ÉCROUELLES GANGLIONNAIRES
toujours la mémo structure ; le tissu est un peu plus serré, YDoias friable, mais d'une texture encore granuleuse. Dans la gangliite, le parenchyme est plus rouge, gorgé de sang ramolli.
Le deuxième degré de Técrouelle est encore constitué, comme vous le savez, par Thypertrophie ganglionnaire ou par la gangliite; mais si, dans ce second degré de l'hypertrophie, on trouve, dans le ganglion hypertrophié, les mêmes éléments constitutirs que dans le premier degré, il y a, de plus, décoloration et texture plus serrée du parenchyme» tandis que, dans le second degré de la gangliite. le tissu ganglionnaire est, en certains points, comme carnifié, analogue au parenchyme pulmonaire hépatisé. Dans d'autres points, il est infiltré de pus, et, à une période plus avancée, on trouve le pus collecté, formant de petits foyers purulents dans l'intérieur des ganglions.
Enfin, le troisième degré de Técrouelle est caractérisé par la présence de produits morbides hétéromorphes dans les ganglions lymphatiques. C'est l'infiltration tuberculeuse du ganglion, ou le dépôt en masse de la matière tuberculeuse dans son parenchyme. Dans le premier cas, si l'on incise le ganglion, on trouve les surfaces blanchâtres et striées ; dans le second, la surface de l'incision a été très justement comparée à celle d'un marron cuit. Dans quelques cas assez rares, on trouve des produits mixtes dans les ganglions lymphatiques, un mélange de tubercule, de squirrhe, de roélanose, etc.
Marche et durée. — L'écrouelle ganglionnaire a généralement une marche lente. Il n'est j)as rare, dans la scrofule l»énigne ou de moyenne gravité, de voir se dérouler successivement 4es accidents de plus en plus avancés de la scrofule,
et ces accidents accomplir toutes leurs périodes pendant que l'engorgement ganglionnaire reste là, ne faisant que des progrès fort lents.
Considéré au point de vue topographique, Tengorgement strumeux des ganglions lymphatiques affecte généralement une marche descendante : il commence par les régions sous-maxillaires et parotidiennes, et de proche en proche, au moyen des vaisseaux efférents, il s'étend aux régions cervicales latérales, puis aux ganglions claviculaires, présternal, mammaires internes, médiastinaux antérieurs, aux ganglions: axillaires et sus-épitrochléen, et enfin aux régions inguinales.
C'est une chose curieuse à voir que cette destruction suo* cessive de tout le système ganglionnaire. Le premier groupe de ganglions, la chaîne du digastrique s*enflamme et suppure pendant la durée des accidents primitifs ; le deuxième groupe, celui des ganglions sterno-mastoldiens, s*engorge et suppure pendant la durée des accidents secondaires ; le troisième groupe , formé des ganglions sous-claviculaires et axillaires, se tuméfie, se ramollit, et suppure pendant la durée des accidents tertiaires. Les cicatrices se forment ainsi successivement, de haut en bas, et se montrent sur une ou deux rangées, sur les parties latérales du cou, selon que les deux côtés ont été isolément, successivement ou simultanément envahis : vous pouvez observer, sur le même sujet , des' cicatrices blanchâtres déjà anciennes , au-dessous des cicatrices rougeàtres, de formation plus récente, et plus bas, enfin, des ouvertures fistufeuses qui conduisent à des engorgements ganglionnaires encore en voie de suppuration.
Oji trouve assez fri'rjuenjment sur les ccrouelleux (cl celte