‹ Leçons synthétiques de mécanique générale, servant d'introduction du cours de mécanique physique de la Faculté des sciences de Paris. Publiées par les soins de MM. Legay et VigneronChapitre 41 sur 81 · BAYONS D*ACTIVITÉ DES ACTIONS CHIMIQUES ET DES ACTIONS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

BAYONS D*ACTIVITÉ DES ACTIONS CHIMIQUES ET DES ACTIONS PHYSIQUES

3T. — Rayon d'activité des actions physiques et des actions dites contact ; possibilité de négliger les actions de pesanteur eisercées aux petites distances.

D'ailleurs, la distance où /(r) a déjà assez décru, et où la rapidité de son décroissement s'est déjà assez ralentie, pour que commence à se produire, même grossièrement, celte proportionnalité de Faction à l'inverse de ou peut être prise pour le rayon d'activité des actions moléculaires, c'est-à-dire pour la limite au dolà de laquelle il n'y a plus de contact physique, plus d'effet sensitle local, ou émanant d'une petite quantité de matière et non de S'randes masses très étendues ; car les effets de pareilles actions > Inverses de r*, bien que produits à des distances encore impercept.î bles, se fondent dans ceux de la pesanteur sans les modifier sensiblement et restent ainsi inaperçus.

Il suffit, pour le reconnaître, de considérer l'attraction exercée ^ans l'hypothèse newlonienne, sur une molécule, par toute la **^atière située relativement à elle d'un certain côté quelconque, ou Comprise à l'intérieur d'un cône aigu ayant cette molécule pour

Si l'on désigne par (o le petit angle solide du cône, angle que ■^"ïesurera la portion interceptée de surface sphérique décrite de ^otà sommet comme centre avec un rayon égal à l'unité, la molé- ^^le en question sera attirée, par la couche de matière située dans cône entre les distances r, r-\-dr du sommet, ou ayant pour Volume tor^dr et une masse numériquement comparable à ce "^"olame, avec une force, d'ailleurs inverse de r^, dont la valeur

^^^^e sera évidemment de l'ordre de ^(wr^ dr) = todr ; et, par

^Oxiséquent, cette attraction ne se trouvera pas plus grande que ^^lle des couches de la même épaisseur rfR= dr situées dans le ^ôae à des distances sensibles quelconques R. Or ces dernières touches sont plus nombreuses, sans comparaison, que les précédentes, contiguës ou presque contiguës au sommet; et Ton voit ï^icD, en répétant le même raisonnement pour tous les cônes analogues, que l'attraction newtonienne totale de la matière avoisinant la molécule considérée n'est, pour ainsi dire, rien à côté de celle qu'exerce sur cette molécule la matière éloignée.

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