IMPÉNÉTRABILITÉ; ACTIONS CHIMIQUES ET ACTIONS PHYSIQUES
jrr» ^trique (c'est-à-dire absolu) entre corps on entre atomes ne se produit jamais, c'est, aux plus petites distances, la répulsion, et tmne répulsion indéfiniment croissante quand la distance tend vers K<5^ro, qui, seule, peut maintenir distincts les atomes et conserver SLU'x. corps un certain volume apparent, tenir lieu, en un mot, de c«s pressions de surface contre surface, de cette impénétrabilité, cj^ue l'imagination ferait admettre entre des corps se heurtant, si l'^on rejetait la continuité de variation des vitesses.
ID'autre part, les imperceptibles assemblages d'atomes que les c^kirnistes appellent des molécules, et qui, doués de stabilité, souvent même très résistants, se présentent à côté les uns des autres, nombre incalculable, exactement pareils dans toute l'étendue d'un corps composé ou même d'un corps chimiquement simple, lae se produiraient évidemment pas, si, à des distances de l'ordre de grandeur de leurs dimensions, Faction /(/*) n'était pas devenue attractive pour contrebalancer les répulsions exercées à des dis- ^nces moindres. Ainsi l'action /(r), négative ou répulsive, et ^x^irémement grande, pour les plus petites valeurs de i\ s'annule et devient attractive à la distance où se produit l'équilibre chimique ^® deux atomes, alors qu'ils se groupent statiquement pour former w'ie molécule.
Or, outre l'équilibre propre ou intérieur de la molécule, il y a équilibre, de molécules agissant à des distances très supé- Vires aux dimensions de Tune d'elles, qui constitue les états ''^Viide et solide, états dont la stabilité exige entre atomes, tout ^ l^fois, des répulsions aux plus petites distances intermolécu- '^^V*c5, pour s'opposer à un rapprochement plus grand des moléles que forment ces atomes, et des attractions à des dislances "*^ins faibles, pour produire la cohésion ou, tout au moins, limil'expansion d'une particule matérielle, de grandeur sensible, ^posée placée dans le vide; car, par exemple, une couche d'un '*^nide non volatil devrait s'y dissiper en un instant sans ces at- '^^^ «lions, alors qu'elle s'y constitue dans un état d'équilibre.
I^eut-étre même y a-t-il plus encore, du moins à l'état solide, dirait que les molécules chimiques s'y trouvent groupées en ^^3ocialions complexes, en molécules intégrantes, bien plus étcn- ^^«8 que chacune d'elles, et dont le mode d'agrégation, variable ^ la suite des déformations persistantes que peuvent produire cer-
44 HYPOTHÈSES PLAUSIBLES SUR LES ACTIONS EXERCÉES AUX PETITES DI8TAXCESM
laines causes énergiques, caractériserait les diverses structur— cristalline, fibreuse, etc. La cohésion résulterait alors justeme des actions mutuelles de ces molécules intégrantes, ou plutôt tous les atomes qui les composent.
36. — Multiples valeurs de la distance de deux atomes, pa lesquelles s'ànnnle leur action mutuelle; rayon d'activité A actions chimiques ou atomiques.
Donc, lorsque la distance /* excède dans un rapport notable I dimensions d'une molécule chimique, ou ce qu'on pourrait a peler le rayon d'activité des actions chimiques (entre atomes au delà duquel commencent les actions physiques (entre mol cules), la force /(r), qui s'était déjà annulée pour la valeur de correspondant à l'équilibre chimique des deux atomes, doit, ■ nouveau, changer de signe, de manière à se trouver négative i répulsive quand /* atteint la distance des molécules d'un liquii les plus voisines, pour s'annuler une troisième fois à la distant de l'équilibre physique de deux molécules, et redevenir en£ positive dès que cette situation d'équilibre physique est dépassé
On peut justement prendre comme rayon d'activité des actioi chimiques la distance où l'action /(/'), après avoir été positive c attractive, s'annule et redevient négative. A cette distance, < effet, les deux points sont évidemment en équilibre instabl puisque le moindre rapprochement y provoque une tendance i chacun des deux vers l'autre, et, le moindre écartemenl, une tei dance opposée; de sorte que l'équilibre instable dont il s'a§ marque, en quelque sorte, la limite séparative des deux domain chimique et physique.
Enfin l'existence des diverses contextures que présentent 1 solides, explicable par un groupement en molécules intégrante semble même indiquer plusieurs distances différentes produisa l'équilibre physique; car autre chose est l'équilibre propre i chaque molécule intégrante et autre chose l'équilibre du systèn formé par deux ou plusieurs de ces molécules. Donc, pour r gra dissant de zéro à l'infini, la fonction continue f{r) passerait pli de deux fois du négatif au positif, avant de devenir définitivemei positive, et puis inversement proportionnelle à ou à R^, comn on constate qu'elle l'est aux dislances R appréciables.