Ibid. , tom. III , pag
4. Il est curieux, de confronter cet appareil de barbarie an 19.* siècle avec une ordonnance saxonne, du 7 Mars iSSq, qui aons tombe sous les yeux : « Les prisons, y est-il dit, ^tant « destinées à s^assurer des prisonniers et non k les tourmenter, « elles doivent ^tre organisées de manière ifae leurs habi^ans « nVprouYcnt aucun domn^age. * Aeltere und neuere Gesctze ^^ Ordnungen, etc.j/Ur das Fûrttenthum fVeimar und fur di9 Jtnaitche Landesportion ç von 3". Schmidt. Jena, 180), t. IV^ pag. 36.
Prison de Mwmkeim*. Cet établissement» fonde en 1749 par râectenr Ourles-Théodore, devait dans le principe servir i b fois de séjour aux condamnés, aux aliénés et aux orphelins. Depuis le commencement du 1 9.* siècle , cet état de choses a cessé , et la prison ne contient plus » à peu d'excepHons près, que des individus frappés de condamnations judiciaires. Le nombre des détenus est d*en-> Ttrott 900. Le bâtiment a deux étages » outre le rez-dechaussée et les souterrains; il est situé au centre de la ville et environné d*une cour; la partie intérieure a la forme d*un carré long. Au rei-de-chaussée se trouve l'église avec la sacristie. Elle communique par une porte bien fer* mée avec la prison proprement dite. Le rez-de-chaussée contient encore une grande salle de nuit et deux petites, la chambre d'observation du surveillant (ZuchtmeisUr), une autre chambre destinée aux interrogatoires , un petit bureau et la chambre au linge, pub quatre chambres voûtées {Blackgefangnisse)t qui re<^oivent la lumière par de petites fenêtres rondes donnant sur la cour et qui peuvent être chauffées en hiver, et enfin deux fosses d'aisance
Le premier étage contient la partie supérieure de l'église, exclusivement destinée aux prisonniers (la partie inférieure est également accessible au public) ; une grille assci épaisse la sépare en deux parties, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes. On trouve encore dans cet étage une grande place éclairée sur le devaut , un long corridor, une infirmerie spacieuse, une chambre à coucher pour des prisonniers, le logement du premier snrretllant , la salle où l'on tisse le lin , et quatre petites
iprisDtis qui -reçoivent une Inmière assez rare du cÂté de la cour. Au bout du corridor qui traverse cet étage dans une grande partie de sa longueur , se trouve la fosse d*aisance.
Le deuxième étage renferme une grande salle de tra* vail, placée au-dessus de réglîse» une autre plus petite; un grand dortoir et deux petits, une place de devant et les magasins des chefs d'ateliers. On y trouve, comme au premier étage, quatre petites chambres donnant sur la cour et un corridor terminé de la même manière. Les deux étages et le rez-de-chaussée communiquent entra eux par un escalier commode, construit en pierre.
Le souterrain contient la cave, une place de devant donnant sur la cour, un dortoir à cinq fenêtres, et un autre à deux fenêtres ; deux petites chambres à une fe* nêtre chacune; la menuiserie et Tatelier de tourneur» qui reçoivent le jour du côté de la rue; les bains , la chapibre aux ustensiles, et le lieu où se trouvent les ma» tériaux nécessaires à la bâtisse. On y trouve encore deux £lockgefangnisse, qui ne peuvent pas être chauffés et qui reçoivent le jour par une petite ouverture ronde donnant sur la cour.
Vis-â-vis se trouve le bâtiment réservé aux femmes , dont la disposition est analogue.
Au nord-ouest de la cour se trouvent un petit jardin^ la cuisine , la buanderie, les magasins au pain et au boi^^ une écurie pour des porcs et de la volaille. Le bâtiment est borné à Touest par ces différens bâtimens et par la demeure du directeur, au sud et à Test par des maisons particulières , dont il est séparé par un fort mur mitoyen.
