‹ Leçons synthétiques de mécanique générale, servant d'introduction du cours de mécanique physique de la Faculté des sciences de Paris. Publiées par les soins de MM. Legay et VigneronChapitre 75 sur 81 · DIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON

SUITE DE L'ÉTUDE DES FORCES VIVES ET DU THAVAIL : FLUX DE CHALEUR; LOI FONDAMENTALE DE LA TIIERMODY-NA^MIQUE.

9(i . — Du travail des actions moléculaires exercées du dehors sur la couche superficielle d'une particule ou d'un corps : il comprend une première partie, dite flux de chaleur, qui est purement calorifique.

Si le travail de la pesanleur ne se trouve pas rendu plus complexe par les invisibles vibrations qui constituent la chaleur, il n'en est pas de même du travail des actions moléculaires exercées, par exemple, à travers les faces d'un élément de volume, et à des distances imperceptibles, sur sa couche superficielle. Ces forces sont grandement modifiées par l'agitation calorifique^ qui fait varier les plus petites et plus influentes distances intermoléculaires de fractions comparables à leurs valeurs et dans des sens aussi rapidement changeants que le sont ceux mêmes des vitesses correspondantes. Par suite, les produits des composantes

X, \ , Z, suivant les axes, de ces forces, par celles,

vitesses en question, n'ont généralement plus, sur de petites étendues, leurs valeurs movcnnes nulles.

Et, en eff'et, si Ton suppose d'abord, pour simplifier, qu'il n'y ait pas de mouvement moyen local, ou que l'agitation calorifique règne seule, les travaux, X Y rfr, -|- Z des forces dont il s'agit, se trouveront, en général, tellement peu négligeables, que l'agitation calorifique et, avec elle, l'énergie interne totale s'accroîtront, comme on sait, dans les régions où la température est le plus basse, pour diminuer au contraire dans les régions où elle est le plus élevée ; ce qui ne peut évidemment se faire que

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