‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 38 sur 61 · QUINZIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

QUINZIÈME LEÇON

SOMMAIRE : Da SQC pancréatique et d« son action sur les matière

grasses. — Examen des objections. — Suite.

Messieurs,

Nous continuerons aujourd'hui la revue des objections qui ont été faites à nos expériences sur le pancréas par Texamen d'un travail qui se rapporte moins à la partie physiologique qu'à la partie historique de la question* .

Vers l'époque du rapport de M. Bérard, a paru un fascicule du Traité de physiologie de M. Longet, relatif à la digestion* La même opposition à nos faits récemment établis se rencontre dans cet ouvrage ; elle y revêt toutefois un autre caractère.

Ceux qui attaquent les travaux scientifiques s'y prennent de différentes manières.

Les uns cherchent à montrer que les travaux qu'ils combattent sont défectueux.

Les autres cherchent à prouver que ces travaux n'appartiennent pas à leur auteur.

Chacun de ces moyens d'attaque s'est rencontré à toutes les époques de la science. On essaye^ en général, du premier; puis^ quand l'opposition n'est plus pos^ble sur ce terrain, on se retranche dans le second.

Ordinairement, ces deux moyens de polémique se présentent successivement* Mais M. Longeta cru donner plus de force ii son argumentation en les employait

simultanément 9 d'où résulte une nouvelle formule de raisonnement qui est extrêmement bizarre et d'une intelligence difficile.

M. Longet commence par déclarer que le suc pancréatique n'a pas les usages que je lui ai reconnus. Ensuite il cherche à prouver que je ne suis pour rien dans la découverte de ces usages, dont tout l'honneur reviendrait àEberle. Voici comment il s'exprime (tome I, p. 261).

« Depuis quelques années, Cl. Bernard ayant repris cette question des usages du fluide pancréatique, a été conduit à des résultats confirmatifs de la doctrine d'Eberle. »

Et plus loin :

« C'est exactement l'opinion d'Eberle, avec l'appui d'expériences et d'observations variées et plus ou moins contestables, »

Ces deux phrases sont dans la même page. Il en résulte qu'Eberle aurait tout à fait raison, si mes recherches ne lui avaient apporté l'appui d'expériences plus ou moins contestables.

Il est juste de rendre à Eberle ce qui lui appartient; mais cependant j'avouerai que ma surprise a été grande en apprenant par M. Longet que ce que je croyais avoir trouvé avait été si bien établi déjà par Eberle, sans que personne s'en fût jamais aperçu.

J'ignorais absolument, quant à moi, les travaux d'Eberle, quand en 1848 j'ai fait mes expériences. Je vous ai indiqué en commençant comment j'avais été conduit, en regardant l'insertion du canal pancréatique, à faire des recherches sur l'action de ce liquide sur les

corps gras. Mais je dois constater que je n'étais pas seul dans ce cas. Il me suffira de dire que J. Mûlier, qui est Allemand, ne fait aucune mention des expériences d'Eberle dans son Traité de physiologie (1), le plus complet et le plus classique, dont la dernière édition a paru en 1844. Valentin, dans son Traité allemand de physiologie, très étendu et très détaillé, parle longuement des usages du pancréas et ne fait aucune mention d'Eberle. En France, M. le professeur Bérard, qui passe à juste titre pour le professeur de physiologie le plusérudit, s'exprime ainsi quand il parle de mes expériences (2) :

« Je suis heureux d'enregistrer ici une nouvelle conquête de la science, c'est encore à M. Bernard que nous la devons.

» Le suc pancréatique jouit au plus haut degré de la prérogative qu'on avait, pendant près de deux siècles, attribuée à la bile ; il émulsionne les corps gras et les rend aptes à être absorbés, etc. »

J'ajouterai que dans les travaux spéciaux qui ont paru sur le pancréas, tels que celui de MM. Bouchardat etSandras, il n'a pas été même fait mention du nom d'Eberle.

En effet, les expériences d'Eberle n'ont été exhumées que depuis mes publications sur le pancréas, afin de me les opposer.

Tout cela me semble suffisant à écarter l'étrange accusation de plagiat que M. Longet semble vouloir faire peser sur moi, accusation qu'il a cherché à établir en

(1) Manuel de physiologie, trad. de rallemand par A.-J.-L. Jourdan, avec des notes parE. Littré. Paris, 185/i.

(2) Cours de physiologie, Paris, 1850, t. If, p. 403.

362 USAGES DU suc PANCRÉATIQUE.

essayant de faire servir les textes à Tappui de cette théorie, comme je vous le montrerai bientôt. Toutefois il me paraît singulier de vouloir faire croire qu'après avoir extrait le suc pancréatique de plus de 80 chiens, lapins^ oiseaux^ etc., et avoir étudié ce suc sous tous ses aspects, je n'aie fait que répéter des expériences d'Ëberle, qui n'a jamais extrait de suc pancréatique sur les animaux vivants, et n'en a même jamais vu.

