Actions moléculaires et actions de pesanteur
Pour pouvoir préciser encore plus la forme des équations de ^ mouvement (6) [p. 25], il reste à connaître celle de la fonction j potentielle W, ou plutôt de ses variations correspondant aux changements qui se produisent dans les distances mutuelles des « divers points du système.
Et d'abord, les phénomènes vulgaires de pression, de choc, d'explosion, etc., montrent que de minimes changements survenus dans les imperceptibles distances qui séparent des points du système très proches les uns des autres, ou, si l'on \ eut ^ physiquement conligus, amènent des absorptions ou des dégagements de force vive sans comparaison plus grands que ceux qui résulteraient de variations, même très sensibles, dans les distances de points séparés par des intervalles appréciables. Donc les dérivées ^ relatives aux distances /• accessibles à nos sens sont presque nulles, en général, à côté de celles que l'on prendrait par rapport à des distances imperceptibles. En d'autres termes, les actions, dites de pesanteur, s'exerçant aux distances de grandeur notable, peuvent être regardées comme infiniment petites en comparaison de celles, appelées le plus souvent ac^ion^ moléculaires^ qui existent, entre points matériels, à ces distances absolument insensibles auxquelles se produit le contact physique des corps, et dont même la plus grande, dite rayon d'activité des actions mo-léculaires, échappe complètement à nos mesures.