SIGNES DI£S SGROFULIDES BÉNIGNES
portée aussi loin. Les cheveux sont ternes, mais ils ne sont pas transformés comme dans le Tavus.
L'existence d'un élément de la maladie sur une autre région est encore un bon signe; mais ce n*est qu*une présomption, ce n'est pas une certitude. S*il existe une plaque d'eczéma fluent derrière Toreille, on ne sera que trop disposé à rejeter le favus ; s'il existe sur la face ou sur le tronc quelques godets faviques, on ne serait que trop disposé en faveur de l'opinion contraire. Cependant il peut y avoir colncideDce, coexistence des deux aflections.
Mdlgré tous ces signes, il y a donc des cas où l'on se trouve obligé de rester dans le doute. Que faut-il faire alors? Nettoyer la tête et attendre la reproduction des croûtes; recommander aux parents de cesser toute application topique, tous soins hygiéniques. Plus tard les croûtes reparaîtront, mais sans mélange, sans altération, avec tous les caractères qui leur sont propres.
Il y a un moyen de lever les doutes immédiatement, d'éclaircir à Tinstant même le diagnostic : c'est le microscope, avec lequel il est facile de reconnaître, lorsqu'ils existent, les éléments constitutifs de Vachorion.
Des trois variétés de porrigp, Valvéolaire est celui qui peut le moins en imposer pour la pseudo- teigne. Le scutuléy dans sa période pilyriasique, peut être pris facilement pour une gourme amiantacée et mieux encore pour un psoriasis. Il est des cas même où l'on est obligé d'attendre l'apparition delà matière jaune favique, au milieu de la matière blanche épidermique sur laquelle elle tranche. Voulez-vous, dans ces cas, être Bxé le plus vite possible sur le diagnostic, il vous faut recourir au microscope : vous distinguerez nettement les éléments constitutifs du favus alors qu'à l'œil nu ou armé
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de la loupe, vous n'apercevriez encore que de Tépiderme.
Le porrigo squarrhosa est peut-être celui qui ressemble le plus à de la gourme*, cependant il y a dans cette disposition bosselée du cuir chevelu, dans l'aspect sec et terreux de ces protubérances, dans Tinsertion sous^épidermique des bords, quelque chose de spécifique qui n'échappe jamais à un œil exercé.
La teigne tonsurante du cuir chevelu a quelquefois élé prise au début pour une gourme pityriasique ; à une période avancée, quand la tonsure a élé dénaturée par des topiques substitutifs, ou qu'il existe sur le cuir chevelu, par suite de l'effet ordinaire du champignon sur les bulbes, une véritable mentagre pustuleuse ou tuberculo-furonculaire, cette môme teigne peut en imposer pour une scrofulide impétigineuse. * Dans ces cas difficiles , je ne connais qu'un moyen sûr el prompt de préciser le diagnostic, c'est l'examen microsco* pique des poils.
Ce n'est pas seulement au cuir chevelu que le diagnostic de la gourme et des éruptions parasitaires rencontre des difficultés, c'est sur toutes les régions du corps. Je ne vous en* tretiendrai que de celles qui ont leur siège sur la face.
Comment distinguerez-vous la gourme impétigineuse des éruptions trichophy tiques ; en d'autres termes, comment distinguerez-vous l'impétigo de la mentagre parasitaire?
Il semble que cela soit facile, parce que les pustules de la mentagre occupent les follicules pileux, tandis que les pustules de rimpétigo sont groupées , réunies, et forment des croûtes larges, détachées sur les bords, d^un jaune doré. Les pustules mentagreuses sont dures à la base, purulentes seulement au sommet; les pustules de Timpétigo sont superiicielles, purulentes en totalité.