Si Ton excepte cette dernière limite, qui empêche trop peu les communications avec les personnes dn dehors, la prison de Mannheim laisse peu â désirer sous le rapport
tie la sèreté. Diffërens complots ont été formes depuis tingl^dnq ans par les prisonniers pour se procurer leur Kbcrtë; mais ils ont tous été découverts â temps, et sur quatre détenus qui depuis seize ans ont fait des tenta* tives d*évasion, nn seul est parvenu â s^échapper.
Prison de Fribourg*. Cet établissement est situé dans renceîate de la ville de ce nom : il est borné au nord , an nord-est et i Fouest par des mes; an sud et à Test la vue s*étend librement, et une cour tré»-vaste l'environne de trois côtés ; le tout est ceint d*une muraille de ao pieds de bant. Dans le même enclos se trouvent encore une buanderie, une chambre pour les morts et une chambre à cendres. Au snd-ouest, et parallèlement au bâtiment principal , s*étend nn bâtiment â un étage, de aSy pieds 4e long , où se trouvent le corps-de-garde , des cabinets 4'observation et des chambres â coucher pour les surveillans, et les ateliers de travail. Le bâtiment principal a 397 pieds de long et deux étages : au rez-de-chaussée se trouve une petite place sur le devant , avec une fontaine et des pompes â feu ; la fabrique de nurbre , répartie entre trois grandes salles de travail; une chambre spacieuse» destinée â contenir les matériaux et les instrumens; les ateliers de tisseranderie, des chambres pour les surveillans, deux grands réfectoires pour les hommes, un local pouD des bains chauds , le magasin à pain , un autre magasin servant â la fabrique de marbre; enfin, la cuisine avec le logement des sommeliers. Au premier étage sont rimfinnerie des hommes et six dortoirs pour les prisonniers bien portans; à càté de l'un de ces dortoirs» qui est réservé aux prisonniers les plus dangereux, se trouve
a. Mtêckrêéêmmff d^r Strm/^jfmsisk «« Frtibmrg im Br^ûgmH, D: Wai»»Miea Wbic», av«c MiU épigraphe : lUrSëaéet «•IIMmi mMéêick htuêrn , mbtr nUhi mmur^éhm. Fribonrg, i$>g«
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kà ^Hiifem à €mAtr de l'un des simreillaiis. A« deoxléniê fter s« traavcat à droîU la chancelkarie» k logcmcal éft JkttIcT et un aagasin d'outUs; à gauche éeix d» triTaii et va réfectoire destinés aux f crocs, tv d«rleirs, une infirmerie > un magasin de lÎAge et la de la sanreillante. Uextrémité nord-e&l en hàtà- Il est traversée par un eanal, qui reçoit les mviMBet cmpèdie la corruption de l*air. D après Tétat actnd des dortoirs et des salles de trayait» la prisMi p««rmit contenir 160 hommes et 40 femmes; rinfiimerie des hommes a de la place pour 33 personnes ; celle des femmes pour 7 : treisie personnes sont chargées de snrveiiiery soit la conéuite, soit les trayaux des prisonniers. Le paste militaire placé Âans la prison se compose d'm sous-offder y d*un capoval et 4e neuf soldats. Des rondes ont lien pendant ia nuit
Prison de Kaiserslautern\ Cet établissement est deSr tiné i seryir à la fois de bague, de maison de réchtskm et de maison de correction à une proyince de la Bavière ^pe régissent encore aujourd'hui les lois françaises. On a cherché à assuirer la sûreté de rétablissement eè Teiécifrtion des lois an mo jen des réglemens smvans :
Les individus condamnés aux travaux forcés sonÉ atlae chds aux deux pieds par une chaîne à laquelle pend «n boulet, ou, si la nature de leur travail le permet» on les accouple deux à deux. Des exceptions ont lien snr une omsuHation dn médecin. Tous les condamnés en matière criminelle sont enchaînés par un pied pendant U nuit » dès qu^iis sont reconnus pour dangerenx. U ne leur est permis de porter aucun ustensile de fer ond'acier. Tonte