd and Hernies t wilA prtUminary okteivûiiùnê i and un aecount on «ome forêign prUonâ^ hjr John Howard ^ F. il. S, contai ning afurthor «cc««4if offoroign prison» and kospitaist w^th additional remarks on tke priêom of tkU eountry ^ H^arrington ^ Ejrre»^ 17791 ^^^ 4**; sao pafM «▼•« 7 planches. Denslème édition : H^arring* ton 9 Ejrre»f i7SSt in-4**î 3oa pages avec iS planches.

3.* Hiêtorical ramarkâ and aneedotet on the castU of the MaêtiiUt tranêlatod from thofronekf puhUshed in 1774» H^aT'* ringiont Eyroê^ 1779» In-S.*, ^o pages.

Howaid St anasi paraître en fran^ds à Warringlon ce petit ovTrage , dont la pnhUcatîon avait été étonffét tn France dnq ana anparaTani.

4* J^n aceomni of tho principal ioMaraitoê in Europe { with vartoms papen rolalivt to tho plagma : togethor with further o^êorvationê on «oeie for^n priêonM and hospitaii ; and addi» U^mmi romarkâ on the prêtent états of thoso in Groat Britain amd irtiandi hf John Howard, F, i?. S. H^arrington^ Ejres, 19699 ln-4.% aT. %% pi. Denuémc édition, Lond., 1791 , iq-4** (contient aussi Topusculc dont il est «piestion sons le n.* 6).

S.* TranêUtion of tho pénal Code ofthe grand dmke of 7*iw* omm i Warrington, Bjrt*i 17B3. e

6u* Appendix to tha aeeouni of tha principal ia$areH0M in E^àTope « c^Mtaining ohcervationâ eonceming foroign pritom ahd koépitaU , colUtted hr M, Howard in his eondmding pouri tO" geiker with two icttert to M, Howard , from Jokn Hajrgortk , M. D. fpnhiié pat U D.' Aihin)} 1791 , in*4.% 3« pages.

l'a souvent cru avant et après sa mort, un rêveur enthousiaste, réclamant l'application de théories im«praticables ; au contraire , il combat souvent dans ses écrits ridée chimérique de ceux qui ne sauraient trouver des prisons assez douces et assez agréables pour les détenus, quoique dans ses voyages il ait bien moins souvent rencontré des exemples de cet excès que de Texcès contraire. Malgré cette manière de voir, il exerçait une grande influence sur les détenus et même sur les criminels les plus endurcis : on en vit une preuve lors de l'insurrection de la prison de Savoie, à Londres. Déjà les révoltés, au nombre de deux cents , avaient égorgé deux de leurs geôliers et menaçaient de tuer toute personne qui s'approcherait d'eux. Howard seul se hasarda , malgré les prières de ses amis et les représentations des geôliers , à pénétrer au milieu d'eux » et TeATet de ses paroles douces et bienveillantes fut si grand, qu'ils consentirent à écouter ses remontrances, lui exposèrent leurs griefs et se laissèrent enfin reconduire tranquillement dans leurs cellules.

La dernière action qu'il Ht dans son pays, deux jours avant qu il ne le quittât pour ne plus le revoir, fut encore un bienfait envers les détenus. Par un codicille ajouté à son testament, il disposa, en ùlveur de la première société qui s'élèverait pour adoucir la misère des prisons anglaises, d'une somme de cinq cents livres sterling, que dé)à antérieurement

(voy. tom. L**, p. 55 1) il avait promis de lui léguer. Ce furent là les adieux de Howard à sa pjitrie. Précurseur d*une épo<{ue meilleure , cet homme illustre a mérité Féloge que lui décerna l'un de ses compatriotes, qui fut aussi un homme au cœur noble et g<inéreux. Ec|mond Burke s'exprimait ainsi, en 1 790, devant les électeurs de Bristol : ^ Howard a parcouru toute FEurope, non pour admirer la magnificence de ses palais ou l'éclat de ses églises, non pour tracer le tableau exact des restes d'une grandeur déchue, ni pour obtenir la juste mesure du mérite des nouvelles productions de Fart, ni pour faire des collections de médailles et de manuscrits, mais pour plonger dans les profondeurs des cachots, pour respirer Fodeur empoisonnée des hôpitaux, pour observer dans leurs principaux asiles la misère, Fopprobre et Fa vilissement ; pour aller relever ceux que tout Funivers avait otibliés; rendre à une condition plus supportable les victimes de la négligence; visiter des êtres abandonnés de tous ; comparer et apprécier les souffrances des hommes de tous les pays. Son projet était à b fois plein de génie et d'humanité; c'était un voyage de découvertes , un tour du monde entrepris par la charité chrétienne. * ^

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