LE PRINCIPE VITAL
les phénomènes vitaux, donne l’irritabilité aux parties contractiles des plantes et des animaux, c’est-àdire la propriété d’être affectées par les excitants extérieurs. (Le mot dé irritabilité est pris ici au sens de Glisson, et non à celui de Haller.) On admettait encore chez les animaux lYunc de Stahl, qui, de concert avec le principe vital, présidait aux phénomènes intellectuels. Cette théorie fut soutenue par Barthez, en France, Hufeland et Blumenbach, en Allemagne, etc.
Mais le principe vital n’est après tout qu’une qualité occulte dont rien ne prouve l'existence. Aussi voulut-on rechercher son origine et sa cause, et cette théorie se développa encore. Les uns, avec Barthez, ne voulaient pas qu’on se demandât l’origine du principe vital: c’était pour eux une force simple et immatérielle, un principe premier et spécial à la vie. D’autres n’y virent qu’une résultante des forces physico-chimiques générales et complexes qui existent dans les êtres vivants ; c’est avec eux qu’apparut ce qu’on peut appeler le matérialisme. On essaya même d’élever l'oxygène et l’électricité, récemment découverts, au rang de principes de la vie.
On le voit facilement, les idées d’irritabilité avaient disparu d’une manière complète dans toutes ces hypothèses.
G’est vers la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci, que la question de l’irritabilité
l’irritabilité.
renaquit avec Brown, pour se développer alors expérimentalement et d’une manière continue jusqu’à nos jours. Nous suivrons ces développements dans la prochaine leçon.