PRÉDOMINANCE DES RÉPULSIONS SUR LES ATTRACTIONS
H est vrai que, aux très peliles distances r, Thypothèse, int
(luite dans notre calcul, de la continuité en étendue de cha(^ couche attirante, ou plutôt de sa parité (quant à Tordre de gr^v deur) au volume tor^dr qu'elle occupe, n'est pas aussi penn qu'aux grandes dislances R ; car, en se représentant la masse chaque molécule , /ictii ement disséminée dans tout Tespace int& moléculaire environnant, afin de pou voir faire les sommations comrM: pour une matière continue, on altère les distances /* et, par suite les résultats, dans des rapports d'autant plus grands que /* esl plus petit ou comprend moins de fois Tintervalle de deux molécules voisines. Mais ces rapports ne seraient très considérables, au point de changer Tordre de grandeur du résultat, que pour les molécules les plus proches de la proposée. Or il n y a pas lieu de s'en occuper ici, le calcul actuel n'étant relatif qu'aux distances, très supérieures k l'intervalle de deux molécules voisines, où les actions moléculaires sont seulement de l'ordre de celles qu'exprimerait la formule de Newton.
On peut, d'après cela, regarder les actions dites moléculaires, ou actions physiques, et, à bien plus forte raison, les actions chimiques, comme n'existant pas aux distances où la loi newtonienne commence à s'appliquer. Elles ne s'exercent que dans des rayons bien plus imperceptibles.
38. — Explication, par les actions moléculaires, de divers phénomènes, et, d'abord, de la non-adhésion des solides qui se touchent*
Ces quelques idées, malheureusement un peu vagues, sont tout ce qu'on a pu, jusqu'à ce jour, établir de vraisemblable sur les actions moléculaires. Elles permettent de se rendre assez bien compte de phénomènes avec lesquels une longue habitude nous a familiarisés, mais dont l'explication reste délicate.
Tel est, en premier lieu, le fait de deux solides contigus, qui exercent l'un sur l'autre d'énergiques répulsions, indiquant un rapprochement supérieur à celui où entrent en jeu des attractions considérables, et qui, cependant, ne manifestent aucune cohésion mutuelle, ou se séparent sans que ces attractions se fassent sentir, de manière à rester distincts, à garder chacun leur individualité.
Imaginons, en effet, pour fixer les idées, qu'un solide pesant
DAH» Li CONTACT DIS 90Lti>ea, toujouhs plïis ov Monis ntiouEux. 47
soit déposé sur un so) homontal : ei dcinandons-nous commeot il l^eul, sans j adhérer, s niai nient r en équilibre. 11 s*en approche potirtaiil bien assez, coruDie il vient d étre dit, pour que des attractions se dévéioppent entre enx ; puisque le sol exerce en somme sur ce corps «ne répulsion qui rarréte dans sa chute ou qui neutralise Faccélération produite sur lui par la pesanteur, et puisque, d'autre partf les répulsions moléculaires ont Heu à des distances peliles que les allraclions analogues, destinées qu^elles sont a empêcher un trop grand rapprocbenient, de même que les attrac- Udiis à empêcher les trop grands écarLenients. M y a donc lieu de chercher pourquoi le rapprochement du corps et du sol^ suflisant potif faire naître des répulsions énergiques, ne développe pas, à pii£s forlP mi.wfif des attractions équivalant à une adhérence *eiasible, et capaliles de retenir le corps dès qu*en le soulevant lég^^rement on fera disparaîlre les répulsions*
1^'explîcation se trouve dans ce fait^ que les répulsions sont, à "i«fcsses égales, beaucoup [dus grandes que les attractions* Pour Jfi «:oncevoir, imaginons, par exemple, un solide à rétat naturel, c ^^t-â-dire non comprimé ni tiré ; co qui signifie que, si Ton 111^ ne à son intérieur un plan quelconque et si Ton considère les acs trions moléculaires exercées par la matière située d'un côté de ce pl^n sur celle qui est de Tautre côté, leur eÛet total est nul, ou «l^^Cï ces deux quantités de matière ne s^impriinent en somme» l ti fîê a Tautre, aucune ïtccéléralion. Or, parmi les forces dont il s^^git, les répulsions sont produites seulement par une couche nmiDce de molécules conligoës au plan, sur une couche pareille adj.içente, tandis que les attractions, exercées de plus loin, sont îacomparahlement plus nombreuses sur chaque molécule de cette dernière couche, et s'étendent en outre à bien d'autres cotiehes nioias rapprochées du plan. Donc les attractions ont )jesoin de ^ ciercer entre des quantités de matière beaucoup plus g:randes *iwe les répulsions, pour les neutraliser.
Cela posé, noire corps solide, placé sur le sol et toujours plus moins rugueux comme celui-ci, n*est en contact physique avec lui «lue par des saillies ayant de grandes courbures* Autour du PtJiritcle contact de chaque plan tangent (apparent) commun, les ''^'pi^ hions, exercées de très près, sont presque en aussi grand ^Oft^Sre que si les surfaces du corps et du sol y étaient planes