‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule considérée en elle-même et dans ses rapports avec la syphilis, la dartre et l'arthritisChapitre 37 sur 131 · PARTIE ÉTlOLOGIOUe · texte numérisé non relu

PARTIE ÉTlOLOGIOUe

Si la syphilis primitive parait plus fréquente chez Thomme, cela lient uniquement à la disposition particulière des orga** nés sexuels. Le col utérin n*esi pas toujours examiné; ce qui sument de ce cdté se passe dans l'ombre, sans éveiller les craintes de la femme qui n'éprouve aucun mal. Le col de Falérus pourrait bien être, chez la femme, aussi souvent souillé que le gland chez Thomme, par le contact du virus syphilitique, fai la conviction que, dans beaucoup de cas, les exulcérations da col utérin correspondent ara exulcérattons chancreuses plus ou moins proéminentes de la surface du gland.

Beaucoup d'auteurs, et M. Lepelletier entre autres, assurent que la scrofule est plus fréquente chez la femme ; M. Lebert a trouvé, a Lavey en Suisse, la scrofule tout aussi répandue dans un sexe que dans l'autre. Privé d'un service de femmes, il m'a été impossible, jusqu^à présent, de faire des relevés statistiques comparatifs, et sur le nombre, considéré d^une manière absolue, de scrofuleux hommes et femmes, et sur la proportion relative dans les deux sexes des formes et des affections particulières de la scrofule.

Le sexe me paraît avoir mie influence sur la dartre et sur Tarthritis : je crois la dartre proprement dite, la dartre essentielle, si vous voulez, plus commune chez la femme, et la dartre symptomatique de Tarthritis plus fréquente chez l'homme.

Tous les tempéraments sont également exposés à toutes les maladies constitutionnelles; mais on peut dire pour la syphilis, la dartre et l'arthritis, ce qne j'ai déjà dit pour la scrofule : le tempérament a de l'influence sur la forme ; le tempérament lymphatique prédispose aux engorgements glandulaires, aux bubons, dans la syphilis comme dans la sero^

fuie, aux éruptions cutanées sécrétantes dans la dartre aussi bien que dans la scrofule. Le tempérament sanguin prédispose aux couperoses scrofuleuses, aux attaques de goutte et de rhumatisme aigus. Le tempérament nerveux prédispose aux névralgies, aux névropathies syphilitiques, arthritiques et dartreuses, aux éruptions scabieuses, prurigineuses. En un mot, la prédominance d'un appareil organique favorise la localisation de la diathèse sur cet appareil. La maladie constitutionnelle se traduit par des manifestations locales difiérenles selon les tempéraments, mais n^a de préférence marquée pour aucun.

La prédisposition aux maladies constitutionnelles est loin d'être la même pour tous les individus. Parmi les causes appréciables qui augmentent, chez certaines personnes, celle fatale prédisposition, il faut noter surtout Texislence antérieure des mêmes maladies sur les ascendants, et plus particulièrement chez le père ou la mère : c'est ce qu'on appelle rhérédité.

L'hérédité des maladies constitutionnelles ne saurait être mise un seul instant en doute. Elle s'exerce directement des parents aux enfants, ou bien elle saute une génération : c'est ce qui a été surtout observé pour la dartre et pour Farthritis.

Si cette influence de l'hérédité n'a pas été appréciée â sa juste valeur dans Téliologie des maladies constitutionnelles, si son importance a été méconnue, savez-vous a quoi il faut l'attribuer? Uniquement à l'ignorance de la cognation des affections morbides, quand les formes sont différentes. Un père meurt de la phthisie scrofuleuse ; le fils hérite d'une tumeur blanche : avec toute leur perspicacité, nos pathologistes modernes n'apercevront aucun rapport entre ces deux

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