Ëberle a fait en 1834 un traité sur la digestion artificielle, dans lequel il rapporte des réactions obtenues par lui en mettant en présence de divers aliments des liquides qu'il fabriquait en leur donnant une composition chimique plus ou moins analogue à celle des divers sucs intestinaux. Eberle faisait des mélanges artificiels, jamais d'expériences directes. C'est à cette absence complète d'expériences directes qu'il faut attribuer le discrédit dans lequel sont restés les essais d'Ëberle et Toubli dans lequel ils étaient tombés*

En effet, le liquide pancréatique d'Ëberle est acide, et par conséquent doué de propriétés différentes de celles qu'on connaît au vrai suc sécrété^ qui est toujours alcalin. Eberle attribue l'acidité de son mélange à l'acide lactique ou à l'acide acétique (i).

Voulant établir au profit d'Ëberle la priorité de la théorie de la digestion des graisses par le suc {Mincréatique^ M. Longet n'a pas pu dire que je f^uis, comme tout le monde le sait, le premier à avoir constaté l'action spéciale du site pancréatique sur les graisses; il n'a pas

(1) Eberle, Physiologie der V»râauung, Wiirsburs^ ib'àkt R- 2% et 226.

DISCUSSION. 36d

cru^ non plus, devoir citer mon mémoire le plus étendu, inséré dans le BecueU de$ $avant$ étrangers^ où se trouve Tensemble de toutes mes recherches sur le pancréas. D'un autre côté, M. Longet a encore oublié d'insister sur ce fait, qu'Eberle n'a jamais, dans aucun cas, ex* périmenté avec le suc pancréatique. Comme ensuite M. Longet emploie tour à tour dans le récit des expériences les mots suc pancréatique qui signifie le produit sécrété, et liquide pancréatique^ qui s'applique au mélange d'Ëberle, cela pourrait faire croire qu'il s'agit quelquefois du vrai suc pancréatique. Cette confusion serait rendue d'autant plus facile, que dans certains cas l'épi* thète artificielle qui caractérise le liquide. d'Eberle se trouve changée» comme cela se rencontre par exemple dans la phrase suivante que M. Longet a, pour le reste, traduite textuellement d'Eberle :

« Quand le précédent liquide pancréatique j dit Eberle, est mêléet agité avec de l'huile, le mélange acquiert bientôt l'aspect d'une émulsion; toutefois, par le repos, plusieurs gouttelettes huileuses reparaissent sans avoir perdu d'abord d'une manière notable de leur limpidité et de leur transparence. . . » (Eberle, p* 251 ,— Longet,'p. 260. )

Où M. Longet a traduit « le précédent liquide pancréa^ tique » le texte porte ; « Kilnstliche panckreâtische FliisBigkeit^ » qui veut dire : « le liquide pancréatique artificiel, p

Eberle n'a donc pas dit liquide précédent^ comme l'a écrit M. Longet, mais bien liquide artificiel. Cette der^ nière épithète est évidemment plus significative que la première.

Le mot de suc pancréatique se trouve d'ailleurs ap-

pliqué au liquide artificiel d'Eberle à tout instant, et même dans la conclusion générale exprimée par M. Longet dans la phrase suivante :

« Que le suc pancréatique jouisse de la propriété émulsive , même à un haut degré, c'est un fait incontestable dont la découverte est due à Eberle. » (Longet, t. I, p. 264.)

Mais, je le répète encore une fois, Eberle n'a jamais vu de suc pancréatique, et n'a pas pu, par conséquent, constater ses propriétés. Seulement, d'après ses essais artificiels, il a émis sur ses usages, des opinions dont les unes sont fausses, et dont d'autres se sont plus ou moins rencontrées avec la réalité.

Je vous cite tous ces détails, messieurs, pour vous mettre en garde contre certaines éruditions, quelque hérissées qu'elles soient de renvois aux passages originaux. Il est un art d'arranger les citations qui permet d'en tirer déjà bien des choses; mais une fois sur cette pente, on se trouve involontairement, je n'en doute pas, conduit à des appréciations historiques et scientifiques tout à fait fausses.

En voici un exemple tiré toujours du même ou* vrage et du même sujet.

Burdach, dans son Traité de physiologie^ qui n'est qu'une vaste compilation de toutes les opinions, souvent les plus contradictoires, a fait mention des expériences d'Eberle. M. Longet a cru pouvoir tirer de cela un argument favorable à la thèse qu'il soutient.

