‹ Leçons sur les propriétés des tissus vivantsChapitre 48 sur 200 · DES CLASSIFICATIONS ZOOLOGIQUES · texte numérisé non relu

DES CLASSIFICATIONS ZOOLOGIQUES

2° Des classifications qui prennent surtoutl’homme pour point de départ;

o° Des classifications propres à la physiologie générale.

Dans les classifications de la première espèce, ou cherche toujours à concevoir un certain ordre morphologique que réalisent les êtres vivants, et dans lequel ils -se rangent suivant les formes variées et la complexité croissante de leurs organes. Elles ne prennent donc pas pour point de départ la nature même des fonctions vitales, mais la complication des organes et des appareils. On peut distinguer alors des parties similaires et des parties dissimilaires, distinction qui est complètement indépendante du nombre des organes. Ainsi, un arbre a beaucoup de feuilles, mais il n’en est pas plus parfait pour cela; car toutes ces feuilles, si nombreuses qu elles soient, c’est toujours le même organe. Or, ce qu’il faut considérer, ce n’est pas la multiplicité d’un organe se répétant un nombre indéfini de fois, mais la diversité des organes qu’on rencontre chez un individu. Dans la constitution des animaux élevés, il entre presque toujours un grand nombre d'organes différents; le peu de différentiation des parties constitutives est au contraire un signe d infériorité. L’animal inférieur qui n’est formé que de cellules, est un être très-imparfait, car il n’a qu’un genre d’organe, la cellule; mais cet organe se répète indé-

L IRRITABILITÉ

Animent; un vertébré, au contraire, aura des cellules et des fibres très-diverses dans leurs formes et leurs

propriétés.

Ces classifications fondées sur la zoologie se retrouvent dans tous les traités d’histoire naturelle; nous n’aurons donc pas à nous en occuper ici , et nous nous bornerons à faire une seule remarque : c’est, que ces classifications ne répondent pas aux besoins de la physiologie générale, car elles ne correspondent qu’à la complexité plus ou moins grande, suivant les . cas, des organismes vivants.

Nous avons déjà dit que lorsqu’on voulait étudier une fonction vitale quelconque, il ne fallait pas, pour la trouver plus simple, la prendre dans un animal inférieur, mais bien dans un animal élevé, où elle est plus isolée, par suite plus facile à saisir, et où elle se prête mieux à r expérimentation. Il ne faudrait pas

croire, en effet, que l’animal inférieur est plus simple ou que ses fonctions sont moins compliquées ou moins nombreuses; et qu’on pourrait les prendre pour ainsi dire à leur naissance, pour suivre ensuite leur développement dans les animaux supérieurs, qui auraient ainsi des propriétés nouvelles se surajoutant aux premières. L’animal inférieur possède toutes les propriétés essentielles qu’on retrouve aux degrés les plus élevés de l’échelle des êtres ; mais il les possède à l’état confus, et pour ainsi dire répandues dans toutes les parties du corps. Ainsi l’infusoire, qui

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