‹ Leçons sur les prisons présentées en forme de cours au public de Berlin, en l'année 1827Chapitre 93 sur 119 · F'êf^r^bmm^B eu., pag» so · texte numérisé non relu

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cVtMent à peu près les seules occupations qifou pût adopter sans craindre de blesser les droits des corporations de métiers par cette concurrence d'un nouveau genre. Quoique ce motif ait perdu une partie de sa force depuis les mesures prises par la plupart des gouvememens allemands pour favoriser la liberté du commerce ', il est cependant encore aujourd'hui l'un des obstacles qui s'opposent en Allemagne à l'introduction d'un sjstéme de travail plus favorable à l'amélioration des prisonnien.

Mous allons développer aux yeux de nos lecteurs fil série des faits que nous avons recueillis sur cellç branche de l'économie des prisons.

Les travaux établis dans la maison de correction de Munich^ consistent en une excellente fabrique de draps et des métiers de cordonnier et dé tailleur. La fabrique rapporte à elle seule à l'État plus de 5o,ooo il. par an; les personnes les plus riches portent le drap qui en sort. Suivant le plan de M. de Weveld , tel qu'il le concevait en 1810, les hommes devaient encore être employés comme expéditionnaires » conmie charpentiers, maçons» boulangers, selliers » tisserands, etc., etc., et les femmes à remplir les soins de propreté, à^ laver, repasser, cou-

1. Ceruins gouyernemens cherchèrent k proscrire les ahiu des corporations et à les sonmettre à la surveillance du pouvoir, tout en tâchant de conserver et même de ranimer le principe de vie qui les avait fait briller autrefois j de ce nombre sont la Bavière, les grand-duchés de Bade et de Hesse, le Hanovre , le Wurtemberg et Saxe-Weîmar. Ailleurs on se proposa d'augmenler la liberté du commerce en restreignant le privilège à un certain nombre de métiers : telle fut la mar.2he suivie en Prusse j enfin, dans d^autres pa^s, comme par exemple dans le duché de Nassau, on supprima entièrement les corporations. MimaKAiEK, GruntUatze des gemeinen deutschen Prèvatreehu i 4** édition. Landshut, iSBo, tom. II, pag. 918.

a. maTLEBEiTy n.*" ai, pag. 359, et Appsut, a."* 3, pag. i38.

ère, tricoter, etc.; faire la atisine, et en gënérat rem« plir tons les devoirs d*ane femme du ménage. '

Les prisomiicn sont encore inactifs dans la plus grande partie des prisons du duché de Holstein *. Il en est autrement dans le duché de Schleswig^et nommémei^ à Gluckstadt', où chaque prisonnier est tenu de remplir une tâche déterminée j s*il ne la livre pas, il est puni; s*il livre plus d*ouvrage quon ne lui en demandait, il est payé à part pour le surplus. Les travaux consistent à filer, à carder et à houpper la laine» à tricoter des bas , à tisser » à Cure des tuyaux de pompes i feu, de la toile â voiles, etc. Les métiers de tisserand sont au nombre de 3o. Les lemmes sont surtout chargées de soigner le linge. ^

A Dresde' les occupations des détenus sont de fendre dn bois, de casser des pierres de grés et de les convertir en sable, de tirer le charbon de terre des mines et des magasins pour le transporter dans les maisons des habitans. Le bois fendu par les prisonniers en menus morceaux est vendu à la classe pauvre moyennant un prix modique ; le sable est également vendu aux habitans de Dresde , qui en couvrent leurs planchers ; enfin , le charbon de terre est voiture par les prisonniers, qui s*attèlent cax-mèmes quatre i quatre i des chariots i deux roues. De plus, les habitans de Dresde peuvent obtenir des pri* aonniers A la journée , pour les employer à tonte sorte de travaux , en pajant à rétablissement 5 groschen par jour.

A Plassenburg^ il existe dans la prison une fabrique

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