‹ Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations ..., Volume 2Chapitre 8 sur 61 · UR1N · texte numérisé non relu

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tives et passe en cet état dans les urines. La même observation peut être faite sur l'homme qu'on rend passagèrement diabétique en donnant le matin à jeun une grande quantité de sirop ; au bout de quelques heures le sucre réapparaît dans les urines.

En dehors de ces diverses conditions, le diabète est donc une accumulation de sucre dans le sang qui peut, à priori, s'expliquer de deux manières : 1° ou par augmentation absolue de la quantité de sucre ; 2" ou par défaut d'action des influences qui le détruisent, sa production restant la même.

De ces deux causes, la première seule peut être aujourd'hui affirmée. On a des exemples nombreux d'hypersécrétion du sucre ayant produit le diabète, tandis que rien ne prouve que cet état morbide ait jamais été la conséquence d'une diminution d'activité des phénomènes respiratoires.

Le diabète sucré est un état physiologique pendant une pdrtie de la vie fœtale. Lorsque je l'observai dans dans ces conditions, je crus que la destruction du sucre était le résultat de la respiration, et que des entraves apportées au libre exercice de cette fonction pouvaient rendre un adulte diabétique. Mais je dus renoncer à cette opinion, reprise depuis par d'autres, en présence de faits qui la rendaient impossible. Ainsi le diabète existe chez le fœtus, mais non à toutes les époques de la vie intra-utérine. Chez les veaux , que j'ai surtout observés, le diabète existe jusqu'au sixième mois de la vie fœtale, mais il cesse en général du sixième mois à la naissance, bien que pendant cet intervalle la respiration

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