‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 55 sur 61 · COLORATION DU SANG VEINEUX ©ES GLANDES · texte numérisé non relu

COLORATION DU SANG VEINEUX ©ES GLANDES

tère, que nous avons laissé flottant en dehors dd ia cavité abdo-^ minsle, afin de voir s'il éoiettait de raviné. Au moment de Topé* ration^ ii ti*ea fournissait point, et le rein, ainsi que sa veine, était très foncé : mais au bout d'un court instant, Turioe 8*écoulait goutte à goutte de ce conduit, le rela et sa veine étaient rougeSi moins rouges cependant que l*artère dont celle-ci est satellite. — En pressant sur le rein et en exerçant de légers tirailletnento sur cet organe, nous pûmes observer, pendant quelque temps et 8uc<« cessivement, la coloration foncée et la coloration tvuge pourprf du rein et de la veine rénale, dont Taspect, dans ce dernier cas, con* trastaitavec la couleur ûoiradela veine cave postérieure également visible. — Lorsque le sang sortant du rein était roug^ pourpre^ Turine suintait dans Turetère, tandis que ce conduit n'en donnait point lorsque le rein et sa veine étaient noirs comme la veine cave.

Dêumème eâ^pétience, '«- Elle fut faite, le 2 mars 1858, sur un chien vigoureux et robuste. Après avoir constaté sur cet animal, conime dans la première expérience, la coloration r^gê pourpre^ puis noire de la veine rénale ce du rein, suivant que celui^-ci fono* tionnait ou que sa fonction était suspendue, nous avons découvert Id glande 80u»-maiillaire, deux veines sortant de cet organe et la branche du nerf lingual qui s'y distribue» Le sang veineux de cette glande émit lioir. Dans la crainte de trop affaiblir le sujet opéré, noua n'avons pas cherché à introduire un tube dans le canal del¥harton« Nous supposâmes (le sang veineux étant noir) qu'il ne recevait pas de salive, et, afin d'exciter la sécrétion de ce liquide, noua fioles infttiller de l'eau acidulée dans la bouche de l'animal s le sang cou-» lant dans les veines de la glande sous^maxillaire ne changea pas de couleur. On établit alors un courant galvanique sur le nerf de I* glande : les vaines restèrent noires comme leur confluent» -^ Il en fut de même du sang veineux du testicule , dpnt on soumit le plexus nerveux à un courant galvanique : il resta noir.

TfOisîhnê exp4fiénce. «^ Le sujet de cette observation est un vieux cheval non entaché demaladie* Il fut opéré le 9 mars 18d8« Cet animal était couché le côté droit sur une table et convenable'* méftt awiujetti \ nous lui fîmes au flanc gauche une ouverture longue

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de 15 à SO centimètres^ qui permit d'écartir la masse intestinale et d'apercevoir le rein, ainsi que son pédicale vasculaire ; mais il fut impossible d'en observer la coloration, la température étant basse, un brouillard impénétrable de vapeur séreuse du péritoine s'était formé dans la cavité abdominale. Nous nous adressâmes à la glande parotide, dont une partie fut mise à nu, ainsi que plusieurs de ses veines et leur confluent (la jugulaire), à son passage dans un in* tersticede la glande. Les veines parotidiennes et la jugulaire étaient noiires. On versa dans la bouche de l'animal an ptu d'eau acidulée, et nous nous assurâmes, en faisant une incision au canal de Sténon, que la salive y fluait en grande quantité. Or, il ne se manifesta aucun changement de couleur dans le sang veineux de la glande parotide : ce sang resta noir comme celui de la jugulaire.

Quatrième expérience, — Le 15 mars 1858, nous fîmes la même expérience sur on autre cheval également sain. Avant toute opération, nous lui plaçâmes dans la bouche, maintenue fermée, un bol à*asa fœtida, substance gommo-résineuse qui, comme ou sait, étant ainsi administrée, provoque constamment une forte salivation. C'est en effet ce qui eut lieu au bout dé quelques minutes : ift salive coula en grande quantité de l'ouverture faite au canal de Sténon. On n'observa pas de changement de couleur dans les veines parotidiennes mises à nu : elles restèrent noires comme la jugulaire dans laquelles elles se déversent.

Cinquième expérience. — Un vieux cheval maigre, mais sain, a été le sujet de cette expérience. Il a été opéré, le 29 mars 1858, comme le précédent. Or, les veines de la glande parotide n'ont pas changé d'aspect : elles sont restées noires, quoique, sous l'influence du bol ù'asa fostida qu*on avait donné à l'animal, la salive fluât en abondance dans le canal de Sténon, auquel une incision avait été pratiquée pour s'en assurer.

