DE LA SCROFULE PARBNCHYMATFXSB
••K :..:, plus que dans toute autre affection iieut-étrp, une ii'Uim très efficace. Les cataplasmes de ciguë, les frictions mt- jîs pommades où il entre de la cîguè et de Tiode, r itr/auent puissamment à la résorption de rengorgemenl nnmeux.
i.; acjos encore à ces moyens quelques sangsues, périodirienen: appliquées sous la mamelle engorgée, puis les bains -ii..\r*MrL îi>Iês, ou mieuK encore les bains essentiellement i^M »-L< Teau de mer ou d'eau de Kreuznach pulvérisée par 'u jorfil hydrofère de M. Mathieu (de la Drôtne).
■; r. T — De L*eNGORGEMENT SCROFQLKUX DO TRSTICULE.
■^ ^-^iâi e testiculaire, sans être commune, n est pa^
--r-.-im :rès rare; elle est spécialement caractérisée pai
. Tuiou ^u le dépôt de tubercules, soit dans Tépididj-me
• ^ nuak ie'êreDi, soit dans le parenchyme testiculaire
..-Tt-». LiAecUon tuberculeuse de l'épididyme s'observe
t:t ^«kin^i \ue celle du testicule.
* 4. is:v-^e iCToIuleux est parfois constitué par une hyper-
S' - . i.ât^iKiiyme testiculaire avec ou sans infiUralion
P^^ ::ifc-»^. wr Wkysies, des dégénérescences fibreuses ou
v^**fe^- rus*.
^'on • Il ^ 1 — U scrofule testiculaire survient spontané-
Avant ^ ». . i ^le f tt«e inflammalion Iraumatique ou b!tn- «Pf *s q . ^^^^^ j,TBtoite. Dans ce dernier cas, l'orchile Jusque les m. ^^ -.^Utiim reste gros et quelque peu doulo"- L-eczému ^^^-^x^n ^^pg pi„s «u moins long,onsf»l chutes et gén ^ ^^ ^,,^^ ^^^^^^ „^y^„^ i„aorés ou quel-
favorisent le do .^.^ ^^ ^ ^.^^^ du cordon qui tait suite » 8é.totl4.e. ^^^^ i^dbercaleux sié«ent plus (réque«-
ENGORGEMENT SCROFLLEIJX DU TESTICULE. Al 3
ment sur la tète de répididyme. Le développement de ces noyaux tuberculeux se fait le plus souvent d'une manière sourde, sans douleur; avec le temps, les noyaux grossissent et deviennent des bosselures qui rendent inégale au toucher la surface de répididyme ; ces bosselures se réunissent, et de la résulte une tumeur aplatie, indolente ou peu douloureuse lorsqu'on la comprime avec le doigt, dépassant rarement le volume d'une amande ordinaire.
La peau est d'abord mobile à la surface de cette tumeur, mais plus tard elle contracte des adhérences sur les points les plus saillants qui se sont enflammés et ont suppuré. Après révacuation des foyers purulents, il reste sur le scrotum une ou plusieurs ouvertures fistuleuses par lesquelles sort un pus séreux, contenant parfois des flocons tuberculeux, rarement du liquide spermatique. M. Gosselin, qui a fréquemment examiné au microscope, le pus des fistules testiculaires, n'y a que très rarement rencontré des spermatozoïdes -, il pense avec raison que, dans l'immense majorité des cas, il y a oblitération des tubes séminifères au voisinage des parties enflammées.
L'affection tuberculeuse des testicules a une marche fort lente ; sa durée est de plusieurs mois et même de plusieurs années; elle se termine par résolution ou se transforme en une induration fibreuse ou crétacée^ quelquefois elle persiste jusqu'à la mort du malade , qui a lieu par suite de quelque poussée tuberculeuse sur les organes des cavités splanchniques.
