‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule considérée en elle-même et dans ses rapports avec la syphilis, la dartre et l'arthritisChapitre 105 sur 131 · CATARRHE SCROFULEUX DES INTESTINS · texte numérisé non relu

CATARRHE SCROFULEUX DES INTESTINS

d'élablir le diagnostic de la diarrhée au poinl de vue de laffection et delà nature de raffection.

La diarrhée scrofuleuse est une inflammation calarrhale de la muqueuse intestinale qui, par la nature des déjections, ne sera confondue ni avec le flux bilieux, ni avec le flux sanguin, ni encore avec Técoulement du pus par l'anus, à la suite de la rupture d*un abcès profond dans le canal intesr> tinal.

Mais i quels signes reconnaîtrons-nous Texistence d*un catarrhe scrofuleux? L'engorgement des glandes mésentéri* ques n'existe pas toujours, et, dans beaucoup de cas, il existe sans que l'on puisse le reconnaître par le palper abdominal.

Le foie gras et la néphrite albumineuse décèlent sans doute la nature scrofuleuse de la diarrhée; mais ces lésions ne surviennent que tardivement et à une époque oii il importe peu d'établir le diagnostic, parce que la thérapeutique est alors généralement impuissante.

Il faut se fonder, pour établir le diagnostic, sur la constitution du malade, sur ses antécédents, sur la persistance et les retours de Taffeotion catarrhale, sur la nature des déjections alvines, qui sont puriformes, sur la coexistence des autres affections.

Pronostic. — L'aBection guérit parfaitement si elle est convenablement traitée dès le début ; mais, à une époque avancée, elle est d'autant plus grave qu'aucune médication ne peut être tolérée. Les astringents et les toniques ne font qu'augmenter la diarrhée.

Traitement. — L'hygiène doit avant tout fixer l'attention du praticien appelé près d'un enfant atteint de diarrhée scrofuleuse.

ik78 DE LA SCROFULE VIS^CÉRALE.

11 est quelquefois utile de suspendre rallailement naturel I ou artificiel, pour le remplacer par du bouillon ou des potages

I gras. L'habitation dans un endroit sec, bien aéré, esposé

I au midi, sera particulièrement recommandée. On conseil*

I Icra des vêtements de laine ou de flanelle, de la flanelle

sur le ventre. Le malade sera tenu de boire et de manger chaud.

On a conseillé les astringents, Teau de riz édulcorée avec le sirop de coings ou de grande consoude, l'alun, le ratanhia, le diascordium, le sous*nitrate de bismuth qui agit sur la thuqueuse intestinale à la manière de la poudre d'amidon sur la peau; mais ces moyens n^ont qu'un succès éphémère; ils arrêtent momentanément la diarrhée, qui ne tarde pas à reparaître.

L'emploi des vomitifs et des purgatifs est quelquefois suivi d'un succès marqué ; mais, si Ton insiste trop sur cette médication, on augmente la diarrhée au lieu de la tarir.

J'ai vu» dans quelques cas, réussir le sirop de fer et Thuile de morue ^ plus souvent ces agents ne font qu'augmenter la diarrhée scrofuleuse*

Les médicaments qiie j'ai employés avec le plus d'avantage sont l'iode en teinture ou en solution aqueuse^ et le pcrchlorure de fer dans une potion appropriée*

On administre la teinture d'iode depuis quatre ou cinq gouttes jusqu'à douze ou quinze par jour dans de l'eau sucrée. Le perchlorure se donne dans un julep, depuis 25 ceuligrammes jusqu'à 50 chez les enfants, jusqu'à un gramme chez les adultes;

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