« Cette opinion, dit-il (celle d'Eberle), paraît partagée par Burdach, qui la rappelle et la cite en ces

termes : « Suivant Eberle, le suc pancréatique sert en » outre à délayer la graisse et à la réduire sous forme » d'éraulsion (1). » (Longet, t. I, p. 260, 2« partie, fascic. n.)

C'est là un fragment de phrase pris dans une énumération que fait Burdach de toutes les opinions émises sur le suc pancréatique et ses usages (2).

Mais voulez-vous savoir ce que pense réellement Burdach des opinions d'Eberle, vous le trouverez à la page précédente (t. IX, p. 379), dans un passage que n'a pas cité M. Longet. Ce passage, le voici :

« Nous sommes moins instruits encore des effets du suc pancréatique que de ceux de la bile. Eberle le suppose analogue au suc intestinal, parce que le pancréas est une continuation de l'intestin. Mais, en raisonnant de la sorte, on serait tout aussi fondé à dire la même chose de la bile. Et quand Eberle lui attribue les jeffets qu'il a remarqués sur le suc pancréatique imité artificiellement, par là il donne une bien faible base à sa théorie, qui heureusement ne renferme rien de particulier. »

Assurément ce n'est pas là une approbation. Pourquoi donc le dire ?

Enfin, après avoir analysé tout le long travail de M. Longet, si l'on voulait résumer son opinion sur le sujet qui nous occupe, on se trouverait fort embarrassé. Ce qu'il y a de plus clair : c'est, qu'il semble vouloir établir, l** que mes expériences ne signifient rien,

(1) Une opinion tout à fait semblable avait déjà été émise par Lowcr Tractatus de corde, p. 230).

(2) Burdach, Traité de physiologie, trad. par Jourdan. Taris, 18ûl, t. IX, p 380.

366 USAGES nu sue pancbéatique.

S"" qu'Ëberle a tout vu et bien vu, et que je n'ai fait que répéter ses opinions. Il est pourtant difficile de concilier ces deux propositions. Car si les expériences d'Eberle sont bonnes, et que je n'aie fait que les répéter, les miennes doivent être bonnes. Si mes expériences ne valent rien, comment, dans la même hypothèse, admettre la justesse des vues d'Eberle.

Il ressort forcément de là cette incroyable conclusion, que si les expériences sont bonnes, elles sont d'Eberle^ et que si elles sont mauvaises, elles m'appartiennent.

Cette préoccupation de l'auteur a introduit des erreurs nombreuses dans la partie de son ouvrage relative à la digestion, qu'elle a rendue très incomplète et sou-» vent inintelligible.

Ce n'est d'ailleurs pas seulement daus la discussion des découvertes des autres que M. Longet emploie cette espèce de logique à double tranchant ; il en fait usage quand il se met en cause lui^mèHie.

En voici un exemple remarquable :

Le 20 mai 1839, Magendie, qui venait de découvrir la sensibilité récurrente, communique à l'Institut les résultats de ses expériences et les conclusions qu'il eu tire, et insiste sur l'importance physiologique de cette découverte (1).

M. Longet réclame la priorité de cette découverte dans différentes lettres (2).

Ensuite, M» Longet, voulant refaire les expériences

(i) Comptai rendus d$ l* Académie des seienees, t. VUf, p. 787.

(2) Comptes rendus de l* Académie des sciences, U Vlli, séances des 3 fit 10 juin. -^ Académie de médecine, k juin. - Gazette des hôpitaux, 13 et 18 juin 1839^

DlfllGUS910N. 367

de Magendie, les répète autrement, et ne peut pas trouver la sensibilité récurrente. Il croit dès lors à une erreur qu'il reproche amèrement à Magendie, et ne réclame plus rien pour lui (1 ).

Plus tard, en 1847, j'établis nettement les conditions d'existence de la sensibilité récurrente (2). Àloi% M. Longet, qui se trouve engagé également vis-à-vis de Taffirmative et de la négative qu'il a successivement soutenues, croit pouvoir tirer un parti avantageux de cette situation qui en aurait embarrassé d'autres, et il écrit :

a Quant à la sembilité récurrente des racines spinales antérieures, imaginée par M, M..., si elle devait être regardée comme un fait réel, M. Longet pourrait rappeler aujourd'hui, comme en 1839, ses droits à cette découverte (S). »

D'où il résulte clairement que si la sensibilité récurrente est une vérité, elle appartient à M. Longet; et que si c'est une erreur, elle appartient à Magendie.

En résumé, l'ouvrage de M. Longet, au p'oint de vue historique de la question, est entièrement inexact. Quant au côté physiologique, il ne contient rien de nouveau.

De telle sorte qu'il ne reste de tout cela que l'expérience rapportée par M. Bérard. Mais elle ne peut rien changer aux faits que nous avions établis, puisqu'elle ne les a pas même vérifiés^

(1) Jjonget, Recherches expérimentales sur les fonctions des fais^ c^aux de la moelle épinière et des racines des nerfs êpina^iaf 18A1, p, iH et 131,

(^) Comptas rendus de l'Ac(id. des sciences, t. SSV, p. 10^.