Caractères de la lésion. — Points jaunâtres sous forme
'•' grains dans l'épididyme ou dans le parenchyme testicu-
' (tubercule infiltré), ou bien petites masses tuberculeuses
I ule collecté) dans les mêmes organes; excavations
àià DE LA SCROFULE PARKMCBTMATBUSB.
caverneuses. Le tubercule est en dehors des tubes séaùnifëres ou contenu dans leur intérieur ; il y a atrophie du parenchyme testiculaire. On trouve, parfois des tubercules dans le canal déférent, la prostate, les vésicules séminales.
Causes. — Le testicule scrofuleux survient le plus ordinairement dans le jeune âge , rarement cependant avant répoque de la puberté. On Ta observé néanmoins sur des enfants de trois à quatre ans. On le voit se développer parfois à la suite d'une cause physique , d*un coup ou d*unc chute. D'autres fois son développement semble avoir été favorisé par une ou plusieurs orchites blennorrhagiquea.
Sémlotlqoe. — !• Diagnostic. — Reconnaître la lésion primitive, différencier raffection,en préciser la nature, telli*s sont les trois questions qui se présentent ici, comme pour le diagnostic des affections scrofuleuses des autres organes. La lésion primitive est multiple : tantôt, en effet, la scrofule testiculaire débute par l'épididymite ou Torchite aiguè, tantôt et le plus souvent peut-être, par une dégénérescence qui, dans la plupart des cas, consiste dans la production de tube^ cules au sein de l'épididyme ou du parenchyme testiculaire.
L^épididymite et Torchite aiguës sont faciles i diagnostiquer, soit qu*elles se montrent à la suite d'une violence physique, soit qu'elles surviennent, comme cela a lieu le plus souvent, à la suite d'une blennorrhagie. Je ne m'arrêterai pas sur leur diagnostic.
La dégénérescence tuberculeuse se reconnaît par les signes physiques, la marche et l'ensemble des symptômes. Noyaux indurés de Tépididyme ou engorgement testiculaire qui donnent, au toucher, une sensation particulière, qui n'est ni celle de l'induration fibreuse ni celle du squirrhe ou de
ENGORGBMBNT SCHOFULBUX DU TESTICULE. Al 5
t eDcéphaloIde ; marche lente de la lésion ; absence de douleurs lancinantes; foyers de suppuration, puis fistules scrolales avec écoulement d^une humeur contenant des éléments tuberculeux , quelquefois, mais rarement, des spermatozoïdes. Tels sont les signes a Taide desquels il est permis de reconnaître cette lésion, qu*il ne faut pas confondre avec des tumeurs gommeuses de la même région.
L'affection n'est autre ici que Torchite chronique, qui pourrait être confondue avec la vaginalite, Thématocèle, rbfdropisie enkystée du cordon , le cirsocèle, la névralgie tesliculaire avec hypertrophie ou atrophie du parenchyme de l'organe.
C'est en tenant compte des circonstances commémoratives, eo appréciant a leur juste valeur les caractères objectifs de l'engorgement scrofuleux du testicule, en prenant en considération la marche, la durée de cette affection, etc., que Ton parviendra a éviter toute erreur.
Il ne nous reste plus que le diagnostic de la nature. L'engorgement est-il cancéreux, scrofuleux, arthritique, syphililique, simplement inflammatoire, etc. ?
Lorsqu'il est clairement établi que l'induration de Tépididyme ou du testicule est produite par une infiltration ou par un dépôt de tubercules, la nature de l'affection n'est pas douteuse : c est à la scrofule que l'on a affaire.
Est-ce i dire, pour cela, que le tubercule du testicule ne se produit jamais dans la phthisie essentielle, qui est la diathése tuberculeuse? Si je professais une pareille manière de voir, les faits ne tarderaient pas à me prouver que je suis dans l'erreur. Ce qu'il y a de vrai, c'est que le tubercule, qui constitue véritablement une affection en voie d'évolution, qui débute primitivement par le testicule, a pour principe la
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dialhèse scroruleuse, tandis que le tubercule lesliculaire,qui se montre dans la phthisie essentielle, n*est qu'une simple lésion, un phénomène purement anatomique survenant dans les dernières périodes de la maladie, lésion que le hasard seul vient le plus ordinairement nous révéler pendant les recherches cadavériques.