Sixième expérience. — Le même jour nous fîmes la même observation sqrles veines de la glande sous-maxillaire d*un chiea, dans la bouche duquel on avait versé un peu d'eau acidulée. Ces veines ont conservé leur aspect foncé.

Septième expérience. — Sur un mouton débile et anémique.

CÛL(MUTION PU SAN6 VJQINEUX DGS GLANDES. &/il

mais non atteint de oiiladie ûcganique, uoos avons découvert, au moyen d'une incision à la peau dans les régions qu'elles occupent, la glande parotide et la j^nde sou&-iiiaiiUaire, ainsi que des veines de ces organes et une certaine étendue de leurs confluents, après avoir provoqué la sécrétion salivaire au moyen d*nn peu de sel de cuisine placé dans la bouche de Tanimal. Le canal de Sténon fu^ ouvert: il fournissait beaucoup de salive. Les veines delà glande parotide etde la sous-maxillaire étaient rouge poupre, et il en était de même de la jugulaire externe, de la veine maxillaire externe et de quelques veines musculaires que nous observâmes en même temps pendant plus de quinze minutes au ^contact de l'air. L'état anémique de notre mouton rend compte de la coloration moins in* tense de son sang, et, par suite, de la teinte moins foncée des diOi« rentes veines que chez un animal dont le chiffre des globules sanguins rouges n'a pas subi de diminution notable.

Huitième expérieiice. — Nous l'avons exécutée, le 10 mai 1858, sur un vieux cheval parfaitement sain, qu'on allait sacrifier pour en avoir le squelette. Cinq veines de la glande parotide et la partie parotidienne de la jugulaire furent découvertes : elles étaient également noires. Le canal de Sténon fut ensuite disséqué à son pas* sage sur la scissure du bord postérieur de l'os maxillaire : la salivt jaillit de Fouverture faite à ce conduit Ce voyant, nous avons jugé utile d'administrer à l'animal le bol d'asa fœtida, que nous nous étions procuré pour exciter chez lui la sécrétion salivaire, si elle avait été suspendue. — Nous avons observé, pendant plus d'un quart d'heure, les veines découvertes : elles n'ont pas présenté de changement sensible dans leur aspect, qui est resté foncé. On piqua alors les veines parotidiennes, la veine jugulaire et l'artère maxillaire ex« ternes : le sang jaillit rouge de celle-ci et s'écoula noir des veines.

Neuvième et dixième expérience. — Le 18 mai, sur un lapin, et le 19 mai 1858, sur un chien, nous avons observé de nouveau, et au moyen de la même opération que dans les deux premières expériences, la coloration vadable du sang de la veine rénale (rouge pourpre et rouge foncé ou noir), suivant que le rein sécrétait ou ne sécrétait pas d'urine.

khi APt^ENDlCt:.

TelhM toni, ajoaMiit MM. Glugo et Tlilernesse, Im etpérietices qu'il Dout a été potnibie de faire juBqa*ii préieiitt au sujet de l'im*purUote question de ii culorttion variable du sang veineux des glandes. Noua noua propoaona de les continuer et de les tarier. En attendant, nous concluons de celles dont nous venons de (aire la idation;

1* Que le sang veineuK do rein est raug$ ptmpre^ «^ tnais jamais aussi rouge que le sang artériel, -^ quand cet oiigaoe fonctionne } ttndis qu'il est aussi foncé que dans la veine cave postérieure, lors^ que sa sécrétion est suspendue ;

2* Que le sang Teineux des glandes parotide et sous-ma»llaire reste foncé, même lorsque, sous l'influence d'un excitant spécial, oés glandes sécrètent une grande quantité de salive»

En examinant de près les résultats obtenus par MM. Gluge et Thiernesse, il est très facile de voir qu'il ne peut y avoir contradiction entre leurs expériences et les nôtres.

ké ~ D'abord MM» Gluge et Thiernesse sont d'accord avec nous relativement à la couleur du sang de la veine rénale. Ils ont vu que le sang de cette veine était rouge, et ilsTauraient vu plus rouge encore s'ils avaient pris des animaux vigoureux et si la sécrétion rénale eût été très active. Il n'y a donc pas dedésaccord sur ce premier point.

B. — MM. Gluge et Thiernesse ont fait une expérience dont nous n'avions pas parlé dans notre première communication, quoique nous l'eussions faite. C'est l'examen de la couleur du sang dans les veines dé là glande parotide pendant que cet organe sécrète. Ces observateurs disent qu'ils n'ont pas vu de changement de couleur sensible dans le sang veineux pendant que cette glande sécrétait. Nous avions obtenu exactement le môme résultât; mais cela n'infirmait pas du tout la présence

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