‹ Leçons théoriques et cliniques sur la scrofuleChapitre 17 sur 153 · PARTIE N0S0GKAP111QUË4 àO · texte numérisé non relu

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flétrie, plissée, accolée aux os ; d'autres fois, il y a un état d anasarque, de subinfiltration séreuse générale.

Quelle est la nature des altérations viscérales propres à la dartre, et comment les distinguer des lésions d'origine scrofuleuse ou syphilitique ?

La fausse direction imprimée de nos jours aux recherches d'anatomie pathologique est cause que tout est encore à faire sur cet intéressant sujet.

§ 4. Arthritis.

N'oublions pas que, sous la dénomination d'arthritis, nous réunissons deux entités pathologiques voisines l'une de l'autre, la goutte et le rhumatisme, entités distinctes, mais qui ont été cependant confondues par des hommes d'un incontestable mérite (1).

L'arthritis, à l'instar de la scrofule et de la syphilis, peut aussi être soumise à la division en quatre périodes. Elle s'y prête même plus naturellement que la dartre.

Première période. — La première période de l'arthritis est caractérisée par des affections légères, superficielles, temporaires des membranes muqueuses et de la peau, et plus particulièrement des membranes muqueuses. On doit rapporter à l'arthritis beaucoup de coryza, d'angines, de bronchites , certaines éruptions aphtheuses e\ac?i.éiques, des ophthalmies spéciales et quelques pseudo-exanthèmes parmi lesquels nous distinguerons surtout le zona, Yurticaire, puis le furoncle et \' anthrax, Yérythème noueux.

Les affections cutanées, de nature arthritique, s'observent

(1) J'ai dit plus haut qu'aujourd'hui je ne voyais dans la goutte et le rhumatisme que deux formes différentes d'une seule et môme maladie, Varlhritis.

surtout au printemps et pendant l'été, provoquées par le soleil et le grand air ; les affections catarrhales se remarquent plus particulièrement à l'automne et pendant l'hiver.

On voit quelquefois les catarrhes arthritiques alterner avec des éruptions pityriasiques, lichénoïdes, ou des plaques d'eczéma circonscrit, généralement peu suintantes.

Deuxième période. — Les affections tégumentaires se prononcent davantage. L'œil exercé peut saisir dans les éruptions cutanées des caractères spécifiques qui leur sont propres: une certaine coloration bleuâtre des téguments qui les entourent, la dilatation des capillaires, quelquefois des varices, la douleur pongitive, lancinante, qui accompagne chacun des éléments éruptifs, la rareté'de la sécrétion dans les dartres humides, etc.

Mais des affections pathognomoniques surviennent aussi dans le cours de cette seconde période, je veux parler des attaques de goutte aiguë, de rhumatisme articulaire aigu avec tous les symptômes des phlegmasies les plus franchement inflammatoires, fièvre, urines briquetées, augmentation proportionnelle de la fibrine du sang. Dans l'intervalle des attaques, on observe les rhumatalgies , qui se produisent chez les. rhumatisants, avec tant de facilité, sous la plus légère impression de froid, les crampes et les contractur es d'origine rhumatismale.

Dans le cours de ces deux périodes de l'arthritis, et même avant l'apparition des affections cutanées ou muqueuses, surviennent aussi des phlegmasies des trois grandes cavités, qui ont parfaitement le caractère et la marche de toutes les affections arthritiques.

Troisième période.—- Dans la troisième période de l'arthritis, les affections articulaires deviennent fixes et se géné-

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