SECONDE PÉRIODE. — EXPOSÉ DES IDÉES ACTUELLES SUR
l'irritabilité '^^
Sommaire. — Doctrine de Brown : incilamenla, incilabilité. — Insuffisance du système de Brown ; il ne tient pas compte de la nature des incitants. — Lamark; l'orgasme. —Tiedemann; l'excitabilité. — Distinction des excitants et des actions physicochimiques; le corps excitant ne cède rien au corps excité. — Virchow : distinction de trois ordres d'irritabilité : irritabilité fonctionnelle, irritabilité nutritive, irritabilité de développement.
— Cette troisième espèce d'irritabilité peut se ramener à la seconde.
Résumé des idées actuelles sur l'irritabilité. — Distinction de deux espèces d'irritabilité : 1" l'irritabilité fonctionnelle; 2° l'irritabilité nutritive. — Distinction de trois classes d'irritants suivant leur nature propre : 1° irritants physiques; 2° irritants chimiques ; 3° irritants vitaux, — Exemples de ces divers irritants.— Toutes les parties d'un corps vivant sont irritables, mais chacune réagit d'une manière particulière. — Circuit d'irritations successives produisant un mouvement. — Qualité et quantité d'un irritant. — La quantité d'un irritant dépend à la fois de l'intensité propre de l'agent employé et de la sensibilité de l'organe irrité. — Action des aneslliésiques. — L'action des irritants se produit sur les éléments organiques et non sur les organes. — Chaque élément organique a donc toujours les mêmes propriétés dans quelque endroit du corpus qu'il soit placé; l'intensité de ces propriétés peut seule varier pour le môme élément: leur essence reste invariable.
Cl,. IIEIOAIU). 31
A 82 TiVBLIÎ DES MATlÈUliS.
CINQUIÈME LEÇON. — classification des phénomènes de la VIE 97
Sommaire. — Trois ordres de classifications des phénomènes de la vie. — 1° Des classifications zoologiques. — Parties similaires et dissimilaires : la perfection organique d'un être est proportionnelle à la différentialion plus ou moins grande de ses parties. — Les fondions vitales sont mieux isolées chez les animaux supérieurs : ils sont donc plus simples au point de vue de la physiologie générale. — 2° Des classifications qui prennent rhomme pour point de départ. — Galien. — Haller. — Bichat; exposé et discussion de sa classification. — Les fonctions de la vie animale et les fonctions de la vie organique. — Celte classification est commode pour la physiologie spéciale des animaux supérieurs. — Elle est inadmissible en physiologie générale. — Gûnther. — Cuvier et Dugès. — 3° Des classifications propres à la physiologie générale. — Classification de Leydig : tissus nerveux, musculaire, glandulaire et conjonctif. — Distinction (le trois ordres de phénomènes dans les êtres vivants : phénomènes physiques, phénomènes chimiques, phénomènes vitaux. — Les phénomènes vitaux ne sont pas réductibles aux phénomènes physico-chimiques. — Digestion. — Formation du sucre dans le foie. Les phénomènes physico-chimiques servent de conditions aux phénomènes vitaux.
L'ÉLÉMENT CONTKACTILE.
SIXIÈME LEÇON. — des mouvements chez les êtres vivants.
DU mouvement CILIAIRE ou VIBRATILE 121
Sommaire. — La manifestation des phénomènes vitaux est étroitement lice à celle des phénomènes physico-chimiques. — Les propriétés vitales résident dans les éléments organiques.
Des mouvements chez les êtres vivants. — Mouvements dus à
TABLE DES MATIÈRES. ^83
des i)roiinol6s purement physiques. — Mouvcmeuls vitaux proproment dits. — Mouvement ciliaire. — Mouvement sarcodique.
— Mouvement musculaire. — Les mouvements ciliaire et sarcodique existent cliez les végétaux.
