COLORATION DU SANG VEINBUX DES GLANDES
du phénomène an question qui se trouvait seulement niasqué là par des conditions particulières. (Voir la note appendice, p. 426).
En effet, pour que le sang sorte rouge^ il faut, comme nous l'avons montré, que le sang sorte avec plus de rapidité et en plus grande quantité par la veine. Il faut, en outre, que la circulation ne soit entravée par aucun obstacle. Enfin, il faut que le sang rouge qui sort delà glande ne se trouve pas aussitôt mélangé avec du sang noir venant d'une autre partie. Or, dans la glande parotide, toutes ces causes d'erreurs existent. Cette glande volumineux donne une multitude de veinules se ren-^ dant dans un tronc, dans lequel s'abouchent également des veines musculaires qui fournissent un sang très noir au moment où la sécrétion a lieu, parce qu'en môme temps ranimai fait des mouvements de mastication. En outre, pour qu'on puisse bien apercevoir ces colorations alternativement rouges et noires du sang veineux, il faut que la glande soit petite, afin que son tissu se débar^ rasse rapidement de la totalité du sang qu'il contient. Or, la glande parotide est trop volumineuse pour que ce renouvellement circulatoire soit asses rapide»
Enfin, ajoutons que pour rendre le phénomène au»i intense que possible, il faut agir sur le nerf sécréteur même de la glande, parce que dans la sécrétion qui a lieu sous Tiniluenoe gustative, non^ieulement les phé*' nomènes sont moins marqués, maissouvent ils alternent d'une glande à une autre. On ne peut donc espérer rendre le phénomène marqué dans la glande parotide que lorsqu'on viendra à agir directement sur son nerf
sécréteur, dont Texcitation amènera une abondante sécrétion et activera la circulation de la glande sans produire de mouvements de mastication. Je n'ai pas encore pu, malgré des essais nombreux, déterminer quel est ce filet nerveux. C'est donc pour toutes ces raisons que j'ai choisi spécialement la glande sous- maxillaire pour type de mes expériences, parce que là les veines glandulaires sont isolées; que la glande est petite et qu'on peut agir énergiquement sur elle en excitant le nerf sécréteur. En effet, il est dans la nature de tous les phénomènes physiologiques ou autres d'offrir des degrés d'évidence divers, suivant que les conditions dans lesquelles ils se produisent sont plus ou moins débarrassées d'influences accessoires perturbatrices.
L'art du physiologiste expérimentateur doit donc consister à choisir les phénomènes les plus évidents pour expliquer ensuite à leur aide les circonstances dans lesquelles les faits se montrent plus obscurs. Mais il serait tout à fait irrationnel de suivre le procédé inverse, c'està-dire de choisir les cas où les phénomènes sont obscurs; pour arriver, à leur aide, à nier l'existence de ces phénomènes dans les cas où ils sont d'une observation plus facile et plus nette.
C. — En eflFet, MM. Gluge et Thiernesse disent avoir répété l'expérience sur la glande sous-maxillaire, et être arrivés au même résultat que sur la parotide. Or, dans ce cas, il y a eu certainement erreur dans le procédé opératoire; car il est absolument impossible que ces observateurs n'aient pas vu le changement de couleur et de circulation dans la veine glandulaire, s'ils avaient