SIGNES DES SGROPULIDES BÉNIGNES
qui consistent surtout à peigner l'enfant, a brosser sa tête plusieurs fois par jour, font disparaître les croûtes, dont la présence était utile pour le diagnostic.
Telles sont les causes de Thésitation que peut montrer, dans le diagnostic des teignes, un médecin habitué à voir les maladies de la peau. Voici maintenant les causes des erreurs que commettent journellement les personnes étrangères a la connaissance spéciale de ces affections. Toutes ces causes trouvent leur raison d'être dans une importance trop grande exclusivement donnée, au détriment des autres, i l'un des caractères particuliers des affections parasitaires.
L'un voit, dans la couleur jaune des croûtes, un signe pathognomonique de la vraie teigne; l'autre, le trouve dans une oJeur spécifique : celui-ci attache une extrême importance à la dépression et à la forme arrondie des exfoliations ; celui-là à la sécheresse des croûtes, etc. Mais l'impétigo peut offrir la couleur jaune-soufré du favus ; la dépression centrale et la forme circulaire appartiennent tout aussi bien à rherpès,'au psoriasis du cuir chevelu quaupotrigo scutu^tata; la sécheresse est parfois aussi grande que possible dans les pseudo-teignes chroniques, et, quant à l'odeur, comme le dit très justement M. Lebert, il faut se méfier de la séméiologie olfactive.
En un mot, il faut tenir compte de l'ensemble des carac* tères et non s'attacher à un caractère unique.
Examinons toutefois la valeur absolue et relative de chacun des signes qui distinguent la teigne des gourmes scrofuleuses. •
M. Lebert donne, comme un excellent moyen de diagnostic, l'ulcération qui existe sous les croûtes dans la gourme , sa non-existence dans le favus-, mais, après le détachement des
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croûtes faviques, on voit presque toujours i'épiderme enlevé par places. Seulement, Tulcération est plus super6cielle , un peu déprimée, traversée à son centre par un cheveu; dans la gourme elle est plus profonde. Toutefois, si Ton détache, avec précaution, la croûte favique, a Taîde d'une sonde cannelée ou d'une spathule, on ne trouve pas d'ulcération.
La couleur est un excellent signe et plus encore la réunion de ces nuances différentes de jaune-orange, jaune-soufré, jaune-bianchàtre, gris-blanchàtre ou couleur de plâtre. Toutes ces nuances qui indiquent Tàge plus ou moins avancé des couches successives de la croûte favique constituent par leur ensemble un caractère distinctif d'une haute importance.
La sécheresse des croûtes qui est d^autant plus grande que le favus est plus ancien, leur pulvérulence, l'enchâssement &ous-épidermique de la circonférence ou des bords de la croûte, enfin la dépression en cupule, en godet ou en lampion, selon l'expression consacrée par M. Devergie, contribuent encore à éclairer le diagnostic.
Un signe que vous devez prendre en très grande considération, c'est rétat des chçveux. bans le favus, les cheveux sont altérés notablement dans leurs qualités physiques. Ils sont changés de couleur, devenus d'un gris cendré ou de souris, ternes, fauves, sans éclat; ils tranchent sur les cheveux des parties saines. On les trouve souvent tortillés, friables, lanugineux, d'une facile extraction. Au bout d'un certain temps, ils tombent et rien de plus ordinaire dans les teignes déjà anciennes, que des plaques de calvitie, des surfaces complètement dégarnies et sur lesquelles le cuir chevelu offre comme un aspect cicatriciel. Dans la gourme aussi, les cheveux sont altérés et tombent : il y a, comme dans la teigne, des places de calvitie; mais Tallération n'est jamais