‹ Leçons synthétiques de mécanique générale, servant d'introduction du cours de mécanique physique de la Faculté des sciences de Paris. Publiées par les soins de MM. Legay et VigneronChapitre 39 sur 81 · RESTRICTION IMPLIQUÉE DANS LA NOTION D'ÉNERGIE POTENTIELLE INTERNE · texte numérisé non relu

RESTRICTION IMPLIQUÉE DANS LA NOTION D'ÉNERGIE POTENTIELLE INTERNE

fragments. Mais, en réalilé, les conditions particulières dans les- <q|uelles se trouve la matière contiguë à une surface effective peuvexmt y produire un état spécial, se propageant vers Tintérieur j«jsc]u^à des distances très supérieures à ce rayon d'activité, <:j«oique presque (sinon tout à fait) inappréciables; et Ton con- <^oî t, qu'alors la fonction ^ comprenne, outre un terme de Tordre la masse ou du volume, propre à exprimer l'énergie potentielle î «terne delà matière intérieure, un second terme, quelquefois ap- F>r^cîable, de l'ordre de la surface, pour exprimer l'énergie I>otenlielle interne des couches minces de matière possédant celle constitution spéciale, et dont l'ensemble est appelé la couche ^ ^^jcàerjicielle du corps.

-^3. — La dénomination d'énergie potentielle interne suppose que \2k pulvérisation de la matière ne soit pas poussée trop loin.

On voit que, tout en justiHanl d'ordinaire son nom d'énergie potentielle interne, c'est-à-dire d'énergie répandue dans les ^ î erses parties du système, et qui s'y retrouverait en détail si l'on '^'^x^ait à les séparer, la fonction ^ n'est pas toutefois, d'une ma- » ^re absolument rigoureuse, décomposable entre ces fragments, ^^^Mt il ne faudrait pas pousser trop loin la pulvérisation. Et cela conçoit, puisqu'une telle décomposition oblige à supprimer

sa diflTérenlielle tous les termes de la forme ^ dr relatifs aux

dr

' '^'^ perceptibles droites /• de jonction coupées par la surface de sé- ^Talion de deux fragments, et reliant un point de l'un à un point ^ « l'autre.

3i. — H3rpothèses plausibles sur les actions moléculaires ou exercées aux distances imperceptibles*

Les propriétés précédentes de l'énergie potentielle inlerne <I>,

^^séessurcelledont jouit sa dérivée, par rapport à une droile

^ ^lelconque de jonction r imperceptible, de n'être pas fonction *^^s autres droites analogues qui en sont éloignées d'une manière ^ t)préciable, s'expliquent d'elles-mêmes quand on admet, comme ^^le fait souvent, que l'action réciproque de deux points ne dét^^nd, pas plus aux petites distances qu'aux grandes, des droites

4a UYP0TI1ÈSE8 PLAUSinLES SUR LES ACTIONS EXERCÉES AUX PETITES DIBTAKCB8 :

de jonction autres que la leur. Cette hypothèse réduit, en effeB

dans tous les cas, à une simple fonction f{r) de la variabi

unique /*(ou R); et elle rend, dans chaque couple de points mata riels, le rapport des deux points aussi simple quand il y a u nombre quelconque de ces couples, que lorsqu'il n'y en a qu'un

Alors les sommes S ^ dr considérées tout à Tlieure, ou relatives à chaque point en particulier, sont séparément et en toute rigueu des différentielles exactes ; car, la dérivée ^ ayant la forme simpl*

/(/•), chaque somme S ^ dr devienl dSf/{r)dr.

Mai.^ voyons comment il faudra, dans Thypothèse simple don il s'agit, supposer variable avec Ictir droile de jonction r l'actioi réciproqtie /{r) de deux points matériels, c'est-à-dire de deu: atomes, pour se rendre à peu près compte des phénomènes qu se produisent au contact (physique). Quoiqu'on n'en connaisse pa. l'expression, certainement plus complexe que celle de la petit< attraction newtonienne -^7^ à laquelle cette action se réduit aus distances sensibles R, on petit cependant regarder comme certain qujelle change de signe une ou plusieurs fois, de manière à être négative ou répulsive aux plus petites distances r, positive ou altracdi'e aux moins petites; et que, de plus, dés que r grandissant tend à devenir sensible, elle décroît très rapidement, au point de s'être déjà, comparativement , comme évanouie ou réduite presque à rien, dès que r commence à être mesurable poui

nous et même dès que la forme asymptotique ^^p- devient tanl soit peu propre à représenter la fonction /(r).

C'est ce que nous allons reconnaître, en commençant par établir que l'action moléculaire est répulsive aux plus petites distances et peut changer de signe plusieurs fois.

35. — Ces actions doivent ôtre répulsives et indéfiniment crois* santés aux plus petites distances, pour expliquer l'impénétrabilité. Répulsions et attractions chimiques ou interatomiques; répulsions et attractions physiques ou intermoléculaires.

D'une part, en effet, puisqu'on admet que les vitesses, même dans les chocs, varient avec continuité, et que nul contact géo-

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