(3) Notice sur les travaux de M. Longet. Pari», novembre 1850* p. il.

Maintenant qu'a-t-elle ajouté k la question? — Rien; car cette expérience pèche anatomiquemeut, physiologiquement et expérimentalement , ainsi que nous Tavons montré. On ne saurait en tirer aucune conclusion.

Dans ses Mémoires sur la sensibilité et Tirritabilité, un auteur pour lequel M. Bérard professe une vénération légitime, Haller, divise quelque part les expériences en trois catégories : !• les unes bonnes et probantes; 2* d'autres qui ne réussissent pas ; 3* d'autres enfin qui ne prouvent rien. C'est malheureusement dans cette dernière classe que je me vois obligé de ranger Texpérience signalée par M. Bérard.

Lorsque dans une science aussi compliquée que la physiologie, on emploie l'expérimentation pour résoudre une question, lesprit doit toujours tenir compte de la distance logique qui sépare le résultat de l'expérience des conclusions qu'on en tire. Plus cette distance est grande, plus les conclusions sont indirectes et doivent être réservées. Parmi les conclusions auxquelles conduisent deux expériences différentes, les plus légitimes sont donc les plus directes, c'est-à-dire celles qui découlent d'une façon plus immédiate des résultats mêmes de l'expérience.

Relativement aux fonctions du pancréas, il y a des expériences directes qu'on doit placer en première ligne. Ce sont celles qui consistent à examiner immédiatement sur les matières alimentaires les modifications qui sont la suite de l'ablation du pancréas.

En injectant de l'huile dans le conduit pancréatique principal chez les chiens, au bout de quelques

jours, lorsque les aliments qu'on donne aux animaux opérés contiennent de la graisse, on voit ces animaux rendre dans leurs excréments la graisse en nature, n'en ayant absorbé que des proportions minimes. Il en est de niême quand on injecte directement de la graisse dans l'intestin au-dessous du pancréas, par un anus artificiel. Tous ces faits vous ont été montrés ici, comparativement sur des animaux sains et sur des animaux opérés, ainsi qu'il vient d'être dit. Nourrisant ensuite les chiens de la même manière avec des .aliments contenant la même proportion de graisse, on a toujours trouvé, après quelques jours, dans les excréments de ceux qui étaient privés de pancréas, une grande quantité de matière grasse non absorbée. Ces expériences sont directes et positives. On ne leur a jamais fait d'objections réelles, car on ne les a jamais reproduites, comme nous venons de vous les indiquer. Nous vous renvoyons du reste, pour tous les détails de ces faits, à notre grand Mémoire sur le pancréas.

Maintenant il est clair que l'expérience citée par M. Bérard n'a que des rapports éloignés avec ses conclusions, et qu'elle suppose connus une foule d'intermédiaires qui ne le sont pas, comme nous vous l'avons prouvé. Dès lors elle ne saurait avoir aucune valeur à côté des résultats précédemment signalés, qui sont aussi rapprochés que possible des conclusions à tirer relativement aux fonctions du pancréas.

Au commencement de son rapport, M. Bérard partage les illusions des jeunes expérimentateurs sur la portée de leurs expériences, et il annonce qu'il va

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« ruiner de fond en comble » ce que nous avons dit des foQCtioDS du pancréas. Or vous savez, messieurs, qu'en matière d'expériences on ne ruine rien (voyez l" leçon eu cours du semestre dernier). C'est ce que semble en* suite avoir compris M. Bérard lui-même, qui, moins affirmatif vers la fin de son rapport, avoue qu'il a n'affiche pas la prétentUm de mettre à néant la doctrine de M. Bernard. »

Vous voyez donc, messieurs, que, malgré ces discussions, rien n'a encore été changé à ce que nous savions sur la physiologie du pancréas. Tous les faits qui existaient subsistent encore aujourd'hui.

Actuellement, messieurs, si , usant par exception de mon droit de défense, je vous ai entretenus de ces attaques passionnées en choisissant à dessein les travaux de deux physiologistes dont le mérite n'est contesté par personne, et que je suis le premier à reconnaître, c'est pour faire mieux comprendre combien il est important d'éviter toutes ces discussions personnelles, et vous faire mieux sentir dans quelle voie déplorable et stérile elles peuvent faire descendre la science.

Cette digression ayant donc été faite une fois pour toutes, et seulement pour vous donner un exemple à fuir, nous reprendrons dans notre prochaine leçon le cours de nos investigations, dont les résultats laisseront plus de sérénité pour l'esprit et plus de fruit pour la science.

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