Du MOUVEMENT CILIAIRE OU viBRATiLE. — 11 réside dans les cellules vibratiles. — Cellules vibratiles isolées; infusoires ciliés. — Cellules vibratiles réunies en membranes. — Des mouvements vibratiles chez les invertébrés. — Des membranes vibratiles chez les vertébrés; recherches de Purlunje et de Valentin. Des principaux organes dans lesquels Ont les trouve : voies respiratoires, canal digestif, organes génitaux mâles et femelles, etc.
— Caractères des mouvements vibratiles ; leur constance. — Leur rôle dans l'accomplissement de la génération, • — Les mouvements vibratiles sont indépendants du système nerveux.
— Aucun poison ne les détruit. — Les ancslhésiques les suspendent. — Intensité et directions des mouvemenlâ vibratiles.
SEPTIÈME LEÇON. — du mouvement ciliaire (suite). — du
MOUVEMENT SARCODIQUE 4 44
Sommaire. — Conditions de nutrition des mouvements vibratiles. — Influence de la chaleur et du froid. — Influence de la sécheresse et de l'humidité ; phénomènes de reviviscence. — Immunité des mouvements vibratiles à l'action des gaz. -— Action des acides et des alcalis. — Constance des mouvements vibratiles; ils persistent longtemps après la mort. — Causes des mouvements vibratiles. — Comparaison du mouvement vibralile et du mouvement musculaire. — Indépendance des
mouvements vibratiles vis-à-vis du système nerveux. Cette
indépendance existe aussi pour les mouvements musculaires
pendant une grande partie de la vie embryonnaire. Les
diverses substances contractiles ne sont que des formes de plus eu plus perfectionnées d'une môme substance.
Du MOUVEMENT SARCODIQUE. — Il réside dans une matière conirac-
486 TABLIÎ DES MATIÈUES.
lilc aiiioi'plie. — Caraclèi'c's de celte matière. — Des amibes.
— Les mouvenienls sarcodiques existent chez les végétaux.
HUITIÈME LEÇON. — du système musculaire i-je
Sommaire. — Importance du mouvement musculaire et du système musculaire. • — La cause du mouvement musculaire réside dans une substance particulière, contractile. — La substance contractile se présente sous trois états ; état amorphe, cellule, fibre. — Rapports de la substance musculaire avec ses enveloppes, avec les os, avec le système nerveux. — Les fdjres musculaires peuvent exister sans système nerveux. — Développement du cœur. — Les fibres striées ne sont pas seulement spéciales aux organes de la vie animale. — Elles sont toujours en rapport avec un système nerveux.
Substance musculaire ou synlonine, — Elle ne doit pas être confondue avec la fibrine. — Ses diEférenIs étals. — Cellules contractiles. — Fibres musculaires lisses et striées. — Réunion des fibres en faisceaux ou muscles. — Enveloppes : sarcolemme, pcrimysium. — Aponévrose, tendons. — Vaisseaux et nerfs contenus dans les muscles. — Suc musculaire ; sa constitution.
— Il diffère du sang.
NEUVIÈME LEÇON. — distinction des propriétés musculaires
ET des propriétés NERVEUSES i 72
iïommaire. — Démonstration expérimentale des propriétés musculaires. — Il faut opérer sur des animaux supérieurs parce que les fonctions sont mieux séparées chez eux, et sur des animaux à sang froid parce que les phénomènes vitaux y sont plus lents,
Les muscles doivent-ils aux nerfs leurs propriétés contractiles?
Importance cl difficulté de la question. — Haller et ses
contradicteurs. — Du curare comme moyen de résoudre celle question. — Effets physiologiques de ce poison. — Expériences.
TAHI.I': DI'S MATIÈRKS.
— Le curare détruit les propriétés nerveuses sans louclicr à celles des muscles. — Conclusion : la propriété contraclilo réiside dans le muscle.
DIXIÈME LEÇON. — de la contraction musculaire et des