Mais le testicule scrofuleux n'est pas, dans tous les cas, exclusivement formé par du tubercule; il peut être composé de tissu Qbreux ou fibro-plastique, de produits mixtes, constitué par une véritable hypertrophie de la glande. Comment dès lors reconnaître sa nature? On arrive au diagnostic par exclusion et en tenant compte des antécédents du sujet et des affections concomitantes.
Le testicule cancéreux est dur, bosselé ; il devient bientôt le siège de douleurs lancinantes, etc.
Le testicule syphilitique est indolore, même par la pression ; on sent des indurations inégales, des duretés partielles sur la tunique albuginée, etc.
Mais faut-il, à l'exemple de Curling et d'un grand nombre de pathologistes anglais, admettre une orchite chronique, simplement inflammatoire, anatomiquement caractérisée par un dépôt de substance jaunâtre fibrillaire, dans répididyme ou dans le parenchyme testiculaire? Adopterons-nous plutôt l'opinion du savant et judicieux traducteur de Curling, qui est disposé à voir, dans cette orchite chronique des chirurgiens d'outre-mer, une affection de nature syphilitique, parce qu'elle cède facilement aux frictions mercurielles et i l'emploi de riodure de potassium à Tintérieur?
Il n'y a pour nous d'orchite simplement inflammatoire que l'orchite traumatique, et ce n'est pas de celle-là qu'il s'agit ; c'est d'une orchite chronique spontanée.
ENGORGEMENT SCROFULEUX DU TESTICULE. Al?
Je crois qu'à celle orchi te chronique, de nature inconnue, il faut non-seulement rattacher, avec M. Gosselin, des orchites de nature syphilitique, mais bien plus souvent encore des orchites de nature arthritique, c'est-à-dire rhumatismale ou goutteuse.
J*ai dernièrement donné des soins à un malade qui avait été traité longtemps par l'un de nos chirurgiens les plus distingués, pour une affection tuberculeuse des testicules. Hodure de potassium et les autres moyens employés avaient complètement échoué. J'ai conseillé les alcalins à l'intérieur, des frictions avec la pommade de ciguë et les bains à rhydrofère, qui ont amené très promptement une diminution remarquable dans le volume des tumeurs.
On pourra soupçonner le caractère arthritique d'un engorgement chronique du testicule si le sujet n'offre aucun des traits de la constitution écrouelleuse, si, au contraire, il a été atteint d'affections rhumatismales ou de quelque autre accident de l'arthritis, si l'engorgement est accompagné de Yaricosités du scrotum ou du cordon testiculaire, si les tumeurs sont dures, sans inégalités, douloureuses à la pression ; si même, sans être comprimé, l'engorgement est le siège de douleurs vagues, passagères, parfois très vives et analogues aux douleurs rhumatismales ; si enfin cet engorgement a été précédé ou est accompagné d'eczéma, de furoncles, de sycosis du scrotum.
2* Pronostic. — L'engorgement scrofuleux du testicule compromet gravement l'organe affecté, et doit être considéré comme une lésion toujours fâcheuse. Cependant, malgré sa marche lente et sa longue durée, on peut toujours espérer en obtenir la résolution -, aussi doit-on blâmer la conduite des chirurgiens qui se hâtent de pratiquer la castration pour
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des affections serofuleuses du testicule sans attendre la destruction ou la dégénérescence complète de l'organe.
Thérapeatlque. — L'huile de morue, Tiodure de potassium et la ciguô sont les trois agents que je donne i l'iotérieur dans le traitement de Tengorgement scrofuleux du testicule.
Le traitement externe consiste dans les frictions avec li pommade de ciguô ou d^iodure de potassium et d*iode. On peut aussi, avec avantage, badigeonner le scrotum tous les trois ou quatre jours avec la teinture d'iode. Je fais faire des injections iodées dans les trajets fistuleux; j'ordonne des bains alcalins, salés ou sulfureux. Les bains de Kreuznach ou d'eau de mer pulvérisée par l'appareil hydrofère sont appelés à rendre de grands services dans le traitement de cette affection. La castration doit être réservée pour le très petit nombre de cas où l'affection tuberculeuse aurait envahi le testicule en totalité, et fournirait une suppuration assez abondante pour menacer la vie du sujet.
