LA MÉCANIQUE A POUR OBJET L'ÉLÉMENT GÉOMÉTRIQUE DES PHÉNOMÈNES
rables sont des distances et des angles, tantôt se conservent, du moins à peu près, pendant un certain temps et paraissent même se maintenir dans les mêmes régions de l'espace (ou dans ce qui nous semble tel), pour constituer ce qu'on appelle le repos, tantôt changent sans cesse, mais avec continuité; et leurs changements de lieu sont ce qu'on appelle le mouvement local ou simplement le mouvement.
D'une manière générale, l'étude de ce mouvement, des changements de lieu éprouvés par les corps, se nomme Mécanique,
La Statique en est la partie relative au cas spécial où s'annuVe le mouvement, c'est-à-dire où persistent la situation et, par suites la figure des corps. On y comprend, par une extension bien a turelle, l'étude des cas, au moins les plus simples, où un systèi^K^^ de corps, tout en se déplaçant, conserve des distances invariabL^^ entre ses diverses parties, c'est-à-dire ses dimensions avec forme, éléments constitutifs de sa configuration. Et, par opp» ^==3 sition à la Statique, on appelle Dynamique l'étude propre cz^ mouvement.
2. — Hypothèses spéciales à la Mécanique rationnelle; leur ^ insuffisance dans l'étude de phénomènes très importants.
Pourquoi a-t-on été amené à diviser la Mécanique en Mécaniqu^-^ rationnelle et en Mécanique physique? A quoi répond cette dis^^ tinction? Telle est la première question que nous devons noa^poser ici.
Les phénomènes naturels se trouvant très complexes, et, d^ plus, nos connaissances sur la constitution intime des corps étant fort imparfaites, nous sommes inévitablement conduits, dans l'étude de leurs mouvements, à faire, sur celte constitution, des hypothèses seulement approchées, très précieuses néanmoins lorsqu'elles sont simples et qu'il existe des cas, reconnaissables à l'avance, où la nature les réalise à fort peu près. Or ce qu'a de propre la Mécanique rationnelle tient justement à deux hypothèses de cette espèce, imaginées, chacune, pour une des deux sortes de corps que l'on rencontre le plus souvent et qui diffèrent autant que possible l'une de l'autre. Je veux parler des solides et des fluides, les premiers pourvus d'une forme déterminée, les seconds affectant successivement les formes les plus diverses,