BROWN ET BROUSSAIS
tille n'était pas autre chose qu'une hypothèse : Brown le mit en évidence, et indiqua les deux conditions in- (•lispensables à l'existence des phénomènes vitaux, un organisme et un milieu convenable. Il reconnaît donc pleinement la dépendance forcée dans laquelle est la vie par rapport aux influences extérieures, chaleur, air, eau, aliments, etc., qui agissent sur l'organisme. Il appelle incitamenta, les causes extérieures qui mettent ainsi en activité les corps vivants, et donne le nom àHncitabilité à la propriété que possède la matière vivante de réagir contre les causes extérieures qui l'influencent. L'incitabilité de Brown est donc exactement la même chose que l'irritabilité de Glisson, et les incitants de l'un sont les irritants de l'autre: le mot seul a changé.
Le système de Brown eut beaucoup de retentissement, non - seulement parmi les physiologistes, mais aussi parmi les médecins, et la doctrine de Broussais n'est pas autre chose que l'application des idées de Brown à la pathologie. Broussais admettait en effet des incitants pathologiques comme des incitants physiologiques ou normaux, et c'est ainsi qu'il pouvait considérer toutes les maladies comme le résultat d'une irritation.
Cependant le système de Brown était incomplet, et il y avait bien des objections à lui faire Sans doute, ce physiologiste considérait toutes les influences entourant l'être animé comme des incitants, c'est-à-dire des causes, sinon efficientes, du