ART. IIL — DE LA PËRISPLANCHNITE SCROFULBUSE.
ÏSLi^fe\le périsplanchnite scrofuleuse ou tuberculeuseï'vàflammation générale du système séreux, caractérisée par la production de tubercules miliaires innombrables à la surface des organes contenus dans les trois cavités splanchniques.
Cette affection a été décrite sous le nom de tuberctdisa- Uon générale aiguës de diathèse tuberadeuse généralisée MM. Rilliet et Barlhez l'ont envisagée comme une modalité syraptomatique, commune à toutes les affections tuberculeuses de l'enfance, à marche aiguë, et eu ont admis deux variétés, la fébrile simple et la typhoïde.
PÉRISPLAMCHNITE 8CH0FULEU8E. 419'
II est possible que, chez les enfants, les phénomènes sympathiques étant plus nombreux et plus facilement éveillés que chez l'adulte, il soit difficile, au milieu de cet appareil symptomalique, de trouver la lésion principale à laquelle se rattache tout cet ensemble de désordres fonctionnels ; nous croyons cependant qu'avec de l'attention, une étude sérieuse des signes physiques et en tenant compte du début et de la marche de Taffection, on peut arriver à préciser le siège de la lésion chez les enfants aussi bien que chez les adultes, quand cette lésion se localise tout entière sur un organe ou sur un seul appareil.
Mais, dans la périsplanchnite, le diagnostic est plus difficile et ne peut être que soupçonné, parce que la lésion est éparpillée partout, et qu'aucun appareil n'est plus spécialement endommagé.
J'ai observé trois ou quatre cas de cette maladie, et c'est d'après ces faits que je me crois autorisé à en donner une description succincte.
Symptômes et signes. — La périsplanchnite est ordinairement précédée de phénomènes précurseurs. II y a, depuis un temps plus ou moins long, du malaise, de l'abattement, de l'anorexie, parfois de la diarrhée. Le début de l'affection est marqué par une fièvre plus ou moins intense. A partir de ce moment, le malade prend le lit et ne le quitte plus. L'ensemble des symptômes et la marche de la maladie font croire à l'existence d'une fièvre continue. Toutefois, l'absence de stupeur et de taches lenticulaires, l'absence des divers riies qui se perçoivent à l'auscultation dès les premières périodes de la fièvre typhoïde, et, d'un autre côté, l'existence d'une anxiété remarquable» l'agitation , un malaise inexprimable, de la sensibilité à la pression sur tous les
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points des parois abdominales, une légère résonnance égopbonique perçue sur les deux côtés du thorax, tels sont les signes qui peuvent éclairer le praticien dans ces cas si obscurs de diagnostic.
Cette affection dure de quinze jours à trois semaines; elle se termine probablement toujours d'une manière fatale. Je dis probablement, parce que si le malade que l'on aurait cru atteint de cette affection avait été assez heureux pour en guérir, il resterait toujours à se demander si une erreur n'a pas été commise dans le diagnostic.
Caractères de la lésion. — On trouve, à l'autopsie, une innombrable quantité de tubercules miliaires répandus à la surface de la plèvre et du péritoine. Les poumons, le foie, la rate, Tintestiui en sont parsemés à Textérieur. En outre, la séreuse a perdu son poli, elle est partout ridée et çà et là tapissée de pseudo -membranes granuleuses qui se confondent avec les tubercules miliaires. On trouve sur l'encéphale les caractères anatomiques de la méningite simple ou de la méningite tuberculeuse.
Pronostic. Traitement. — Inutile de dire que le pronostic est ici des plus graves, et que la thérapeutique est abandon* née à la seule inspiration du praticien, qui ne peut faire que la médecine du symptôme.